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Lignes de fracture N°76 Breuklijnen

Octobre-Novembre // Oktober-November 2013
samedi 30 novembre 2013 par J.V.

  ECONOOM WORDT VOORZITTER VAN PAX CHRISTI VLAANDEREN

De Vlaams-Brabantse econoom en professor aan de Universiteit Antwerpen Michel De Samblanx werd zaterdagmorgen benoemd tot nieuwe voorzitter van de vredesbeweging Pax Christi Vlaanderen. Hij volgt de West-Vlaamse priester Jo Hanssens op, die de afgelopen 9 jaar voorzitter was. Een professor toegepaste economie aan het hoofd van een vredesbeweging lijkt een opmerkelijke keuze. Maar De Samblanx is al enkele jaren in de vredesbeweging actief en verdiende eerder al zijn sporen in de strijd tegen fraude en mensenhandel.

Michel De Samblanx : “Ik ben hoofddocent aan de Faculteit Economische Wetenschappen van de Universiteit Antwerpen en academisch directeur van de Antwerpse Management School, een postuniversitaire opleiding in Antwerpen. Ik was geruime tijd lid van ‘Economen voor de vrede’, een vereniging die al voor de rakettencrisis van de jaren 1980 werd opgericht. Zo kwam ik in contact met de vredesbeweging Pax Christi. Sinds vijf jaar zetel ik in de financiële commissie en sinds 2010 ook in de raad van bestuur van Pax Christi Vlaanderen.

De Samblanx verdiende zijn sporen in de fraudebestrijding : “Zo leerde ik van dichtbij de problematiek kennen van de mensenhandel, uitbuiting, prostitutie, illegale tewerkstelling en de uitbuiting van huispersoneel, ook in ons land. En zo leerde ik ook zuster Jeanne Devos kennen, de promotor van de rechten van huispersoneel. Als nieuwe voorzitter wil ik in eerste instantie de sterke punten van Pax Christi versterken, zoals de expertise over het Midden-Oosten en Oost-Congo, de werking met betrekking tot vredeseducatie en de jaarlijks terugkerende Vredesweek. Anderzijds wil ik ook aandacht vragen voor het toenemende geweld in onze eigen samenleving. Denk maar aan de recente agressie tegen toevallige voorbijgangers, agenten en buschauffeurs, het geweld tegen maatschappelijk zwakkeren zoals daklozen, vreemdelingen of vluchtelingen. Ik wil eveneens de discussie aanzwengelen over de inzet van onze Belgische militairen in vredesoperaties. Dit kan niet langer de beslissing zijn van de regeringskern. Wij vragen een breder maatschappelijke draagvlak. Zelfs met de zogenaamde vredeshandhaving moet omzichtig worden omgesprongen.”

De nieuwe voorzitter onderstreept dat het een hele uitdaging is om de charismatische Jo Hanssens, die in de vredesbeweging verankerd is, op te volgen. “Wij zijn hem bijzonder dankbaar. Ik hoop met kleine stappen handen te geven aan vrede. Met een klein vlammetje hoop ik een vredeskaars aan te steken, die de vrede als een lopend vuurtje kan verspreiden.”

(Kerknet 23-11-2013)

  LES RADIOS DE PAIX

L’information qui domine le monde est, surtout narrative. Elle raconte les réalités tragiques du monde. Centrée sur les atrocités et les dysfonctionnements, cette information favorise davantage la répétition des situations qu’elle ne facilite l’évolution des comportements. Ainsi encapsulée dans « la guerre » quotidienne, l’information participe à l’enfermement de l’humanité dans ses terribles pires.

Si tu veux la paix, prépare la paix

Le Rwanda nous a offert un exemple de cette mécanique avec la radio des Mille Collines, véritable force médiatique, supplétive des massacres à la fin du XXe siècle. La Radio Agatashya (Hirondelle), créée à l’initiative de RSF (ndlr. Reporters Sans Frontières), puis développée par quelques journalistes suisses pour installer une radio de paix dans un contexte de conflit ouvert, a fait entendre son contrepoint positif.

Ces mêmes journalistes, décidant de poursuivre leur action par le biais d’une fondation, l’ont nommée Hirondelle : elle produit et diffuse une information rigoureuse, utile, indépendante, non partisane, aux populations qui en secteurs de guerre ou de grave crise, en sont privées. Une information destinée à leur permettre de reprendre en mains leur destin.

Radio Okapi, lancée en 2002 en République démocratique du Congo (RDC) - à la demande de l’ONU - par la Fondation Hirondelle, participe de ce mouvement médiatique de fond. Elle est animée par 220 femmes et hommes associant avec rigueur leurs pratiques professionnelles et une implication dans la construction de leur avenir. Avec 20 millions d’auditeurs par jour, Radio Okapi est devenue la première radio du Congo, pays qui envisage sa paix, depuis quelques semaines, de manière pérenne.

C’est aussi la mission que conduit Studio Tamani, au Mali, un studio de production créé par la Fondation Hirondelle, porté par une vingtaine de journalistes enthousiastes. (Le pays où ont été assassinés Ghislaine Dupont et Claude Verlon, de RFI. Ghislaine Dupont avait assumé la rédaction en chef de Radio Okapi, à ses débuts.)

Médias, urgence de Futur

Personne ne peut douter du rôle des médias dans la construction des sociétés. Les modèles sociaux et culturels se propageraient-ils avec une telle rapidité, sans leur action ? La globalisation du monde aurait-elle pu se faire sans les médias ? Personne ne doute non plus, du rôle des médias et de l’information de paix en zones de conflits ouverts. Allez en RDC, évoquez Radio Okapi, vous découvrirez ce qu’est un instrument médiatique reconnu par la population.

Lorsque le signal de cette radio disparait à Lubumbashi, le 28 octobre au matin, après l’attaque d’un casernement des Forces armées de RDC par un groupe armé, une panique envahit les esprits : Radio Okapi est le seul lien « libre », d’envergure nationale, qui les relie au monde, donc à l’espoir d’un futur amélioré. En fait, cette coupure était causée par une panne d’émetteur.

Pour beaucoup, les médias et l’information de paix appartiennent au champ de l’urgence humanitaire. Cette perception n’est pas conforme à leur pleine réalité. Ndeke Luka à Bangui ou Radio Miraya à Juba au Soudan du Sud (autres radios de la Fondation Hirondelle), sont des médias nationaux, généralistes, leaders dans leurs pays, autant pour la qualité de leurs programmes que pour leur fonction sociale : à Bangui, les auditeurs et citoyens viennent dénoncer les viols, les violences à… Nedke Luka !

Médias de paix en zones de violences paisibles ?

Ces médias si particuliers appartiennent au champ de la citoyenneté. Pour des raisons de contexte, on les dit « de paix ». Cependant, en zones policées, voire démocratiques, dans lesquelles s’expriment de multiples violences sans guerre, il n’existe pas de média de paix. Dans ces zones, l’information de masse est devenue la grande exploitante des désordres. Aussi, une mission d’urgence médiatique de paix y est-elle nécessaire.

Les médias peuvent apporter une contribution essentielle à la régulation, puis à la résolution des violences « originelles » sur lesquelles reposent, souvent, les démocraties. Il s’agit d’une urgence de paix, car ces sociétés-là influencent, par la puissante diffusion médiatique de leurs modèles : gouvernance, modes de vie, technologies, valeurs, comportements, créations artistiques, etc. Imposant et faisant rêver à la fois, elles attirent vers eux les sociétés du monde. Elles les engagent dans un futur de plus en plus partagé. Pour ce, les médias doivent apprendre à intervenir hors du champ de l’actualité événementielle, en des secteurs profonds ou émergents, dans lesquels se forge l’avenir.

Patrick Busquet est représentant national de la Fondation Hirondelle en République démocratique du Congo.

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