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Feuilles vertes - Juin 2016

mercredi 1er juin 2016 par G.Verbist, mafr.
Un Vendredi saint au Yémen

Quatre saris blancs bordés de bleu au bord de la mer Rouge... Elles étaient quatre petites sœurs... Au Yémen, où le christianisme est désormais proscrit. Elles vivaient à Aden. Elles n’ignoraient rien des risques encourus.

Deux tueurs ont fait irruption dans le couvent des Missionnaires de la Charité.... On a retrouvé les sœurs mains attachées, une balle dans la tête, abattues ainsi qu’une douzaine de volontaires laïcs qui les aidaient. Depuis pas de nouvelles de leur aumônier, un salésien indien... Au lieu de fuir, ce prêtre serait resté dans la chapelle, pour éviter que les hosties ne soient profanées par les terroristes...

Á Gaza, en Irak, les Missionnaires de la Charité sont restées. Les 5000 femmes de la congrégation vivent partout dans un dénuement radical et inconditionnel. Au pied de la Croix, chaque jour.

La canonisation de Mère Teresa le 4 septembre prochain rendra justice à celles que le pape François a qualifiées de « martyres d’aujourd’hui ».

Mère Teresa a voulu que soit placée dans toutes leurs chapelles une des dernières paroles du Christ, la plus simple qui soit « J’ai soif ».

(Jean-Pierre Denis, La Vie. 24.03.16.)
 
Rencontre au sommet

Le pape François et le grand imam d’al-Azhar, cheikh Amed al-Tayeb, se sont rencontrés le 23 mai au Vatican.

Le « message, c’est notre rencontre » a affirmé le pape François à l’imam.
Les deux hommes ont salué « la signification importante de cette rencontre dans le cadre du dialogue entre l’Eglise catholique et l’Islam ».

Selon le Vatican, ils se sont entretenus de « la paix dans le monde, du refus de la violence et du terrorisme, de la situation des chrétiens dans le contexte des conflits et des tensions au Moyen-Orient, ainsi que de leur protection ».

(Le Soir. 24.05.16.)
 
« L’idée que l’islam est en train de remplacer
le christianisme n’est pas vraie »
(selon Olivier Roy)
 

Assiste-t-on aujourd’hui à un retour du religieux ?

« Ce n’est pas un retour du religieux parce qu’on ne revient pas du tout à une situation qui existait antérieurement. Il s’agit d’une mutation du religieux qui, aujourd’hui, se déculturalise et se globalise. Donc il est soudainement beaucoup plus visible. Surtout, sa déculturalisation entraîne la prévalence de formes fondamentalistes du religieux...

De nos jours, les gens ne vont pas vers des religions disons socialement bien intégrées, culturellement enracinées. Ils veulent des religions dures, c.à.d. du religieux qui se positionne explicitement en face d’une société sécularisée, qu’ils ne rejettent pas nécessairement, mais qu’ils veulent convertir. Je crois que c’est ça la caractéristique de cette illusion du retour du religieux. »

Quelle est la secte qui progresse le plus aujourd’hui ?

« Au cours des vingt dernières années, ce serait le pentecôtisme, une forme de protestantisme, qui se serait développé le plus. D’autant plus que cette religion est partie de 0 en 1900, à Los Angeles. Le pentecôtisme fait une percée très importante en Afrique de l’Ouest, du Centre, en Amérique latine. En Europe également, notamment dans les milieux émigrés. Quand on regarde d’un point de vue global, l’idée que l’islam est en train de remplacer le christianisme n’est pas vraie. »

Est-ce que nous nous trouvons à la fin de l’époque nihiliste ?

« Aujourd’hui, nous avons une réforme millénariste apocalyptique du religieux. C’est-à-dire qu’on attend la fin des temps. C’est un peu délicat de dire que d’attendre la fin des temps, c’est du nihilisme parce que, pour le croyant, ce n’est évidemment pas le cas. Mais il y a une espèce de désinvestissement du monde réel. On le voit très bien chez les évangéliques américains, par exemple, qui rejettent la théorie du réchauffement climatique. Ils ne s’imaginent pas que Dieu va arranger les choses de lui-même, mais ils sont dans une logique de fin des temps. Pour eux, nous nous trouvons dans l’Apocalypse. On constate qu’il y a un retour des visions apocalyptiques chez les musulmans également. Le groupe État islamique joue d’ailleurs sur l’apocalypse avec sa fixation sur le village de Dabiq en Syrie.

En ce sens, les croyants désinvestissent la société parce qu’ils pensent que, aussi bien dans le christianisme que dans l’islam apocalyptique, l’Antéchrist et le Christ vont revenir. »

Comment les partis d’extrême droite abordent-ils la question religieuse ?

« Les extrémistes en font essentiellement une question d’identité. Ils ne mettent pas en avant les valeurs de charité chrétienne. Même quand ils se réclament expressément du christianisme (le PiS polonais par ex.). Alors que le pape demande constamment aux Européens et à l’Église d’ouvrir les portes aux immigrés... La question des valeurs porte sur une identité séculaire européenne... Ce qu’ils disent est ’nous, c’est nous, et les autres, ce sont les autres’. Ce qui par définition est le contraire du message évangélique. »

(L’Orient-Le JOUR. 10.05.16.)
 
G.Verbist, mafr.
GROUPE RENCONTRE
 

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