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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°91 Breuklijnen

Février – Februari 2015
mardi 3 mars 2015 par Jef Vleugels

[marron]RÉFLEXIONS DANS LA FOULÉE DES ÉVÉNEMENTS CHARLIE HEBDO[/marron]



[vert]Suis-je ou non Charlie - J.Michel Longneaux [/vert] - [mauve fonce]Le Vif du 12-1 15[/mauve fonce]

Tout d’abord, lorsqu’une communauté a été ébranlée au point de se sentir menacée dans ses propres fondements, elle éprouve le besoin de resserrer les rangs, de partager un même sentiment d’appartenance pour revendiquer son droit à l’existence. C’est à ce réflexe de survie et de réassurance pour le moins légitime que l’on a assisté ces derniers jours à travers des rassemblements spontanés et des marches organisées. Mais les émotions partagées se traduisent malheureusement en slogans consternants, qui visent à donner bonne conscience. Nous réaffirmons notre unité en dénonçant la barbarie. Et du même coup, nous nous rangeons dans le camp des "civilisés".

D’un côté l’obscurantisme, la violence, l’intégrisme et de l’autre côté la raison éclairée, la solidarité et la tolérance. Quelle naïveté !

Non pas à propos des barbares, mais de nous-mêmes : notre société n’est-elle pas, elle aussi, d’une violence inouïe ? Les injustices sociales, la recherche du profit au détriment des individus et des peuples, l’exclusion et l’indifférence au quotidien, le repli sur soi, tout cela tue en silence, "légalement", sans coup de feu, loin des médias.

Par ailleurs, n’est-ce pas dans cette société "civilisée" qu’ont grandi les futurs assassins ? N’est-ce pas dans nos prisons, auxquelles nous refusons d’allouer des budgets suffisants, qu’ils ont été endoctrinés ? Ce sont eux les coupables, bien évidemment, mais nous ne sommes pas innocents. La barbarie a différents visages et je ne suis pas certain que la nôtre, celle dont nous sommes responsables, à défaut d’être moins spectaculaire, n’en soit pas pour autant moins cruelle. Nous sommes tous des Charlie. Mais nous sommes aussi tous des barbares, à notre façon.

Je suis également réservé quant à la liberté d’expression qui aurait été visée à travers le massacre dans les locaux de Charlie Hebdo. Plus exactement je m’étonne que personne n’ait relevé de contradiction entre les deux slogans brandis en même temps : "Non à la haine" et "Oui à la liberté d’expression". Pris séparément, ces deux slogans sont justes ... mais simplistes.

Car mis ensemble, une étrange complexité apparaît. Il faut distinguer ce que l’on exprime – le fond - de la façon de l’exprimer - la forme. Concernant le fond, toutes les idées doivent pouvoir s’échanger, tous les désaccords aussi, sans que l’on soit menacé dans sa vie. Si les terroristes avaient attaqué un journal "ordinaire", c’est ce droit fondamental qui aurait été visé. Mais Charlie Hebdo n’est pas un journal ordinaire. Il est un journal satirique qui, à travers ses caricatures, entend faire fléchir en se moquant. Ici, ce qui est en jeu, c’est la forme.

Proclamer être Charlie, ce n’est pas seulement défendre le droit de pensée, le droit au désaccord - ce que je partage comme tant d’autres - c’est défendre aussi le droit d’offenser selon les codes de l’autre, c’est défendre le droit d’humilier, de ridiculiser publiquement. C’est autre chose que l’impertinence dont parlent pudiquement certains journalistes. Voilà pourquoi je ne suis pas Charlie.

Etre Charlie, c’est croire aussi que tout le monde est capable d’encaisser impassiblement ou avec le sourire les humiliations. C’est croire que toutes les cultures partagent nos codes, notre sens de l’humour et que si ce n’est pas le cas, elles devraient y tendre puisque nous détenons la vérité sur les bonnes conduites. Voilà pourquoi je ne suis pas Charlie : parce que dans le monde réel, je sais que tout le monde n’est pas capable de rire de tout, y compris de soi-même. Par contre, tout le monde a le besoin de se sentir respecté, y compris dans le désaccord. Non à la haine, oui à la liberté d’expression ! A cela je réponds qu’au-delà du refus de la haine, il faut oser refuser les modes d’expression qui peuvent blesser, qui sont ressentis par ceux qui sont visés comme de la haine et qui suscitent, en retour, de la haine. On a le droit de n’être pas d’accord avec les autres, on n’a pas le droit de les humilier.

Entre des crayons et des kalachnikovs, le rapport de force semble disproportionné, injuste, cruel. Ce que nous ne voulons pas voir - et que pourtant nous savons tous - c’est que l’humour peut être d’une violence inouïe, qu’il peut blesser, qu’il peut détruire : certains se suicident à force d’être ridiculisés. Certains dessins, certains mots d’esprit sont pires que des fusils : ceux-ci tuent d’un coup, ceux-là, à petit feu.

Les lâches assassinats que rien ne saurait excuser nous renvoient une image de nous-mêmes bien cruelle. Je crains que l’émotion nous aveugle.

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[vert]Dans la tradition africaine, l’humour n’humilie jamais.[/vert] -
(Blog de Bernard Ugeux)

Quelle semaine ![bleu] Il y a eu une belle marche de solidarité nationale en France[/bleu] (mais le Père Delorme a écrit que les musulmans étaient peu présents). On a parlé de 3,5 millions de marcheurs…. Et ce fut un temps fort républicain. De tels moments symboliques marquent sur le coup. [bleu]En Afrique, que 17 morts dus au terrorisme provoquent en France une telle mobilisation a beaucoup surpris [/bleu] alors que les 5 à 6 millions de morts de violence en vingt ans au Congo sont quasi totalement ignorés des médias occidentaux, alors que les massacres continuent. Il est vrai que les premières hommes des médias, et que ceux-ci ont fait jouer au maximum leurs réseaux. Comme ils contrôlent l’opinion publique, nous en avons vus l’efficacité ! Et cela continue. Une question, si les victimes avaient été des médecins, des humanitaires ou des enseignants, les choses se seraient passées ainsi ? J’en doute.

Le chiffre de la marche française correspond à la moitié du tirage du dernier Charlie Hebdo (peut-être que ce ne sont pas les mêmes personnes dans les deux cas… ?). Il a provoqué les réactions auxquelles nous assistons "à l’étranger". Dans mon entourage, au cœur de l’Afrique, quand les gens ont vu que Charlie récidivait, ils m’ont dit : ils sont fous ? [bleu]Mais ils ne réalisent pas le mal qu’ils font à des millions de gens ! Ils trouvent cela drôle [/bleu] ? Vous allez voir les réactions dans le monde ! Quoique bons catholiques pratiquants, ils me disaient : ils n’ont pas le droit de traiter l’islam ainsi, ils n’ont pas le droit de défigurer les grands symboles d’un peuple ou d’une religion.

Dans la région parisienne, à des enfants qui interrogèrent leur maîtresse d’école après la minute de silence à la suite de l’attentat contre Charlie, celle-ci tenta d’expliquer que c’est parce que des gens n’aimaient pas qu’on se moque de leur religion. Et les petites têtes blondes ou crépues de répondre « [bleu]Mais c’est mal de se moquer des autres, maîtresse ! Quand on fait ça vous nous punissez ![/bleu] » Et la maîtresse d’essayer d’expliquer que les grands ont le droit de se moquer et que c’est une grande chance pour les Français d’avoir le droit de se moquer publiquement des autres quand ils ont envie de rigoler… ou de faire rigoler leurs copains… C’est un important acquis des droits de l’homme que les pays musulmans rétrogrades n’ont pas encore découvert…

Soit, imaginons cela dans un village gaulois isolé où on vit entre Français qui prouvent chaque jour aux Romains qu’ils sont fous, par Toutatis ! Qu’on leur donne des baffes ! Mais, voilà, depuis cette époque, il y a eu la construction de l’Europe, la mondialisation, sans oublier la reconstruction de l’industrie européenne après-guerre pour laquelle on a eu besoin de main d’œuvre venue d’outre-mer. On n’est plus entre Français depuis longtemps, comme le regrette Marine. [bleu]Toutes les nations et toutes les religions sont présentes en Europe aujourd’hui[/bleu]. Serait-il impossible de vivre ensemble dans une pluralité positive ?

[bleu]Qu’on me comprenne bien, je suis contre toute forme de violence[/bleu], que ce soit contre Charlie, une boutique casher ou à Zinder (deuxième ville du Niger). Dans cette ville, mes confrères Pères Blancs, bien intégrés, ont failli se faire tuer avant-hier par les islamistes et sont actuellement réfugiés dans un camp militaire. L’un d’eux a été blessé. Leur église et leur presbytère ont été détruits par des hommes en colère contre la réédition des caricatures…. Les destructions et tueries se sont poursuivies le lendemain à Niamey, la capitale. Les centres cultures français ont dégusté !

Puisque je suis contre toutes les formes de violence, j’y inclus l’humiliation de la culture et de la croyance des autres. Excusez-moi, mais je vis depuis 44 ans en milieu multiculturel. J’ai eu le temps de découvrir que[bleu] l’humour est fortement marqué par la culture[/bleu]. Ce qui fait rire dans une culture peut être considéré comme vulgaire et méchant dans une autre. On peut comparer nos gauloiseries avec l’humour anglais. Ce que je n’ai jamais pu supporter, c’est de voir une personne blessée par d’autres qui rigolent de ce qui est précieux pour elle et trouvent « cela » très drôle. Toute forme d’humiliation de l’autre, surtout en public, me révulse. C’est possible qu’il y ait des gens ou des cultures qui « manquent de sens de l’humour » (mais de quel humour ?), raison de plus pour ne pas les provoquer.

Or les Africains ont le sens de l’humour. On rit beaucoup en Afrique, et même de situations dramatiques, comme pour se protéger contre le poids de l’horreur. J’ai vu des gens raconter le drame qu’ils venaient de subir en forçant le trait pour en rire et exorciser la blessure de leur cœur. Mais ils parlaient d’eux-mêmes ![bleu] Jamais je n’ai vu des gens humilier en public d’autres personnes en touchant à ce qui leur était cher… [/bleu] Les "civilisés" ne sont pas toujours ceux qu’on pense.

En voyant cette foule de Français à la télé, j’ai souhaité qu’ils [bleu]ne confondent pas le plaidoyer pour la liberté d’expression (droit inaliénable auquel je tiens) avec un soutien illimité à toute forme de dérision humiliante sans aucune autorégulation de la part des médias…[/bleu] Comme l’a dit le Pape François dans l’avion en route vers les Philippines : autant il n’est pas question de tuer au nom de Dieu, autant on ne peut d’admettre d’offenser l’autre dans ce qui lui est le plus cher.

La commentatrice de la télé France 24, dans un débat la semaine dernière, répondait avec force à son invité musulman : "Mais vous ne pouvez pas comprendre que le blasphème est un droit républicain ?" Nous avons tous éclaté de rire dans la salle de télé… un rire un peu amer, car trop, c’est trop.

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[vert]Ik hoop dat fanatici het licht zien[/vert]



[bleu]"Het fanatisme valt onze cultuur aan. Overal ter wereld. Maar wapens zullen het niet tegenhouden. Onderwijs is de enige oplossing."[/bleu] Voor Philippe Blondin, de directeur van het Joods Museum in Brussel, was 2014 het jaar van de fanatici. "Tegen het soort vastberaden fanatici van het type dat bij ons heeft toegeslagen, helpt geen enkele beveiliging. Je kan alleen maar hopen dat de mensen op een dag het licht zullen zien en beseffen waar ze mee bezig zijn." Zeven maanden na de aanslag op het Joods Museum is Philippe Blondin nog niet bekomen van de schok.

Blondin gelooft niet dat de aanslag had voorkomen kunnen worden. "Alle veiligheidsmaatregelen ter wereld schieten te kort om iemand tegen te houden die wil doen wat deze man gedaan heeft. Het enige wat helpt, is onderwijs en opvoeding. Dat wordt de uitdaging, de komende jaren : onderwijs brengen aan mensen die het niet willen."

Uit De Standaard van 27-28/12/2014
 

[bleu marine]Concrete toepassingen :[/bleu marine]

  • Langs Nederlandstalige kant ondertekent minister van Onderwijs Hilde Crevits (CD&V) vandaag in Muzeum Kazerne Dossin met de onderwijsnetten een engagementsverklaring over het onderwijs van de Holocaust en misdaden tegen de menselijkheid tijdens de Tweede Wereldoorlog, om zo inzicht te krijgen in de processen en mechanismen achter deze vormen van geweld.
  • Massageweld doet zich alleen voor in contexten van extreme polarisering, en daarom kunnen wij allen ook bijdragen aan een pacificatie door niet te vervallen in eenzijdige polarisering. Dat is een opgave thuis, op de werkvloer en overal waar wij komen. Het is ook een opgave voor de media in hun geheel en voor de politici.
    Uit De Standaard van 27 januari 2015
     

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[vert]Met radicaal zijn is niets mis[/vert] [mauve fonce](René Stockman)[/mauve fonce]

Het woord ’radicalisering’ is de laatste weken alomtegenwoordig. Hoe dikwijls konden we niet lezen dat we een strijd moeten voeren tegen elke vorm van radicalisering ? Natuurlijk wordt dan verwezen naar de groep extreme islamieten die vanuit een heel eigen interpretatie van de Koran een door hen ingesteld kalifaat oproepen tot een heilige oorlog tegen het Westen – en hun invloed op de jongeren van hier.

Maar past het hier om het woord radicalisering te gebruiken, of gaat het eerder over een vorm van extremisme en fundamentalisme ?

Roept niet iedere godsdienst zijn volgelingen op zijn leer radicaal te beleven ? In het christendom is het evangelie de richtinggevende boodschap, en christenen worden opgeroepen om die radicaal toe te passen in het dagelijkse leven. Jezus Christus riep immers op tot een radicale navolging, een radicale beleving van de liefdesboodschap. Er is geen tussenweg. Christenen hebben de opdracht om de humane waarden op een radicale wijze te beleven en door het licht van het evangelie te laten beschijnen, waardoor die waarden tot christelijke waarden worden geradicaliseerd.

/…/ Wanneer slaat radicaliteit over in fundamentalisme en extremisme ? Iemand wordt extremistisch als hij een enge, fundamentalistische, naïeve en dikwijls uit de context getrokken interpretatie gaat geven aan de boodschap die de godsdienst brengt, en zich gaat afzetten tegen eenieder die die interpretatie niet deelt.

Fundamentalistisch zijn zij die zichzelf als de beteren wanen en zich geroepen voelen om te gaan strijden in woord en daad, tegen wie er een andere mening op nahoudt.

Een fundamentalistische en extremistische invulling van de godsdienst is dus totaal iets anders dan een radicale beleving ervan. En daarom zou het goed zijn om niet meer te spreken van radicalisering van een godsdienst als men verwijst naar wat we nu zien bij bepaalde groepen moslims. We moeten geen strijd voeren tegen radicalisering, begrepen als een radicale beleving van een godsdienst, want dat is net het meest eigenen van ieder die zijn godsdienstbeleving ernstig neemt.

Waar wij ons wel voor moeten hoeden, is iedere vorm van extremisme en fundamentalisme, ook in de eigen godsdienst, en wat we nu meemaken zijn er de desastreuze uitlopers van.

Een radicale beleving van een godsdienst zal de mens dus altijd beter moeten maken, liefdevoller als mens en medemens en bereid om positief in de wereld te staan, niet steeds de zogenaamde visies en waarden van de wereld delend, maar bereid waardevolle alternatieven aan te bieden en die zelf te beleven en in dialoog met anderen te delen. Opnieuw kunnen we verwijzen naar Christus, die het op verschillende punten niet eens was met de toenmalige beleving van de godsdienst en de maatschappelijke vertaling ervan, en dat ook duidelijk verwoordde, maar steeds de dialoog openhield om met eenieder het alternatief te delen. Bij Hem was geen enkele zweem van extremisme en fundamentalisme te ontwaren, enkel een radicaliteit waartoe hij ook zijn volgelingen opriep. Het is tot die radicaliteit dat we ook vandaag nog steeds worden opgeroepen.

De Standaard van 4 februari 2015.
René Stockman is de Generale overste van de Broeders van Liefde.
 

[marron]ARMOEDE - MILLENNIUM - PAUVRETÉ[/marron]

[vert]Zalig zij die (hen) geloven…[/vert]

In september 2000 hebben 189 landen een belangrijk document ondertekend, dat de wereldwijde armoede wil verbannen voor het jaar 2015. Het document is gekend onder de naam van “millenniumdoelstellingen” van de Verenigde naties. Het bestaat uit 8 doelstellingen waarvan de eerste is : het uitbannen van extreme armoede en honger :

  • a. Minder armoede : het aantal mensen dat moet leven van 1 dollar per dag moest gehalveerd worden tussen 1990 en 2015.
  • b. Werk voor iedereen : in 2015 moesten alle mensen aanvaardbaar werk hebben, inclusief vrouwen en jongeren.
  • c. Minder honger : tussen 1990 en 2015 moest het aantal mensen dat honger lijdt gehalveerd worden.

Welke is de toestand in 2008 volgens het rapport van de Verenigde naties (het laatst gepubliceerd rapport) ?

Minder armoede  : het aantal mensen dat in extreme armoede leeft is gedaald van 1,8 miljard in 1990 naar 1,4 miljard in 2005 of van 41,7% naar 25,7 % van de werkende mensen die minder dan 1,25 dollar verdienden.

Deze daling is het grootst in Zuidoost Azië en is vooral te danken aan de snelle economische ontwikkeling van China. De extreme armoede nam in tegendeel sterk toe in sub-Saharaans Afrika waar het aantal mensen dat leeft onder de armoedegrens toenam met 100 miljoen.

Werk voor iedereen  : In 2007 had 77 % van de mannen en 49 % van de vrouwen betaald werk in de ontwikkelingslanden. Voor miljoenen mensen zijn de inkomsten uit werk echter minder dan 1 dollar per dag.

Minder honger : tussen 1990 en 2006 is er een zeer matige vooruitgang in het bestrijden van de honger. Het aantal ondervoede kinderen daalde van 33 % naar 26 % ; in Sub-Sahara gaat de vooruitgang het langzaamst.

En toch menen vele van de landen die de millenniumdoeleinden hebben ondertekend dat ze hun voorop-gestelde doeleinden zullen behalen.

Einde 2014 moesten er volgens Welzijnszorg in België nog dagelijks 15 % van de mensen op aarde met een lege maag gaan slapen. Daarom vraag ik me af of we niet moeten zeggen : “zalig zij die geloven zonder gezien te hebben !”

In voorbereiding van het jaarlijks Economisch Forum in het Zwitserse Davos (januari 2015) verklaarde de ngo OXFAM in een rapport dat de kloof tussen de rijkste mensen op de wereld en 50 % van de armste wereldbevolking nog steeds groter wordt :

  • het vermogen van de rijkste 1 % van de wereldbevolking zal in 2016 dat van de helft van de armste mensen op de wereld of 3,5 miljard mensen lichtjes overstijgen.
  • in 2009 bezat dat rijkste 1 % van de wereldbevolking nog maar 44 % van de helft van de armste mensen op de wereld.
  • in 2014 was het gestegen tot 48 % ; en dus voorziet OXFAM dat het in 2016 ten minste dat van 50 % van de armste mensen zal overtreffen.
  • het resterend deel van 20 % van de rijkste mensen bezit 46 % van het wereldvermogen.
  • 4/5 van de wereldbevolking (= 7 miljard mensen) of 5,6 miljard mensen moet zich tevreden stellen met 5,5 % van het wereldvermogen.

Of in weinig woorden (volgens het Oxfam-rapport) hebben nu de rijkste 80 mensen samen meer vermogen dan de armste 3,5 miljard mensen !

In ieder geval een hoogst onrechtvaardige en mensonwaardige toestand…

En wat willen de rijken er aan doen ?

Jaak Broekx (Genk)
 

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[vert]Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam, à Davos [/vert] -

"Voulons-nous vraiment vivre dans un monde où 1 % possède plus que le reste d’entre nous ?", interrogeait-elle, quarante-huit heures avant l’ouverture de la 45e édition du World Economic Forum (WEF), qui s’est tenu du 21 au 24 janvier 2015. Elle coprésidait, avec cinq autres personnalités, le Forum cette année. Estimant que "l’ampleur est tout simplement vertigineuse", elle lança à Davos un appel urgent à l’action pour enrayer la montée des inégalités, à commencer par des mesures énergiques contre l’évasion fiscale des multinationales. "Au cours des douze derniers mois, a-t-elle déclaré, les dirigeants du monde, comme le président Obama et Christine Lagarde, ont de plus en plus évoqué le besoin de réduire les inégalités extrêmes. Mais nous attendons encore qu’ils joignent le geste à la parole. Il est temps que nos dirigeant(e)s s’attaquent aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère."

[vert]La solidarité selon Guy Aurenche.[/vert]

(quelques citations extraites de [mauve fonce]"La solidarité j’y crois !", [/mauve fonce] Bayard 2014 – 137 pages – 13€)

Je crois en la solidarité, mais pas n’importe laquelle ! Je ne parle pas

  • de la solidarité qui soude un groupe mafieux et impose sa loi du silence
  • ni de la solidarité du clan qui permet – certes – d’aider les membres du même cercle mais qui invite à se liguer contre un autre clan
  • ni de la solidarité familiale ou de caste qui, lorsqu’elle n’est pas guidée par l’affection étouffe l’individu
  • ni de la solidarité partisane qui, sous prétexte d’unité visible du Parti, peut sacrifier l’intérêt de tous
  • et encore moins de la solidarité des croisés, qu’ils soient idéologiques ou religieux, quand ils appellent au rassemblement pour mieux écraser les « ennemis de la vérité ».

La solidarité en laquelle je crois est celle de la fraternité et de son horizon universel.

Une définition de la solidarité :[bleu] "L’avenir de l’autre dépend de mon comportement d’aujourd’hui ; tout autant que mon avenir dépend du comportement de l’autre aujourd’hui." [/bleu]

Comment croire en la solidarité et dans le même temps vivre n’importe comment !

Dans les lieux que la solidarité a désertés, la survie de l’humanité en ce début de 21ème siècle est en danger.

Croire en la solidarité ne tombe pas du ciel et ne se décrète pas d’un claquement de doigts.

La solidarité, je la vis comme une aventure … une aventure jamais totalement réussie, un horizon bien visible mais jamais atteint.

(citations glanées par Gilles Mathorel, M.Afr.)
 

[vert]Mais puisque les pays riches continuent l’exploitation des pays du Sud et se montrent trop peu solidaires, une autre issue pointe à l’horizon :[/vert]

DE KLOOF TUSSEN RIJK EN ARM WORDT KLEINER.

LE FOSSE ENTRE RICHE ET PAUVRE DIMINUE

[marron]EN BREF - IN’T KORT[/marron]

[bleu marine]Béatification de Mgr. Romero[/bleu marine]

35 ans après son assassinat, Mgr Oscar Romero sera prochainement béatifié. Le Pape François a en effet signé le décret reconnaissant le martyre de l’ancien archevêque de San Salvador, assassiné en 1980, en pleine messe. Mgr Oscar Romero, figure emblématique d’une Eglise persécutée parce que défenseur des pauvres, dénonçait avec force les injustices sociales, les assassinats et les violences commises impunément par les escadrons de la mort, lesquelles mettaient le pays en coupe réglée. [mauve fonce] Radio Vatican mardi 3 février[/mauve fonce]

[bleu marine]2015 : année pour le désarmement nucléaire…[/bleu marine]

70e commémoration des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, 20e anniversaire du prix Nobel de la Paix attribué au Mouvement Pugwash, 9e conférence de révision du Traité de non-prolifération…, mais il reste toujours quelque 20 000 armes nucléaires opérationnelles dans le monde et un nombre croissant d’Etats proliférants. Le GRIP est un des organismes qui luttent en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires.

[bleu marine]La Palestine sera admise à la CPI[/bleu marine]

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a confirmé mercredi 7 janvier que l’Etat de Palestine deviendrait officiellement membre de la Cour pénale internationale de la Haye le 1er avril.

[bleu marine]Rapport annuel d’Amnesty International[/bleu marine] (quelques points)

Près de 3 400 réfugiés ont péri en Méditerranée en 2014, faisant de ce trajet "le plus dangereux du monde" pour les migrants. La montée des partis "populistes" a joué un rôle néfaste dans la politique migratoire de l’Europe, selon Amnesty. Les pays de l’Union auraient eu tendance à maintenir les personnes déplacées "hors de leurs frontières". Sur les quatre millions de réfugiés syriens, seuls 150 000 vivaient dans l’UE fin 2014. Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) estime que 380 000 Syriens nécessitent une réinstallation. Or, les Vingt-huit ne se sont engagés qu’à en accueillir 36 300, soit environ 0,007 % de leur population cumulée.

Le rapport révèle l’ampleur des violences faites aux femmes. Une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE en mars dernier, démontrait "qu’une femme européenne sur trois a subi des violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans". Depuis, est entrée en vigueur une Convention du Conseil de l’Europe pour lutter contre ces violences, mais seuls 16 Etats l’ont pour l’instant ratifié.


Petities ondertekenen is zinvol

Dank zij onder anderen de actie van AVAAZ is [bleu] Benetton van gedachten veranderd en gaat het de slachtoffers van de instorting van de Rana Plaza fabriek in Bangladesh toch schadevergoeding betalen ! [/bleu]


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