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L A V I G E R I E . be
République Démocratique du Congo

Les Pygmées dans la forêt

Band 4/4 - 2014
jeudi 18 décembre 2014 par F.D. (Traduction), W. Trypsteen, M.Afr. , Webmaster

Dans la forêt vierge tropicale du nord-est du Congo vivent des gens qui en moyenne ne deviennent pas plus grands que 150 cm. Dans le monde entier on les appelle Pygmées. Ce nom vient du mot grec Pygmaios (grand comme le poing) et est utilisé partout pour des peuplades de petite taille. Les Bambouti de la forêt de l’ITURI sont des représentants typiques de ce groupe. Pour leur nourriture ils recueillent des fruits, du miel sauvage et des noix. Ils font aussi la chasse aux petits mammifères, les poissons et les oiseaux, avec des filets, des trappes, les arcs et les flèches.

Grâce à la chasse et la cueillette, les Bambouti exercent un commerce d’échange intensif avec leurs voisins Bantous qui vivent de l’agriculture. Pour certains aliments comme les bananes, le manioc et le riz, les Bambouti prêtent aussi service, par exemple par la garde des plantations ou le portage. Les Bambouti vivent en communautés de chasse, qui sont constituées d’hommes apparentés et leur famille, dans l’ensemble souvent quelque 45 personnes. Leur camp consiste en des huttes en forme d’une petite coupole faite de branchages et de feuilles, et il change d’endroit tous les deux mois.

Les Pygmées appartiennent aux plus anciennes peuplades d’Afrique. Ils vivent dans les forêts tropicales, entre autres au Congo. Ils s’appellent eux-mêmes : Efe ou Mbuti. Il y a 4000 ans déjà, les Egyptiens faisaient mention d’eux. Des commerçants en emmenaient avec eux comme curiosité pour les faire danser à la cour des pharaons. On les appelait les ‘danseurs de Dieu’. Depuis bien longtemps, leur petite taille a induit les Grecs aux récits les plus fantastiques.

Un des premiers (dans les années 1930-50), le père Schebesta, Autrichien, a décrit de façon détaillée la vie des Pygmées.

Déjà aussi dans les années trente, Paul Julien, un chimiste hollandais, a fait une recherche approfondie sur la vie des Pygmées en Afrique centrale et l’a décrite en détail. Aux Pays Bas beaucoup se rappellent ses livres : « Kampvuren langs de Evenaar » (Feux de camp à l’équateur) et « Pygmeeën ». Avant et après la guerre bien des gens restaient cloués à la radio pour écouter ses conférences…

L’anthropologue anglo-américain Colin Turnbull a étudié leurs relations sociales (1961) et comprit qu’il est inadmissible d’intervenir dans la vie des peuples indigènes en des situations de détresse. Ils forment un peuple vivant de la chasse et de la cueillette et chassent le petit gibier avec arcs et flèches (parfois le poison) et des filets. Les femmes pygmées recherchent les produits de la forêt, tubercules, noix, fruits, et raffolent du miel, qu’elles cueillent très haut dans les arbres. La chasse au gros gibier, buffles et éléphants, est interdite depuis longtemps. Les familles dorment dans des petites huttes faites de branchages. Ils se tassent les uns contre les autres sur un lit de feuilles, avec au milieu un petit feu qui les protège contre le froid de la nuit (la forêt de l’Ituri se situe à une altitude de quelque 1500 m.). La fumée chasse des moustiques.

Situation actuelle des Pygmées

Par l’immigration des peuples Bantu, suite aux guerres des rebelles (fugitifs) et l’érosion des savanes, 50.000 Pygmées doivent partager la forêt de l’Ituri (2 fois les Pays Bas +/- 63.000 km2) avec plus de 2 millions de personnes. Il y a par conséquent un manque constant de nourriture, surtout d’albumines. Ce qui perturbe fortement le mode de vie naturel des Pygmées ces dernières décennies. La coupe du bois et l’exploitation intensive de minerais, comme l’or et le coltan (utilisé pour nos GSM), aggrave encore la situation.

L’étendue de la forêt tropicale diminue continuellement par l’exploitation forestière, soit pour l’agriculture, l’industrie occidentale ou l’activité minière, et finira même peut-être par disparaître. Comment alors se nourrir dans la forêt ?

Actuellement dans les hameaux des Pygmées plus de 20% des familles sont sérieusement malades. Bon nombre de ces maladies ont été importées dans le passé par les Blancs ou transmises par les Bantu. Il s’agit principalement de malaria, blessures tropicales, maladies des yeux, affections pulmonaires, infections virales et hernies. Surtout les enfants souffrent de ces maladies. La mortalité enfantine de 0-5 ans s’élève à près de 80% !

Tiré de « Onze Wereld » Afrique méridionale de Reader’s Digest
 

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