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Lignes de fracture N°83 Breuklijnen

Juin - Juni 2014
mardi 1er juillet 2014 par J.V.

 IMMIGRATION

L’immigration en Belgique : un bilan économique positif et la nécessité de modifier notre législation

Un bilan positif

L’immigration en Belgique, c’est bien plus que les « dossiers à problèmes » généralement relayés par les médias et qui ne concernent qu’une minorité de personnes. La majorité des immigrés provient de pays européens ou prospères et contribue positivement à la vie économique et sociale de notre pays. Ensuite, une partie de ces immigrés ne reste sur le territoire belge que pour une durée finie, c’est-à-dire qu’une série de gens remigre (sic !) à un moment donné vers leur pays d’origine ou un autre pays du monde.

Par ailleurs, une étude conjointe de l’ULB et de l’Université d’Anvers de 2005 a démontré que le bilan économique des grandes régularisations de 1999-2000 est positif (la somme des impôts collectés par l’Etat est supérieure à la somme des allocations versées par l’Etat pour ce groupe de population). D’autres études nationales plus récentes vont dans le même sens, à savoir que l’immigration présente dans sa globalité un bilan économique positif pour la Belgique.

La régularisation médicale, un enjeu vital

Le durcissement dans l’application de la loi, depuis la crise en 2008, conduit à des situations dramatiques. Par exemple, certains immigrés, qui travaillent en Belgique d’une manière tout à fait régulière depuis plusieurs années et qui pour certains viennent de pays voisins tels que la France, ne sont pas en mesure de se soigner sur notre territoire en cas de maladie grave, c’est-à-dire là où le suivi d’un traitement médical lourd et nécessitant une interruption de travail prolongée, est d’une importance véritablement vitale pour le patient. Il est demandé à ces personnes de quitter notre territoire… Ces cas sont de plus en plus fréquents.

Trois chantiers prioritaires en matière de législation

Au-delà de la régularisation médicale, la Belgique doit aussi revoir sa position en matière d’asile – notamment pour les immigrés venant de pays en guerre – et de liberté de circulation des personnes sur son territoire.

En matière d’asile, nous avons souvent à faire à des gens abîmés (exploitation par les passeurs, agressions, viols…) et le parcours en Belgique se présente comme une longe démarche à l’issue fort incertaine.

Concernant la liberté de circulation, citons le cas d’un professeur africain, venu recevoir un titre de ’Doctor Honoris Causa’ à l’invitation d’une université belge, se retrouvant dans un centre fermé. On ne compte plus les artistes refoulés à l’entrée du territoire, alors que concerts et prestations sont prévus de longue date. Il en va de même pour des étudiants inscrits dans des écoles ou universités belges. Derrière ceci, il y a souvent une décision arbitraire, fondée sur une vague présomption de danger. Nous devons absolument clarifier et objectiver nos critères de décision !

Par ailleurs, la Belgique est régulièrement condamnée pour l’application de ses lois d’immigration et de régularisation, tous dossiers confondus !

Bénédicte Rousseau in Signes des Temps, bulletin de Pax Christi Wallonie-Bruxelles de mai-juin 2014


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