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L A V I G E R I E . be

Feuilles vertes - Avril 2015

mercredi 8 avril 2015 par G.Verbist, mafr.

S’engager pour des principes universels partagés

(rédigé par Tariq Ramadan, prof. à l’Univ. d’Oxford.)
 

En Irak ou en Égypte, des chrétiens d’Orient ont payé de leur vie la folie suicidaire de quelques-uns cherchant à provoquer une fracture entre les musulmans et les chrétiens à travers le monde. Les musulmans ont condamné, au nom même des principes de leur religion, les attentats contre les lieux de culte, les croyants des autres confessions et les civils. Ces agissements ne peuvent trouver aucune justification religieuse. La sentence est claire.

Des droits inaliénables -

TROIS principes doivent orienter l’engagement des individus dans leur quotidien.

  • Le premier est celui de la cohérence et de l’autocritique . Il s’agit de prendre position contre toutes les violences de la même façon, quels qu’en soient les auteurs, coreligionnaires ou non. Il faut réagir avec la même indignation. Il faut aussi oser la parole autocritique
  • Ce qui est attendu ensuite est un positionnement qui se distingue par son exigence éthique . Cela commence par affirmer que les droits fondamentaux ne peuvent jamais faire l’objet de marchandage et que les libertés de conscience et de culte doivent être des droits inaliénables dans toutes sociétés du monde.
  • Un dernier principe. C’est ensemble que nous devons porter la voix des principes universels partagés, dans notre quotidien comme au niveau international.... non pas à débattre, mais à éduquer les citoyens ordinaires .

Éducation, partage, responsabilisation, respect, humilité, ambition, pacifisme, courage : ce sont les qualifications universelles qu’enseignent toutes les philosophies, les spiritualités et les religions du monde.

Qu’est-ce que le djihad ?

CONTEXTE -

La notion de djihad est souvent utilisée pour parler des attentats-suicides ou dans le cas d’actions terroristes s’achevant par la mort de leurs auteurs, comme les frères Kouachi ou de Coulibaly. Or, le djihad ne légitime pas cela : cette notion de « martyre » est condamnée par les autorités religieuses musulmanes au nom de l’interdiction de tuer des innocents, de se suicider et de provoquer le chaos.

« Se suicider est strictement interdit par l’islam. Celui qui le fait ira directement en enfer »

Malek Chebel nous donne les explications :

Le djihadiste, c’est le tenant de la guerre sainte dans la version négative. Car « djihad » comprend deux sens : une version négative et une version positive.

  • La version positive est un peu le principe bouddhiste du dépassement de soi. En Arabe cela veut dire « dépassement de soi » ou « effort sur soi-même », « contrôle de ses émotions », « maîtrise de soi ».
  • La version négative, c’est la guerre sainte.. Ce mot a été introduit par des auteurs chrétiens au moment des Croisades. C’est le pape Urbain II qui a décrété la guerre sainte contre les mécréants.

Il faut cependant noter qu’il y a eu une guerre sainte au temps du Prophète, au VIIe siècle. Et Mahomet lui-même a posé la hiérarchie : il a dit que la guerre sainte, c’était la petite guerre, tandis que la grande guerre, c’était la guerre contre soi, contre ses propres pulsions.

Donc la guerre sainte , d’abord applicable dans un contexte chrétien, a été généralisée dans un contexte équivalent dans le monde musulman au XXe siècle. Et donc, nous, on hérite d’un vrai/faux sens du mot, c’est-à-dire qu’on n’a pas un sens équivalent, plus précis que celui-là mais en même temps celui-là n’est pas suffisamment précis, techniquement parlant ».

(Le Soir. 14.02.15)
 

« Quelle tragédie » s’exclame le père Emilio Platti,op, spécialiste en islamologie, prof.em. KUL.et IDEO au Caire.

Les trois mouvements, le wahhabisme (Arabie Saoudite), le Mawdoudisme (Inde), les Frères Musulmans(Egypte), ont crée une atmosphère anti-occidentale. Une façon de vivre moyenageuse dictée par la Sharia...
Sur terre il n’y a plus aucune autorité et ceux qui portent l’autorité le sont uniquement pour surveiller si la loi d’Allah est bien observée. Ce Dieu-là devient un monstre. Un Dieu qui ne connaît plus ni culture, ni démocratie...
Nous voyons aussi le monde musulman petit à petit se diviser. Le vrai problème est théologique . Il s’agit d’une présentation de la relation Dieu-homme... Les conséquences sont graves... et touchent d’abord les jeunes.

(TERTIO. 7.01.15. / ARCRE 4.03.15.)
 

Indonésie – Vers une protection des minorités religieuses.

Un pic de violence religieuse a été enrégistré, surtout à l’encontre des ahmadis, des chiites et des chrétiens.
La Constitution reconnaît 6 religions, mais une nouvelle législation sera examinée au parlement en ce mois d’avril 2015.

(Fides 17/2/15)
 

“Pour entrer dans une maison inclinée, incline-toi à ton tour” proverbe Bamileke.
Pour apprécier l’autre dans sa culture et sa religion, cela demande un grand effort, beaucoup d’humilité et de patience

(5000 Proverbes Africains- Georges Defour, mafr.).
 
G.Verbist, mafr.
GROUPE RENCONTRE
 

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