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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°73 Breuklijnen

Juillet - Juli 2013
jeudi 22 août 2013 par J.V.

  COUP DE FORCE ET PRINTEMPS ARABE

Ce qui s’est passé au Caire dans la nuit du 3 au 4 juillet 2013 fera date. Pour l’Egypte elle-même, pour le Printemps arabe et, peut-être – qui sait ? – pour le reste du monde.

Cette nuit-là, l’armée, sans laquelle, en Egypte, depuis juillet 1952 – soixante et un ans ! – aucun changement politique d’envergure n’est possible, est de nouveau sortie de ses casernes : répondant au bruyant appel de plusieurs millions d’Egyptiens, elle a chassé du pouvoir, sans ménagement, les islamistes – personnifiés par Mohamed Morsi -, qui l’avaient conquis par les urnes il y a tout juste un an.

Ayant obtenu le départ du premier président démocratiquement élu de leur histoire contemporaine, ces Egyptiens affirment qu’ils ont accompli, le 3 juillet, une nouvelle révolution !

Ce qu’ils ont accompli était populaire, sanctionnait l’échec patent du pouvoir islamiste. Mais c’était un coup de force.

O

Elu président de la République à la faveur d’un scrutin pluraliste, Mohamed Morsi avait déclaré qu’il serait le « président de tous les Egyptiens », mais s’est comporté comme le serviteur de sa confrérie, les Frères musulmans, avec pour mission principale de les installer au pouvoir, d’en parfaire pour eux la conquête.

Opprimée depuis sa création, en 1928, la confrérie a, dès son arrivée aux affaires, fait preuve de sectarisme et d’incompétence, suscitant l’hostilité, voire le rejet d’une majorité d’Egyptiens.

Les militaires s’en sont prévalus pour intervenir contre Morsi et contra des islamistes drapés dans leur « légitimité démocratique » – « nous sommes au pouvoir parce que nous avons été élus ».

Pour réel qu’il soit, l’argument est trop court.

La vraie signification, les conséquences à court et moyen termes de ce qui s’est passé au Caire dans la nuit du 3 au 4 juillet 2013, vont se préciser peu à peu : beaucoup dépendra de ce que feront les islamistes en réaction à leur éviction. Qui les soutiendra et jusqu’à quel point ? Quelle sera l’attitude des salafistes ? Qui utilisera la violence ?

Mais, je constate, non sans étonnement, que le coup de force n’a été stigmatisé par (presque) personne et que nul n’a volé au secours des évincés.

Il ne fait aucun doute en tout cas qu’il s’agit là d’un tournant historique : s’est ouvert le 4 juillet un nouveau chapitre de l’histoire égyptienne et a débuté la deuxième phase du Printemps arabo-africain.

O

L’expérience des deux années écoulées a révélé que les islamistes arabo-africains sont, pour l’heure, inaptes à l’exercice du pouvoir. Ils sont disqualifiés, et l’on ne peut leur confier la responsabilité ni d’un Etat, ni même d’un gouvernement.

Béchir Ben Yahmed, Ce que je crois,
in Jeune Afrique, n° 2739 du 7 au 13 juillet 2013
 


Eerste boodschap van paus Franciscus aan de leiders van de economische grootmachten :
 
« Geld en andere politieke en economische middelen zijn er om te dienen, niet om te heersen. »

"De bekommernis over het materiële en spirituele welzijn van elk persoon is het vertrekpunt voor iedere politieke en economische oplossing en de ultieme maatstaf van efficiënt en ethisch verantwoord handelen.

Brief van de paus aan Eerste minister David Cameron,
huidig voorzitter van de G8
(juni 2013)

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