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Lignes de fracture N°83 Breuklijnen

Juin - Juni 2014
mardi 1er juillet 2014 par J.V.

  VRAGEN VAN STRATEGISCHE VISIE EN ECONOMISCHE IMPACT

Moeten we nu voor of tegen de aankoop van nieuwe gevechtsvliegtuigen zijn ? En indien voor, welk type moeten we dan kiezen ? Ik moet u het antwoord voorlopig schuldig blijven. En eigenlijk moet iedereen u het antwoord schuldig blijven want dit dossier is nog niet rijp voor beslissingen.

Er zijn nog heel veel vragen te beantwoorden, van strategische visie tot economische impact. En die antwoorden mogen niet besloten blijven bij Defensie of bij belangenorganisaties : ze moeten een echt politiek en maatschappelijk debat mogelijk maken.

Dat is nodig om twee redenen. Ten eerste gaat het om defensie, een essentieel aspect voor onze veiligheid en voor de positie van ons land op het internationale toneel. De rol die we toebedelen aan geweld en militaire interventie is in laatste instantie een kwestie van leven of dood.

Ten tweede praten we over miljarden. In tijden van budgettaire krapte moeten we goed nadenken wat we met zo’n pak overheidsmiddelen doen. Misschien moeten we die gebruiken om gevechtsvliegtuigen te kopen, maar misschien worden die zowel vanuit het oogpunt van defensie, als vanuit economisch perspectief beter voor iets anders gebruikt.

Alleen een debat met alle kaarten op tafel kan het ons leren. Het is nu vooral belangrijk dat de politieke partijen die federaal onderhandelen, dáár hun koers op richten en niet de vlucht vooruit nemen met een ondoordachte beslissing.

Tomas Baum , directeur van het Vlaams Vredesinstituut,
een onafhankelijk instituut voor vredesonderzoek bij het Vlaams Parlement
(16-06-2014)
 

 LA PRESSE AFRICAINE MALMENÉE

« Le Président a ses habitudes. Il médite. Ils le savent et pourtant ils viennent dire qu’il dormait ! » C’est ainsi qu’un responsable du gouvernement ougandais a justifié, cette semaine l’interdiction faite à une des principales chaînes de télévision du pays de suivre les activités du chef de l’Etat, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986. Le crime de nos confrères : avoir diffusé des images montrant le Président assoupi au parlement... Le responsable a accusé la chaîne NTV Uganda - qui fait partie du puissant groupe de médias indépendant Nation Media Group (comme le journal d’opposition, « The Daily Monitor ») - de « manque de professionnalisme » et « couverture biaisée ».

L’an dernier, les autorités ougandaises avaient fermé « The Daily Monitor », deux radios liées au journal, et la publication satirique « Red Pepper » pour avoir évoqué une lettre du coordonnateur des services secrets au sujet de projets d’élimination d’autorités politiques opposées à ce que le fils de Museveni succède à son père à la Présidence.

Au Nigeria aussi, on assiste à une reprise en mains de la presse par les autorités, alors que le président Jonathan et l’armée nationale sont critiqués pour leur impuissance, voire leur manque d’intérêt, à retrouver deux cents jeunes filles enlevées il y a quelques semaines par la secte islamiste Boko Haram et, plus généralement, à marquer des points contre le groupe terroriste.

Cacher ses carences

Il y a quelques jours, la NBC, organe de régulation de l’audiovisuel, a demandé à toutes les chaînes de télévision et stations de radio du pays de l’informer au moins 48 h à l’avance de la programmation de débats politiques en direct non prévus sur leur grille de programmation. Ceci afin de « contrôler des cas de plus en plus fréquents de traitement non professionnel » de l’actualité.

L’Organisation de la presse nigériane y voit une « décision odieuse et antidémocratique ». Elle s’ajoute à la saisie d’exemplaires de journaux, dans les véhicules de livraison, début juin, lors d’une « opération de sécurité » de l’armée. Certains de ces journaux (dix titres au total) venaient de publier des enquêtes embarrassantes pour les militaires.

Mais ces deux pays ne sont pas les seuls, ces derniers mois sur le continent, à vouloir couper le doigt qui montre l’inadmissible plutôt que .de mettre fin à celui-ci.

Amendes et interdictions

En décembre dernier, les députés kényans ont adopté une loi répressive sur la presse. Celle-ci donne des pouvoirs étendus à une instance de régulation dont les membres sont contrôlés par les autorités - de même que le tribunal désormais chargé de juger les organes de presse et journalistes… Ces derniers, en outre, sont désormais passibles de fortes amendes : 170000 euros pour les premiers, 4 000 pour les seconds. De quoi mettre les uns en faillite et les autres sur la paille.

Même tendance au Burundi, où le président Pierre Nkurunziza a promulgué en juin dernier une loi ’’liberticide" sur la presse, qui dénonce depuis plusieurs années des scandales de corruption, voire de subversion, au sein du pouvoir et du parti présidentiel, le CNDD-FDD. Cette loi, qui restreint la protection des sources des journalistes, interdit à ces derniers d’aborder de nombreux sujets jugés sensibles. Dix jours à peine après la promulgation de la loi, trois journalistes avaient déjà été arrêtés, tandis que le forum en ligne des lecteurs d’un journal était suspendu par les autorités.

Régression

L’Ethiopie utilise sa loi antiterroriste, adoptée en 2009, pour emprisonner, sous prétexte ’d’appui moral’ aux terroristes, des journalistes évoquant des sujets qui dérangent. Le Rwanda fait pareil avec sa loi contre la propagande en faveur du génocide. L’Afrique du Sud elle- même, depuis fin 2011, interdit aux journalistes la publication de documents secrets, après une série de révélations de presse sur la corruption de ses élites.

Si ces pays ne sont pas les seuls à museler la presse, leur évolution en la matière inquiète particulièrement dans la mesure où elle est une régression par rapport aux progrès, largement salués, qu’ils avaient accomplis pour devenir des Etats de droit.

Marie-France Cros in La Libre Belgique du 23 juin 2014
 

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