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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°84 Breuklijnen

Juillet - Juli 2014
jeudi 31 juillet 2014 par J.V.

[marron]L’OCCIDENT A DU SANG SUR LES MAINS…[/marron]

  Discours prononcé au Capitole, Washington, le 26 juin 2014 par le père Henri Boulad, sj, Directeur du Centre Culturel Jésuite d’Alexandrie (Egypte)

Oui, l’Occident a du sang sur les mains, le sang de millions d’êtres humains, parce qu’il a trahi ses valeurs et piétiné ses principes pour des intérêts bassement matériels, politiques, économiques…

Il y a vingt ans, j’écrivais un article intitulé : "[bleu] Europe, prends garde de perdre ton âme ! [/bleu]" Aujourd’hui, c’est quasiment fait. L’Occident a perdu son âme, ce qui lui a permis d’être le vecteur de la culture, de la civilisation, de l’humanisme, des valeurs spirituelles.

Ce qui a fait de l’Occident le phare du monde, ce qui a produit l’Humanisme de la Renaissance et la Déclaration universelle des droits de l’Homme est en train de mourir lentement sous nos yeux. Ce qui a produit Michel-Ange, Pascal, Einstein, Beethoven, George Washington, Abraham Lincoln et tant d’autres génies de l’art, de la culture, de la civilisation est en voie d’extinction.

L’Occident s’est trahi, vendu, sali pour de l’argent, du pétrole, du gaz, des dollars, des euros…

Mon maître à penser, Jésus, disait autrefois : "Que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à perdre son âme !"

L’Occident a perdu son âme. Il l’a vendue au diable, sacrifiée à ces Mammons appelés : argent, pouvoir, puissance, cupidité…

Quand une civilisation perd son âme, il ne lui reste plus qu’à disparaître, qu’à s’éteindre, qu’à s’écrouler. Et c’est ce qui se passe sous nos yeux. Un Français me disait récemment d’un air désabusé : "La France est moribonde, la France est morte".

Si l’Occident ne se reprend pas, s’il ne retrouve pas ses valeurs fondatrices, humanistes, morales, spirituelles… c’en est fait de lui.

L’Occident s’écroulera comme se sont écroulés les grands empires d’autrefois. En trahissant ses valeurs, l’Occident se condamne à mort. Cela ne se voit pas encore, mais le ver est dans le fruit. L’intérieur est en état de lente décomposition.

Un jour, ce magnifique édifice de la civilisation occidentale s’effondrera de lui-même…

Lorsque l’être humain n’est plus au centre d’une civilisation, cette civilisation, si prospère qu’elle paraisse, est condamnée à disparaître à plus ou moins brève échéance.

Aujourd’hui, l’être humain n’a plus aucune valeur. Cent morts, mille morts, dix mille morts… peu importe. L’essentiel c’est la conquête d’un territoire, l’accès à un gisement de gaz ou de pétrole.

Cent mille morts, comme en Syrie aujourd’hui ; un million de morts, comme en Irak hier ; deux millions de morts, comme au Soudan avant-hier… Tout cela ne compte pas.

L’Occident a du sang sur les mains… et au lieu de se reprendre, de revenir à la raison, de faire son examen de conscience, il poursuit sa politique homicide et suicidaire.

Il lui faut à n’importe quel prix le Moyen-Orient, cette région maudite, où l’or noir coule à flots. Seuls comptent ses intérêts géo-politico-stratégiques.
Mais où est l’Homme dans tout ça ? Il compte si peu, si peu !

La tâche la plus urgente aujourd’hui est de retrouver le sens de l’Homme, de redonner à celui-ci sa place centrale dans notre vision du monde, de repenser nos politiques, nos économies, nos stratégies en fonction de l’être humain.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, en comptant ses 80 millions de morts, l’Europe a été frappée de stupeur. Elle s’est alors demandée ce qui s’était passé, quel démon l’avait possédée, quelle folie meurtrière s’était emparée d’elle. L’Allemagne a alors enfourché l’association du Réarmement moral, pour éradiquer le mal à sa base. Plutôt que de verser des larmes de crocodile sur ce gâchis, sur cette tragédie, l’Allemagne a compris que c’était dans un ressourcement moral, dans un sursaut spirituel, dans un supplément d’âme que se trouvait la solution.

C’est exactement ce dont nous avons besoin aujourd’hui. L’Occident saura-t-il retrouver ses racines humanistes et spirituelles ? Saura-t-il se remettre en question ? Saura-t-il faire sa révolution, à l’instar de celle d’Egypte, qui a ouvert un chemin ?

Quand un peuple se sent trompé par ses dirigeants, floué par ceux qu’il a élus "démocratiquement", ces élus perdent toute légitimité et méritent d’être destitués et condamnés pour trahison.

Il est grand temps de sortir de notre apathie, de mobiliser une opposition, de descendre dans la rue par milliers et millions, pour hurler notre colère, faire éclater notre indignation.

Il est grand temps de démasquer l’hypocrisie des médias et de ceux qui les manipulent – mafias, géants de la finance et politiciens véreux – pour faire la lumière, crier la vérité, établir le droit et la justice.

Notre monde va mal, notre monde est malade, moribond ! Réveillons-nous. Il est moins cinq !

La libre Belgique, 26 juillet
 

[marron]ISRAËL VS HAMAS[/marron]

[vert]IN HEBRON WERD OOK DE HOOP BEGRAVEN[/vert]

’De moord op 3 joodse jongens is een serieuze tegenslag voor het Israëlisch-Palestijns vredesproces en zet vooral de Palestijnse president Mahmoud Abbas voor het blok,’ schrijft The Irish Times :

"De dood van deze 3 jongeren laat Abbas een onmogelijke keuze : of hij breekt definitief met Hamas en verliest zijn geloofwaardigheid binnen de Palestijnse gemeenschap, of hij houdt vast aan Hamas en zegt het vredesproces voorgoed vaarwel. Netanyahu is zich zeer bewust van deze realiteit en zal niet nalaten de duimschroeven verder aan te draaien, wat aangeeft dat dialoog hem niet echt interesseert. Bij de begrafenis van dinsdag werd ook de hoop begraven.’

Voor de Sloveense krant Drevnik heeft vooral de Midden-Oostenpolitiek van Barack Obama gefaald : "Martin Indyk, Obama’s onderhandelaar in dit conflict, concludeerde vorige week dat de Israëlische premier geen duimbreed zal toegeven en gaf het vredesproces op. Misschien moeten de Palestijnen wat meer toegeven en zich tevreden stellen met een één-staatoplossing met volledige mensen- en burgerrechten naar het model van Zuid-Afrika, willen ze het Israëlische apartheidsregime neerhalen... Voorlopig lijkt in het Midden-Oosten zich enkel de volgende poort naar de hel te hebben geopend."

‘Wat is er toch met dat antisemitisme dat niet alleen in de Arabische wereld, maar ook in Europa opnieuw de kop opsteekt, alsof ze zich na alles wat er gebeurd is nog altijd door de al zo vaak ontkrachte stellingen en leugens van racistische ideologen uit de negentiende eeuw laten inspireren ?’ vraagt Ludo Abicht zich af in De Morgen. En wat moeten we zeggen over een vergelijkbaar domme en kwaadaardige haat tegen moslims en Arabieren, een afkeer die velen van hen in de armen van fanatici en fundamentalisten dreigt te drijven ? Hebben we dan nog steeds niet geleerd dat dit zwart-witdenken vroeg of laat tot de conclusie moet leiden dat de eliminatie van de ander de enige logische oplossing is ?

Express.be 3 juli 2014
 

[vert]MENACE EXISTENTIELLE[/vert]

(ndlr. C’est le troisième conflit militaire en six ans) L’épreuve de force, qui n’est pas encore terminée, se distingue des deux précédentes par la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les deux belligérants.

Le Hamas a perdu tous ses alliés dans la région (et ailleurs dans le monde). Il n’est soutenu par aucune force politique, ni aucun pays.

Ceux-là mêmes qui sont proches de lui idéologiquement - la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, le Qatar, les islamistes tunisiens - ont brillé jusqu’ici par leur silence et leur absence.

Les Palestiniens de Cisjordanie n’ont pas bougé, comme si ceux qui étaient bombardés par l’armée israélienne n’étaient pas des leurs.

La rue arabe ? Calme plat.

L’Égypte de Sissi ? Elle a aidé Israël à ne pas aller trop loin. Mais a maintenu son blocus de Gaza et a refusé de dialoguer avec le Hamas, considéré comme un avatar des « Frères musulmans ».

Israël est allé à cette guerre seul et, notez-le, car c’est une première : les États-Unis, l’Europe et les alliés traditionnels de l’État hébreu ont gardé leurs distances. Certains se sont même dissociés d’Israël, qui a senti son isolement.

Le proche avenir montrera que la politique menée depuis plus de cinq ans par Netanyahou est en train de faire perdre à Israël son atout international le plus précieux : l’appui inconditionnel des gouvernements des États-Unis et de l’Europe occidentale ; la sympathie agissante de leurs peuples.

Nous verrons Netanyahou ou ses successeurs chercher à compenser cette perte en se rapprochant de la Russie et de l’Asie.

En conclusion de son éditorial du 17 juillet, le Financial Times écrivait ceci :

« La politique israélienne, l’occupation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie ont réduit l’Autorité palestinienne à l’impuissance, sapant sa crédibilité. Mais la réputation d’Israël souffre elle aussi de la situation et il serait illusoire de croire que le pays garde l’image d’une oasis de paix et de prospérité au milieu d’une région constamment à feu et à sang. Tant qu’ils dénieront aux Palestiniens la possibilité de bâtir un État viable, les Israéliens verront, eux aussi, leur image sur la scène internationale se dégrader. »

Béchir Ban Yahmed in Jeune Afrique du 20 au 26 juillet 2014
 

[vert]POLITIEKE DRUK ALS MEDICIJN (ARTSEN ZONDER GRENZEN)[/vert]

Artsen stellen zich in oorlogen zoveel mogelijk neutraal op, omdat zij ervan overtuigd zijn dat elk leven evenveel waard is. Maar een conflict waarbij meer dan 95 procent van de slachtoffers aan één kant valt is geen oorlogsoperatie. Dat is een slachting. Een conflict waarbij onschuldige kinderen die geen enkele kant uit kunnen, worden gedood met bommen ’te land, ter zee en in de lucht’ is geen oorlogsoperatie. Dat is een strafexpeditie. Van landen die zich schuldig maken aan slachtingen en strafexpedities koop je geen sinaasappelen, daar ga je niet op vakantie, daar verkoop je geen wapens aan, daar speel je geen Uefa-voetbal mee.

Zoals Mads Gilbert, de Noorse spoedarts die nu aan het werk is in het Al-Shifa-ziekenhuis in Gaza-stad, zei : "Als artsen vragen we voor één keer gaan verbandmateriaal, geen spuiten. Stuur geen medische teams. De belangrijkste medische interventie die je nu kan doen is Israël onder druk zetten om de bombardementen te stoppen en de blokkade op te heffen."

Als medici roepen wij onze politici op om deze keer Israël scherp te veroordelen voor de misdaden tegen de menselijkheid die het momenteel in Gaza pleegt en deze veroordeling krachtdadig op te volgen met economische en militaire embargo’s.
/…/
Wij zijn teleurgesteld en verontwaardigd over de oorverdovende stilte bij onze politici over de humanitaire crisis in de Gazastrook.

De huidige slachtpartij in Gaza niet sanctioneren, is moreel onjuist. Israël kan geen enkele aanspraak maken op een speciale blinde vlek in ons geweten.

Volgen de namen van meer dan 150 artsen…

De Standaard van 25 juli 2014
 
Si Obama avait continué à militer dans la rue, il aurait pu accomplir ce que Martin Luther King a fait. Mais on ne peut pas changer le monde depuis la Maison Blanche.
Joan Baez, chanteuse américaine
 

[marron]VERGEET DE TOEKOMST EN HET KLIMAAT[/marron]

De keuze waar we voor staan is eigenlijk vrij eenvoudig. Ofwel verbranden we in de toekomst de volledige voorraad fossiele brandstoffen waarover we beschikken, en stevenen we af op een temperatuurstijging tussen 3 en 5°C, wat de planeet grotendeels onleefbaar zal maken. Ofwel proberen we de temperatuurstijging beneden de 2°C te houden en mogen we slechts 20 tot 40 procent van de voorraden verbranden. Zelfs met een stijging van 2°C zullen er al verregaande negatieve gevolgen zijn voor grote delen van de aardbol.

Het is eigenlijk geen keuze. Elk mens met een minimaal rationeel vermogen en een voldoende portie verantwoordelijkheidszin zal resoluut en met urgentie kiezen voor het tweede scenario.

Maar, dat is buiten de winstlogica gerekend van de energiereuzen. De 200 grootste olie-, gas- en steenkoolbedrijven hebben een gezamenlijke marktwaarde van 4.000 miljard dollar, dat is evenveel als het gezamenlijke BNP van de landen van Latijns-Amerika. Deze giganten dulden geen enkele aantasting van hun economisch of financieel imperium, ook niet als dat ecologische overwegingen zijn of zelfs als de toekomst van de planeet in gevaar brengt.

Stel dat het menens was met de strijd tegen de klimaatopwarming. In dat geval zouden de energiegiganten 60 tot 80 procent van hun reserves onaangeroerd moeten laten en dus niet kunnen te gelde maken. In dat geval zou de commerciële waarde van hun voorraden in elkaar storten, zouden die bedrijven elke kredietwaardigheid verliezen en zouden hun aandeelkoersen kelderen. Bovendien zouden ze geen enkele investering meer hoeven te doen om nieuwe voorraden op te sporen.

Bij een verantwoorde klimaatpolitiek krijg je bovenvermelde nadelige economische gevolgen. Maar dat scenario is voor de energiereuzen gewoon uitgesloten. Vandaag zien we precies het omgekeerde gebeuren. De energiereuzen doen het op dit moment uitstekend. Ze genieten volop kredietwaardigheid en in 2012 keerden de energiereuzen 126 miljard (!) dollar uit aan de aandeelhouders.

Jaarlijks besteden ze een slordige 650 miljard dollar aan de zoektocht naar nieuwe voorraden, exact het bedrag dat nodig is om de klimaatontaarding te vermijden. In de twee belangrijkste markten van fossiele brandstoffen, New York en Londen, stegen de reserves de laatste twee jaar met respectievelijk 37 procent en 7 procent.

Gelijktijdig worden de investeringen in hernieuwbare energie teruggeschroefd. Door de financiële crisis zijn de winstverwachtingen in die sector namelijk gedaald. Als gevolg daarvan verminderden de investeringen in groene energie vorig jaar met 14 procent.

De gevolgen laten zich raden. Terwijl het verbruik van fossiele brandstof snel zou moeten dalen is zij de afgelopen tien jaar met 35 procent gestegen. Hetzelfde liedje voor de uitstoot van CO2, die is de laatste tien jaar met 32 procent toegenomen.

Die laatste twee cijfers laten zien dat de energiereuzen de sleutel in handen hebben voor de strijd tegen de klimaatopwarming. Maar van strijd is er helaas weinig sprake. De energiemonopolies, en met hen de financiële markten en de aandeelhouders gaan er vrolijk van uit dat de politieke wereld niet zal doen wat ze beloven.

Bij ExxonMobil, de grootste producent van natuurlijk gas van de VS, en gekend voor zijn desinformatiecampagne over de klimaatopwarming, klinkt het zo : "Onze vooruitzichten houden geen rekening met het ’lage koolstofscenario’ dat door sommigen bepleit wordt. Volgens onze inschatting zijn de kosten en de schadelijke impact op toegankelijke, betrouwbare en betaalbare energie die dat beleid met zich zou meebrengen, te hoog voor wat samenlevingen - en meer bepaald de armste en meest kwetsbare landen van de wereld - bereid zijn om te dragen."

In mijn aanhef stelde ik dat we voor een eenvoudige keuze stonden. De energiereuzen hebben in elk geval hun keuze gemaakt hebben, een noodlottige. The Economist, misschien wel het meest invloedrijke tijdschrift ter wereld en spreekbuis van de economische elite maakt dezelfde keuze : "Wereldwijde actie zal de klimaatverandering niet stoppen. Het gevecht om de globale opwarming te beperken tot gemakkelijk aanvaarde niveaus is dus voorbij." (sic) Volgens dit tijdschrift moeten we de klimaatopwarming niet proberen een halt toe te roepen, maar moet de wereld gewoon harder zijn best doen om te zien "hoe we er mee kunnen leven". Après nous le déluge.

Eén ding is duidelijk, willen we de klimaatontaarding vermijden dan zullen we moeten breken met de winstlogica en zullen de energiereuzen onder democratische controle moeten gebracht worden. Een regulering van de energiemarkt, zoals sommigen voorstellen, lost het probleem van het waardeverlies van de ongebruikte stocks niet op. Bovendien zullen de lobby’s van die reuzen de klimaatonderhandelingen blijven sturen in de fatale richting. Zij hebben geen andere keuze maar wel voldoende macht en invloed.

De klimaatpolitiek is te belangrijk om over te laten aan de energiereuzen en hun winstlogica. Hun almacht moet gebroken worden zodat er ruimte komt voor een verantwoord klimaatbeleid. Dat is de grote uitdaging waar de huidige generatie voor staat. Er is geen tijd te verliezen.

Marc Vandepitte, politiek analyst
 

[marron]HISTOIRE PAR PROCURATION[/marron]

À Bruxelles, de 2002 à 2014, pas moins de 35 meurtres par coups de couteau ont été perpétrés entre jeunes de « bandes urbaines africaines » rivales. Qui sont ces ados ? Pour la plupart, ce sont des enfants de parents congolais. Pour la plupart, ils sont nés en Belgique et ne connaissent de leurs racines que peu d’éléments, confus, partiels, mythifiés.

Si la délinquance traverse toutes les couches de la société, en quoi la violence de ces groupes de jeunes se distingue-elle ? D’après Mireille-Tsheusi Robert, administratrice déléguée de l’Observatoire Ba Ya Ya (asbl d’encadrement pour jeunes), « cette violence s’exerce "entre-soi" : C’est le symptôme d’un mal- être profond lié à une histoire coloniale passée sous silence. Les jeunes reproduisent sur leur communauté la violence qui s’exerce sur eux dans la société belge. Propre à la Belgique, cette "auto mutilation communautaire" qui pousse parfois ces jeunes au meurtre - sans qu’il s’agisse d’affaire de drogue ou de règlements de compte liés à de l’argent - ne s’observe pas dans d’autres pays, comme le Canada ou la France où la diaspora congolaise est pourtant plus importante. De cette période coloniale, les parents ne disent mot, pensant n’avoir à transmettre que des récits d’humiliation. Une thématique aussi absente à l’école... Certes, les programmes scolaires proposent d’y aborder l’histoire de l’Afrique. Alors qu’il s’agit d’une histoire belge. Les jeunes ressentent la gêne de ce tabou et sont ainsi amenés à rechercher l’information par leurs propres moyens, notamment sur le net, un terrain non balisé qui exige du discernement. »

[vert]Sentiment d’infériorité[/vert]

Comment ces jeunes bruxellois peuvent-ils apprécier avec justesse une situation et des faits qui ne leur sont pas contés ? Le silence accentue la gêne. Pour Mireille-Tsheusi Robert et Ngyess Lazalo Ndoma (directeur de Ba YaYa), faute d’une estime de soi possible dans le présent, ces ados puisent dans le passé lointain et y retrouvent des figures prestigieuses (rois, reines, guerriers...) auxquelles ils s’identifient pour rehausser leur image. « En général, cette stratégie n’est pas comprise dans les associations de jeunes "classiques" qu’ils tentent de fréquenter. Les animateurs leur rétorquent que c’est du passé, qu’il est plus utile de se préoccuper de leur intégration ici et maintenant. Mais pour les jeunes, la lutte contre la discrimination en vue de leur insertion sociale va de pair avec une démarche de reconnaissance historique. En effet, la discrimination des Noirs de Belgique tire son origine des zoos humains, de la propagande coloniale et de l’image dévalorisée qu’elle a ancrée dans l’imaginaire collectif des Belges et de certains Congolais. Pourtant, aucune propagande anticoloniale n’a encore été mise en œuvre. Il en résulte un racisme latent qui a des conséquences inattendues telles que la reproduction de la violence sociale sur le "soi-communautaire" : Paradoxalement, le taux de chômage dans la diaspora congolaise est le plus élevé parmi les étrangers en Belgique, alors que celle-ci est surdiplômée. Dès lors, comment ces adolescents interprètent-ils le fait que leur père ou grands frères surdiplômés ne trouvent pas de travail ? Les constats d’échec scolaire des jeunes d’origine africaine sont également assez troublants et spécifiques. En principe, plus les parents sont instruits, plus les chances de réussite scolaire sont élevées. Ce principe se vérifie pour toutes les origines confondues… à l’exception de la communauté africaine. Les Congolais sont touchés par des mécanismes de discrimination et les jeunes en sont parfaitement conscients. Ils en discutent ensemble. Et, à partir d’informations fiables ou non, ils finissent par conclure, entre tristesse et colère, qu’ils sont aujourd’hui rejetés et maltraités comme l’ont été leurs aînés pendant la colonisation. Par procuration, les rapports historiques de domination sont toujours actifs. La conjugaison de ce présent discriminant et de ce passé tapi dans l’ombre alimente un sentiment de révolte diffus qui conduit à de fortes crises identitaires et participe au développement d’une hypersensibilité ; le moindre regard peut être ainsi mal interprété et, au pire, se régler par coups de couteau ...  »

Cette jeunesse, plus bruyante que ses aînés, réactive probablement des stigmates insupportables qu’il faudra bien, tôt ou tard, accepter de regarder en face. Mais, avertit Mireille-Tsheusi Robert, chercher à rendre une communauté invisible ne la fera pas disparaître et encore moins taire. « Les associations créées à l’initiative de Congolais souffrent elles aussi de discriminations, semblables à celles qui opèrent dans la société à l’encontre des Africains. La discrimination aux subsides, le soupçon de mal gestion, l’absence d’agrément accordé ... »

[vert]Communautarisme ?[/vert]

La problématique des jeunes est violente et choquante mais elle reflète le mal-être de toute une communauté. Comment la résoudre ? En punissant d’abord toutes les discriminations. Si les vexations n’étaient pas quotidiennes, ces jeunes - d’abord bruxellois avant d’être congolais - seraient moins tentés d’aller rechercher une source de réconfort dans l’histoire. Enrayer les discriminations est un travail de longue haleine. Alors, en attendant d’y parvenir, cette problématique pourrait se résoudre, selon Mireille-Tsheusi Robert et Ngyess Lazalo Ndoma, dans un horizon de dix ans. À condition d’y consacrer les moyens financiers, humains et stratégiques, notamment par le développement de pédagogies nouvelles. Cette approche, taxée de communautariste, passe difficilement auprès des pouvoirs subsidiants. Pourtant, d’autres communautés ont vu des projets visant aussi un public cible être soutenus politiquement. Et Mireille-Tsheusi Robert d’interpeller : « Faut-il attendre d’avoir un élu d’origine congolaise en poste pour que les voix de la communauté soient entendues ? »

MIC (migrations / interculturel / coopération #2/juin 2014
 

[marron]EN BREF – IN’T KORT[/marron]

[bleu marine]Geen nieuwe termijn voor Kabila[/bleu marine]

"De Congolese staat is een republiek en geen monarchie", schrijven de Congolese bisschoppen in een open brief. Ze waarschuwen voor elke poging om artikel 220 van de grondwet te herzien waardoor de president Joseph Kabila in 2016 in aanmerking zou komen voor een nieuwe ambtstermijn. Kabila is sinds 2001 aan de macht. "Het is tijd voor een alternatief."

Belga, in De Standaard van 4 juli 2014
 

[bleu marine]La peur dans les pays musulmans[/bleu marine]

On savait que l’Islam faisait parfois peur dans nos pays, mais un sondage démontre qu’il éveille aussi des craintes dans les pays… musulmans. La peur d’un extrémisme islamiste grandit dans les pays majoritairement musulmans, du Maghreb jusqu’en Asie du Sud. C’est ce que révèle un sondage publié le mardi 1er juillet aux États-Unis.

Cette crainte s’est développée depuis un an, du fait de la guerre en Syrie qui continue de faire rage et à laquelle participent des mouvements islamistes, mais aussi à la suite des attaques meurtrières du mouvement nigérian Boko Haram, relève l’institut américain Pew Forum qui a interrogé plus de 14.200 personnes dans 14 pays musulmans.

Catho.be du 3/07/14 Voir aussi Bulletin ARCRE n° 84
 

[bleu marine]Boerkaverbod niet strijdig met mensenrechten[/bleu marine]

In Frankrijk mag sinds 2011 geen boerka (alles bedekkende gezichtssluier) of nikab (sluier die enkel de ogen vrij laat) gedragen worden. Wie dat toch doet, riskeert een boete van 150 euro. Het Europees Hof voor de Rechten van de Mens heeft geoordeeld dat dat verbod niet strijdig is met de mensenrechten. Een anonieme Franse vrouw had klacht ingediend tegen de Franse staat wegens discriminatie. Het Hof geeft haar dus ongelijk. Het Hof volgt de argumentatie van de Franse staat, dat het dragen van boerka of nikab in strijd is met de gelijke rechten en bovendien samenleven onmogelijk maakt. Ook in ons land geldt een boerkaverbod.

De Standaard van 2 juli 2014
 

[bleu marine]Le tribunal d’Arusha[/bleu marine]

L’ancien chef de l’armée rwandaise, le général Augustin Bizimungu, a été condamné, lundi 28 juin 2014, à 30 ans de prison par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour son implication dans le génocide de 1994. En mai 2011, le général avait été reconnu coupable de génocide et de crimes contre l’humanité par le tribunal. L’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise avait alors été condamné à 30 ans de prison mais il avait fait appel. Le procureur en avait fait de même, réclamant une peine plus lourde.

[bleu marine]Neonazi moet mensenrechten bewaken[/bleu marine]

De Duitser Udo Voigt doet stof opwaaien in het Europees Parlement. Hij zit voortaan in de commissie die zich bezighoudt met burgerlijke vrijheden, justitie en binnenlandse zaken. De man is een regelrechte neonazi. Hij was het eerste extreem-rechtse parlementslid in de Duitse Bondsdag. Hij staat bekend als een groot bewonderaar van Adolf. Volgens Voigt is de Holocaust een mythe. In de Tweede Wereldoorlog stierven slecht 340.000 Joden, aldus de man.

De Standaard van 9 juli 2014
 

[bleu marine]België : wekelijks gemiddeld vijf groepsverkrachtingen[/bleu marine]

India de laatste tijd kwalijk in het nieuws kwam, boog Jakob De Roover, een onderzoeker verbonden aan het India-platform van de Universiteit Gent, zich dieper over het probleem. India een verkrachtersland noemen, is ongeveer even dom als België afdoen als het pedofielenland, betoogde hij in De Ochtend (13 juni). "AIs je de bevolkingsaantallen meerekent, gebeuren er in India veel minder verkrachtingen dan in ons land. Zelfs aIs je ervan uitgaat dat in India maar één op de twintig verkrachtingen wordt aangegeven, zijn het er relatief gezien minder dan in BeIgië." Volgens de cijfers, zo zei De Roover, gebeuren er in ons land "gemiddeId vijf groepsverkrachtingen per week, en acht verkrach- tingen per dag".

Welke cijfers ?

De criminaliteitsstatistieken van de federale politie, zegt De Roover aan de telefoon. Voor de periode 2005-2012 blijkt daaruit inderdaad dat er gemiddeId vijf keer per week een groeps groepsverkrachting wordt aangegeven.

Knack du 25 juin 2014
 

Compilateur/compositeur responsable : Jef Vleugels, rue Charles Degroux 118 – B-1040 Bruxelles


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