missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be

Feuilles vertes - Juin 2014

dimanche 1er juin 2014 par G.Verbist, mafr.
PÈLERINAGE DU PAPE FRANCOIS EN TERRE SAINTE

24 – 26 MAI 2014

Trois jours, trois pays, trois religions

Un pèlerinage à caractère œcuménique et interreligieux.

Les moments forts :

  • à Amman, la rencontre avec les réfugiés syriens ;
  • la messe à Bethléem ;
  • la rencontre œcuménique avec le patriarche Bartholomaios dans la basilique de Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Les textes qui suivent vous parlent uniquement des rencontres interreligieuses et œcuméniques.

Avec le roi de Jordanie

Pour le roi il y a un « terrain commun » fait de « respect », de volonté de « paix » et d’adoration de Dieu.

Souhaitant une nouvelle étape du dialogue entre musulmans et chrétiens, il a annoncé une troisième rencontre qui aura lieu à Rome en novembre prochain.

Il a rappelé qu’il est lui-même descendant du prophète Mahomet, pour affirmer que le « vrai esprit de l’islam » est un « islam de la paix ».

(Zénith 24.05.14)
 

Á Bethléem

Le pape a pris un lunch avec des familles chrétiennes de la bande de Gaza, du territoire Palestinien et de la région de Galilée.

Á Jérusalem

La miséricorde, la résurrection et l’unité des chrétiens

Á la Délégation apostolique a eu lieu la rencontre entre le pape et le patriarche Bartholomaios Ier. Ils ont signé une Déclaration conjointe. Dans le même salon a eu lieu la rencontre de Paul VI et Athénagoras il y a 50 ans.

Le pape s’est rendu ensuite au Saint-Sépulcre où il a pris la parole. « Nous sommes des hommes et des femmes de résurrection, non de mort. Apprenons, de ce lieu, à vivre notre vie, les souffrances de nos Églises et du monde entier à la lumière du matin de Pâques  ».

- Les plaies du Christ et la miséricorde.

En dessous du Golgotha, le pape a invité à contempler la miséricorde révélée dans la Passion du Christ : « Chaque blessure, chaque souffrance, chaque douleur, a été chargée sur ses propres épaules par le Bon Pasteur, qui s’est offert lui-même et qui, par son sacrifice, nous a ouvert le passage vers la vie éternelle. Ses plaies ouvertes sont le chemin par lequel se déverse sur le monde le torrent de sa miséricorde. »

« Ne nous laissons pas voler le fondement de notre espérance ! Ne privons pas le monde de la joyeuse annonce de la Résurrection ! ».

Ensuite il a lancé cet appel à l’unité : « Ne soyons pas sourd au puissant appel à l’unité qui résonne précisément de ce lieu, à travers les paroles de Celui qui, en tant que Ressuscité, nous appelle tous ’mes frères’ ».

« Nous devons croire que, comme la pierre du sépulcre a été renversée, de la même façon, pourront être levés tous les obstacles qui empêchent encore la pleine communion entre nous. Ce sera une grâce de la Résurrection, que nous pouvons dès aujourd’hui savourer à l’avance. » Et il a donné des exemples de ce chemin de résurrection comme le pardon, l’amour fraternel, l’espérance d’un avenir uni.

- Le charisme de Pierre.

Réfléchir ensemble pour « trouver une forme d’exercice du ministère propre de l’Évêque de Rome qui, en conformité avec sa mission, s’ouvre à une situation nouvelle et puisse être, dans le contexte actuel, un service d’amour et de communion reconnu par tous  ». Il a rappelé la force de l’ «  œcuménisme de la charité  » , en disant : « Quand des chrétiens de diverses confessions se trouvent à souffrir ensemble, les uns à côté des autres, et à s’entraider les uns les autres avec une charité fraternelle, se réalise un œcuménisme de la souffrance , se réalise l’œcuménisme du sang , qui possède une particulière efficacité non seulement pour les contextes dans lesquels il a lieu, mais aussi, en vertu de la communion des saints , pour toute l’Église. » Il a confié ce chemin à la Vierge Marie.

- Pas à pas ensemble.

La célébration de la Parole a proposé deux évangiles de la résurrection : la rencontre avec Marie-Madeleine et l’annonce de l’ange aux saintes femmes puis la venue de Pierre et de Jean au tombeau.

Après leurs homélies, le pape et le patriarche se sont embrassés avant d’aller se recueillir en silence auprès du tombeau du Christ... Avec l’assemblée, ils ont ensuite prié ensemble le Notre Père, chacun dans sa langue. Ils ont donné la bénédiction ensemble.

(Zénith 25.05.14)
 
Visite au grand mufti de Jérusalem

Ce matin du 26 mai, le pape a rendu une visite au grand mufti de Jérusalem, sur l’esplanade des mosquées, connue pour ses deux mosquées : al-Aksa, avec sa coupole noire et le ’Dôme du rocher’, à la coupole dorée et aux extraordinaires décorations bleues, dues à des artistes chrétiens syriens. Le prince Ghazi de Jordanie, artisan du dialogue interreligieux, a participé à la rencontre avec le grand mufti et avec le président du Conseil suprême musulman.

« En ce moment, ma pensée va vers la figure d’Abraham, qui vécut comme pèlerin sur ces terres. Musulmans, Chrétiens et Juifs reconnaissent en Abraham un père dans la foi et un grand exemple à imiter. Il se fit pèlerin, laissant son propre peuple, sa propre maison, pour entreprendre cette aventure spirituelle à laquelle Dieu l’appelait.... Le pèlerinage d’Abraham a été aussi un appel pour la justice : Dieu l’a voulu témoin de son agir et son imitateur. Nous aussi nous voudrions être témoins de l’agir de Dieu dans le monde et pour cela nous entendons résonner en profondeur l’appel à être artisans de paix et de justice , à demander ces dons dans la prière et à apprendre d’en-haut la miséricorde, la grandeur d’âme, la compassion.  »

« De ce lieu saint je lance un appel pressant à toutes les personnes et aux communautés qui se reconnaissent en Abraham : Respectons-nous et aimons-nous les uns les autres comme des frères et des sœurs ! Apprenons à comprendre la douleur de l’autre ! Que personne n’instrumentalise par la violence le Nom de Dieu ! Travaillons ensemble pour la justice et pour la paix ! Salam ! »

Au Mur des Lamentations

« Je suis venu prier ici et j’ai demandé au Seigneur la grâce de la paix » a écrit le pape François dans le livre d’or du Mur des Lamentations. Il s’est recueilli au Mur, faisant le geste traditionnel d’insérer une prière écrite sur un feuillet, entre les jointures des pierres du mur.

Le pape a été reçu au siège du Grand rabbinat de Jérusalem par les deux grands rabbins. Dans son allocution il a indiqué trois pistes d’action et de réflexion : « Ensemble nous pourrons donner une grande contribution à la cause de la paix  ; ensemble nous pourrons témoigner, dans un monde en rapide transformation, la signification éternelle du plan divin de la création  ; ensemble nous pourrons contrer avec fermeté toute forme d’antisémitisme et les diverses autres formes de discrimination. »

« La connaissance réciproque de notre patrimoine spirituel, l’appréciation pour ce que nous avons en commun et le respect devant ce qui nous divise, pourront servir de guide dans le développement futur de nos relations, que nous remettons entre les mains de Dieu.... Que le Seigneur nous aide à marcher avec confiance et force d’âme dans ses voies. Shalom ! ».

(Zénith.26.05.14.)
 

Le Pape François dans les pas de Paul VI

Au cœur du concile Vatican II,

cette fameuse rencontre de 1964 entre le Pape et le patriarche Athénagoras reste un enjeu crucial pour le christianisme actuel. Á l’époque, c’était la première fois depuis 525 ans que les deux responsables les plus élevés des Églises d’Orient et d’Occident parlaient et priaient ensemble. Cela fut suivi par la levée réciproque des sentences d’excommunication datant du schisme de 1054.

Ce voyage de Paul VI s’est tenu au cœur du concile Vatican II, où l’Église catholique redécouvrait les autres Églises chrétiennes. Les théologiens catholiques de Vatican II s’étaient mis à espérer la réalisation rapide de l’unité entre les Églises chrétiennes, impliquant une remise en cause de l’hypercentralisation de l’Église romaine, de sa forte hiérarchisation, de façon à promouvoir une plus grande collégialité entre les évêques, et un meilleur partage du pouvoir, dans une « Église communion ».

L’Église catholique est restée centralisée.

L’Église catholique est restée romaine, centralisée, hiérarchisée. Le dialogue avec les autres Églises patine. La grande encyclique de Jean-Paul II qui proposait de remettre en cause le pouvoir du pape pour faire avancer l’œcuménisme, n’a pas eu de retombées pratiques.

En se mettant dans les pas de Paul VI, le pape François souligne la nécessité de reprendre ce travail. Il appelle de ses vœux une plus grande synodalité du catholicisme latin. Dès son élection il a insisté sur son titre d’évêque de Rome, et non de pape. Pour l’inauguration de son pontificat, il a tenu à être accompagné par les patriarches des Églises catholiques orientales.

Urgence œcuménique.

La situation des chrétiens en Terre Sainte est aujourd’hui plus dramatique qu’en 1964. Dans ce Proche-Orient, les chrétiens paient cher le prix de leurs divisions... Ce qu’a très bien montré le synode pour les évêques du Moyen-Orient de 2010. Ce que veut leur signifier aussi le pape François par ce pèlerinage.

(Isabelle de Gaulmyn, la Croix 21.05.14.)
 

Réaction de Dominique Bargiarelli à cet article – Question d’un journaliste à Mère Térésa de Calcutta : « Selon vous, que faudrait-il changer dans l’Église ? » Réponse de Mère Térésa : « Vous et moi ».

Chrétiens en Israël : 2,1% (130 000) ; dans les Territoires Palestiniens : 1,37%. Ils sont les plus nombreux à Bethléem.

G.Verbist, mafr.
GROUPE RENCONTRE
 

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 65 / 568721

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Belgique  Suivre la vie du site Dialogue   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.21 + AHUNTSIC

Creative Commons License