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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°68 Breuklijnen

Février – Februari 2013
mercredi 6 mars 2013 par J.V.

[marron]E N   P R I S O N[/marron]


- [vert]Guantanamo en bref[/vert]

[bleu marine]Il y a 11 ans[/bleu marine] les premiers détenus arrivèrent au centre de détention américain de Guantanamo Bay, à Cuba.

[bleu marine]779 personnes[/bleu marine] y ont été détenues, la plupart sans inculpation ni jugement.

Plus de [bleu marine]150 hommes[/bleu marine] y sont encore incarcérés.

Au moins [bleu marine]12 détenus[/bleu marine] avaient moins de [bleu marine]18 ans[/bleu marine] lors de leur incarcération.

Le gouvernement Obama a fait savoir en 2010 que 48 détenus ne seraient ni libérés, ni jugés, mais [bleu marine]maintenus en détention illimitée à Guantanamo[/bleu marine].

[bleu marine]Six [/bleu marine] détenus encourent actuellement la [bleu marine]peine de mort[/bleu marine].

[bleu marine]Neuf[/bleu marine] détenus sont [bleu marine]morts[/bleu marine] entre les mains des Etats-Unis.

Près de [bleu marine]600[/bleu marine] détenus ont été transférés du centre de détention vers d’[bleu marine]autres pays[/bleu marine] depuis 2002.

[bleu marine]Pourquoi Musaab Omar Al Madhwani a-t-il passé 10 ans à Guantanamo sans savoir ce que serait son sort ?[/bleu marine]

Les services de sécurité pakistanais ont arrêté Musaab Omar Al Madhwani à Karachi le 11 septembre 2002. Ceux qui l’ont interpellé l’ont, dit-il, ligoté, lui ont bandé les yeux, ont pris un fusil pour le frapper et l’ont menacé de mort.

Cinq jours plus tard environ, il a été remis aux forces américaines et emmené en avion en Afghanistan, où il passé environ un mois dans un centre de détention secret géré par les Etats-Unis à Kaboul, ou dans les environs. Il dit avoir été torturé et avoir subi divers mauvais traitements, dont la privation de sommeil, avoir été contraint de prendre des positions douloureuses et avoir été aspergé d’eau froide.

Fin octobre 2002, Musaab Omar Al Madhwani a été envoyé à Guantanamo. Auparavant, il avait été détenu illégalement pendant cinq jours sur la base aérienne américaine de Bagram, où il aurait de nouveau subi des mauvais traitements.

Aujourd’hui âgé de 32 ans, ce ressortissant yéménite a déjà passé près du tiers de son existence dans le camp de détention américain de Guantanamo. La requête en habeas corpus de Musaab Al Madhwani a finalement été examinée en 2010.

Aujourd’hui, plus de 10 ans après son placement en détention, il n’a toujours pas été inculpé par les Etats-Unis. Mais les autorités américaines continuent de revendiquer le droit de le maintenir en détention illimitée, invoquant leur théorie bancale de "guerre mondiale" contre Al Qaïda et les groupes connexes. Elles affirment que Musaab Al Madhwani se serait rendu en Afghanistan en 2001 pour s’y former au maniement des armes à feu dans un camp d’Al Qaïda, où il se serait associé à des membres du mouvement islamiste.

En 2010, le juge de la cour fédérale de district qui a examiné le recours formé par Musaab Al Madhwani contre sa détention a accordé au gouvernement le bénéfice du doute. Il a conclu que Musaab Al Madhwani était "au mieux, un membre d’Al Qaïda peu important" qui n’avait manifestement "jamais terminé son entraînement au maniement des armes", "jamais utilisé une arme à feu dans un combat", et jamais "planifié un complot terroriste, n’y avait jamais participé et n’en avait même jamais eu connaissance". En mai 2011, la Cour fédérale d’appel a confirmé ce jugement.

Ce même juge de la cour fédérale de district a jugé "crédibles" les allégations de Musaab Al Madhwani faisant état de mauvais traitements au cours de sa détention par les Etats-Unis en Afghanistan. Les autorités n’ont toujours pas ouvert d’enquête sur ces allégations, et ce fait constitue un manquement aux obligations des Etats-Unis en vertu du droit international.

Le Fil d’Amnesty, janvier-février 2013, n° 18, p. 10
 

- [vert]Belgique : dood van Jonathan Jacob in de gevangenis van Mortsel[/vert]

De zaak Jonathan Jacob "duidt op het fundamentele probleem dat onze samenleving, in het bijzonder het departement Justitie, niet goed omgaat met personen met psychische problemen" en "toont ten overvloede aan dat de rechtspleging op de gedwongen opname haar doel voorbijschiet."

"In België is er nood aan een geestelijke gezondheidszorg die de patiënt en zijn familie centraal stelt en waarbij alle actoren van de hulpverlening op elkaar afgestemd zijn en met elkaar communiceren om tot een optimaal werkende hulpverlening te komen.

Al in 2009 kondigde toenmalig minister van Volksgezondheid Laurette Onkelinx (PS) aan over te gaan tot de uitbouw van mobiele crisisteams. Als een psychiatrische patiënt thuis of op straat in een crisissituatie terechtkomt, zouden zij moeten ingeschakeld worden op een manier die het aantal gedwongen opnames doet dalen. Vier jaar na datum stellen we vast dat van al die aankondigingspolitiek weinig in huis is gekomen"

Abderrahim Mahlali in De Standaard van 27 februari 2013
 

- [vert]Belgique : beaucoup plus dangereux à leur sortie de prison…[/vert]

La surpopulation est surtout énorme en maison d’arrêt, où sont incarcérés les suspects qui n’ont pas encore été condamnés. Et qui sont donc présumés innocents. Plus d’un tiers (entre 35 et 40%) des places de prison sont occupées par des personnes en détention préventive. Chaque année, 350 d’entre elles font pourtant l’objet d’une détention préventive "inopérante" et sont donc innocentées. Mais les dégâts sont irréversibles…

Pour l’Association des visiteurs de prison francophones, la détention préventive pose question. Quelques jours suffisent pour être à jamais marqué par l’incarcération. C’est ce qu’a vécu "Arthur", cassé moralement après sept jours en préventive. A son visiteur, il a raconté son arrestation, sans ménagement, sur son lieu de travail ; son interrogatoire ; la fouille à corps, à la prison de Forest, "qui le révolte et l’humilie tellement" ; l’isolement en cellule, l’odeur, les bruits, les barreaux… "C’est affreux". Suivent la peur, la colère, l’inquiétude. "Arthur" reste une semaine en prison ; son employeur le licencie ; il se retrouve, sans ressources, dépendant de sa compagne. Sept ans plus tard, complètement brisé, il attend toujours son procès.

A côté de ces détenus détruits par un court passage en cellule, d’autres sont dans le même temps façonnés par les mauvaises habitudes carcérales et la fréquentation de gros caïds. Ils mettent leur temps de détention à profit pour passer de délinquant à bandit, témoignent les visiteurs de prison. L’exemple de ce garçon de 20 ans, resté quatre mois et demi en préventive, est édifiant. Ce jeune sous contrat d’apprentissage a été arrêté après un vol commis dans une grande surface. Pendant son séjour carcéral, il a tout appris : comment forcer une serrure, organiser un casse, se procurer de la drogue, à quel prix, comment et où la revendre, acheter et manier des armes…Il a surtout un carnet d’adresses formidable et plein d’amis qui veulent l’aider, se vante-t-il. Et un objectif dans la vie : gagner de l’argent facile et "ne pas retourner à sa situation minable" d’avant la prison.

Les petits délinquants, arrêtés pour la première fois, pourraient être pris en charge plus efficacement à l’extérieur qu’en prison, estime l’association des visiteurs. Ce choix désemplirait significativement nos prisons surpeuplées, ajoutent les visiteurs de prison. Mais il est à contre-sens des décisions politiques très sécuritaires prises ces derniers temps.

Annick Hovine, présidente de l’Association des visiteurs francophones de Belgique,
in La Libre Belgique du 21 février 2013
 

[marron]SENATOREN OPENEN OBAMA’S BEERPUT[/marron]

of "targeted killings" vanuit moreel oogpunt…
 

Weinigen, zeggen ingewijden, genieten zozeer het vertrouwen van de president als de 57-jarige gewezen geheim agent John Brennan. Zij zien in hem de man die Barack Obama omschoolde van verheven idealist tot het evenbeeld van George Bush junior, van een presidentskandidaat die de ontvoering en foltering van terreurverdachten door de CIA scherp veroordeelde, tot een president die een ’oorlog tegen de terreur’ voert op weinig stabiel juridische – laat staan morele – basis.

Brennan is de architect van Obama’s in geheimhouding gehulde beleid van targeted killings : het gericht doden van terreurverdachten door het gebruik van drones, onbemande vliegtuigjes. Hij stelt de lijst met mogelijke doelwitten – de kill list – op en de president vinkt de uitverkorenen aan. Geen enkele Amerikaanse president is ooit zo ver gegaan.

Nu wil Obama Brennan belonen door hem tot directeur van de CIA te benoemen. Opmerkelijk, te meer omdat Brennan vier jaar geleden zijn kandidatuur moest intrekken door de kritiek op zijn rol als verdediger van de wanpraktijken van de geheime dienst ten tijde van Bush. De senatoren maken dan ook gretig gebruik van het feit dat zij Brennans benoeming moeten goedkeuren, om Obama’s beerput open te leggen.

Maandag 4 februari onthulde tv-zender NBC een document uit 2011 waarin de juridische dienst van het Witte Huis de wettelijke grondslag van drone-aanslagen uiteenzet. Die juridische argumentatie was door Obama altijd angstvallig achter slot en grendel gehouden.

De inzet van onbemande vliegtuigjes om tegenstanders uit te schakelen, is onder Obama danig gestegen. Zodanig dat de Verenigde Naties eind januari een onderzoek openden naar drone-aanslagen van de CIA en het Amerikaanse leger in Pakistan, Jemen en Somalië. Vooral de aanslagen van de CIA zijn controversieel omdat de inlichtingendienst geen erkende militaire macht is.

Volgens Brennan treffen de drones hun doelwitten echter met ’verbluffende precisie’, waardoor ze ’het gevaar voor Amerikaanse militairen en onschuldige burgers aanzienlijk verminderen’.

Critici wijzen echter op de vele onschuldige slechtoffers – onder wie kinderen – van de drones.

Obama’s woordvoerder Jay Carnay noemde de targeted killings, het gericht uitschakelen van verdachten, dan weer ’wettelijk, ethisch en verstandig’.

In de door NBC gepubliceerde notitie staan de drie voorwaarden opgesomd die volgens de juristen van het Witte Huis moeten vervuld zijn voor een drone-aanval. Ten eerste moet de geviseerde verdachte door een goed geïnformeerd, hooggeplaatst lid van de Amerikaanse regering worden gezien als een onmiddellijk gevaar voor een aanslag tegen de VS. Ten tweede moet het onmogelijk zijn hem te arresteren en ten derde moet de aanslag uitgevoerd worden conform de principes van het oorlogsrecht.

Donderdag 7 februari kreeg de Senaatscommissie dus inzage in de geheime verantwoording van Obama’s drone-beleid. Dat volstaat allicht om Brennans benoeming tot directeur van het Central Intelligence Agency te redden. Voor mensenrechtenorganisaties is die verre van voldoende. Obama, stellen ze, moet het internationaal recht respecteren en de targeted killings stopzetten.

Samenvatting van een artikel van Evita Neefs
in De Standaard van 8 februari
 
De kerk moet eraan worden herinnerd dat zij noch de baas, noch de dienaar is van de staat. Zij moet vooral het geweten zijn van de staat. Ze moet gids zijn en criticus van de staat, en nooit een instrument ervan. Als de kerk haar profetische ijver niet herwint, wordt zij een irrelevante sociale club zonder morele of geestelijke autoriteit.
Martin Luther King, Jr.
 

[marron]EN BREF – IN’T KORT[/marron]

- [bleu marine]Comboni missionaris Franco Laudani is op 2 januari jl. gearresteerd en mishandeld[/bleu marine] door soldaten van het regeringsleger. Laudani zet zich al jaren in voor de rechten van de pygmeebevolking in het bisdom Wamba in oostelijk Congo. Het incident vond plaats nadat hij aan het militaire commando tekst en uitleg had gevraagd over de arrestatie van enkele pygmeeën. Het bisdom telt ongeveer 600.000 inwoners, waaronder 40.000 pygmeeën. De Congolese Bisschoppenconferentie heeft op haar website de mishandeling van pater Laudani aangeklaagd. [mauve fonce](Agenzia Fides)[/mauve fonce]

- [bleu marine]Bruxelles propose une taxe ’Tobin’[/bleu marine]. Devant l’impossibilité de convaincre l’ensemble des 27 pays à y participer, 11 pays – France, Allemagne, Belgique, Portugal, Slovénie, Autriche, Grèce, Italie, Espagne, Slovaquie et Estonie – veulent mettre en œuvre une taxe sur les transactions financières (TTF). Cette taxe devrait générer des recettes de l’ordre de 30 à 35 milliards d’euros par an. On espérait que ces recettes profitent surtout aux pays du tiers monde, mais ce n’est pas encore sûr…

- Mark Elchardus en zijn onderzoeksteam deden onderzoek naar [bleu marine]de tolerantie van Gentse en Antwerpse jongeren[/bleu marine]. Één derde van de ondervraagde niet-moslims bleek negatief tot zeer negatief te staan tegenover de islam. Één op drie Vlaamse jongeren heeft moeite met twee kussende mannen. Geweld tegen homo’s wordt door één op vier moslim-ondervraagden als toelaatbaar gezien. [mauve fonce]Nieuwsbrief NRH 52 (15-02-2013) KMS secretariaat[/mauve fonce]

- Une semaine avant l’installation officielle du nouveau président de Chine, Xi Jinping, [bleu marine]un groupe d’intellectuels chinois[/bleu marine] a lancé une [bleu marine]pétition[/bleu marine] demandant au gouvernement de s’engager davantage en faveur des libertés politiques et personnelles. Plus d’une centaine de journalistes, avocats et professeurs ont déjà signé.

- [bleu marine]België is drugsparadijs[/bleu marine]. In ons land zijn de ’zuiverste’ en ’goedkoopste’ drugs beschikbaar. België fungeert als verdeelcentrum voor Europa. Cela ressort du "Rapport 2013" d’Europol et du Centre européen des drogues et de la toxicodépendance [mauve fonce](EMCDDA= European Monitoring Centre for Drugs and Drug Adduction )[/mauve fonce]

- [bleu marine]24 maart : VN-dag voor het Recht op Waarheid[/bleu marine]

De Verenigde Naties hebben 24 maart uitgeroepen tot Dag van het Recht op Waarheid over grove schendingen van de Mensenrechten en voor de Waardigheid van de Slachtoffers. De dag is uitgekozen ter ere van mgr. Óscar Arnulfo Romero, aartsbisschop van San Salvador, die op 24 maart 1980 werd vermoord.

- [bleu marine]24/3 : Journée des NU du Droit à la Vérité [/bleu marine]

Les Nations Unies ont proclamé le 24 mars comme Journée mondial du Droit à la Vérité sur les graves Violations des Droits de l’homme et de la Dignité des Victimes. Cette date fut choisie en l’honneur de Mgr Óscar Arnulfo Romero, archevêque de San Salvador, qui fut assassiné le 24 mars 1980.


Compilateur/compositeur responsable : Jef Vleugels, rue Charles Degroux 118 – B-1040 Bruxelles


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