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L A V I G E R I E . be

DIALOGUE & RENCONTRE - D O S S I E R

vendredi 21 octobre 2016 par G.Verbist, mafr.
Spiritualités comparées

La mondialisation est également religieuse et spirituelle. On assiste à une quête renouvelée de sens et de spiritualité, favorisant l’approfondissement de ses propres convictions et l’intérêt pour des formes de spiritualité jusqu’alors inconnues.

L’Église nous appelle aujourd’hui à un dialogue interreligieux indispensable à un véritable vivre-ensemble.

 (4) Le bouddhisme

Le bouddhisme, qui se décline en de nombreux courants et écoles, est à la fois une philosophie, une sagesse et une spiritualité, d’une grande profondeur.

Le Bouddha, l’éveillé.
Jeune prince du Nord de l’Inde, vivant dans un palais, il découvre le monde extérieur à l’âge de 14 ans. Il est confronté, pour la première fois de sa vie, à la vieillesse, la maladie et la mort. Il découvre la condition humaine.
Il finit par atteindre l’éveil au terme d’une longue pratique de méditation.
Une nuit il accéda à la claire conscience que nous les êtres vivants sommes prisonniers d’un cycle incessant de réincarnation. Cette nuit-là il devint le Bouddha, ’ l’éveillé ’. Il connut également le moyen de se libérer de ce cycle.
Ces découvertes se traduisirent par les ‘quatre nobles vérités ‘, qui forment le cœur de l’enseignement (dharma) du Bouddha.

Les quatre ‘nobles vérités ’
- Première vérité : tout est souffrance.
L’existence est faite de souffrance, car rien n’est permanent dans ce monde.

- Deuxième vérité : la cause de la souffrance, c’est le désir, l’attachement aux choses.
Cet attachement va en outre provoquer, indéfiniment, des réincarnations successives. C’est la loi du karma : chaque action motivée par le désir fait que je demeure, de vie en vie, attaché à cette réalité illusoire.

- Troisième vérité : l’extinction de la souffrance est possible.
Cette extinction (qui est le sens premier du terme ’nirvana’) consistera justement à éteindre le désir, à renoncer à tout attachement. A ce moment, je sortirai du cycle des réincarnations.

- La quatrième vérité  : la pratique que le Bouddha a enseignée, qui est une voie pour parvenir à l’extinction du désir.

Le nirvana, extinction du désir.
Pour le bouddhisme le ’moi’ est une illusion de plus, car il n’existe aucun sujet, aucun ’je’ permanent.
Quant au nirvana, il ne s’agit pas d’un lieu, ni d’un objet, ni de Dieu.
En fait, on ne peut le nommer, car tous les mots sont liés à la réalité ’impermanente ’. Pour y accéder on ne peut compter que sur ses propres efforts, de détachement, de méditation.

Grand véhicule
Un certain assouplissement va voir le jour à partir du début de notre ère : le bouddhisme du “grand véhicule ’, qui sera le plus répandu dans le monde.
Dans ce courant majoritaire, on va insister sur l’importance de la compassion.

Une nouvelle notion apparaît alors : un Bouddha librement réincarné va pouvoir attribuer ses mérites à ceux qui sont encore sur le chemin de la délivrance. Désormais, la libération par dévotion à un Bouddha va être possible. Ce sont les Boddhisattvas. Ainsi, l’actuel Dalaï-Lama est considéré comme une émanation du Boddhisattva.
Aussi, les Bouddhas vont être considérés comme des manifestations d’un Absolu, compris non pas comme un Être suprême, mais comme l’éveil en lui-même, cet état que tous les êtres doivent atteindre.

Relations bouddhisme-christianisme.

La spiritualité bouddhiste et la spiritualité chrétienne cherchent la même chose : le salut.

Pour le bouddhisme : le monde n’est pas l’œuvre d’un Dieu d’amour, mais une pseudo-réalité négative, sans commencement ni fin, dont il faut parvenir à s’extraire.
Le salut pour l’homme consiste à entrer dans une autre dimension, qui n’est ni réalité, ni néant.

Pour le christianisme : le monde et l’homme ont été voulus par Dieu. Ils sont bons en soi.

Un dialogue entre bouddhistes et chrétiens peut cependant être bénéfique pour les uns et les autres. Le bouddhiste pourra rappeler au chrétien que la Réalité ultime demeure toujours au-delà des mots.
Quant au chrétien, il pourra indiquer au bouddhiste que cette Réalité ultime est un ’Tu’, qui se tourne vers le ’je’ que je suis.

(C. HERINCKX. Dimanche n°34. 2/10/16)
 

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