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L A V I G E R I E . be

EN ROUTE POUR COMPOSTELLE

(Jean-Michel Laurent est parti le 15 août)
lundi 13 octobre 2008 par J.V., Webmaster
    Mont de Marsan, le 8 octobre 2008.    

Je suis à nouveau dans un café Internet. Je fais une lettre bilingue (français - anglais) car c’est plus facile. Je suis à Mont de Marsan, à 6 jours de marche de la dernière ville en France, St Jean Pied de Port. J’ai eu très difficile pendant quelques jours, croyant que je n’arriverais pas au but, mais voilà que je marche toujours.

Nous sommes devenus une compagnie, car nous voyageons à quatre. A Dirk s’est ajouté Roel, un Hollandais de 40 ans et Alain, un Français du Sud. C’est moi qui fait le traducteur car Alain ne parle que français.

Un jour, nous étions à trois à la sortie d’un grand magasin et une femme d’une soixantaine d’années nous approche. « Vous êtes pèlerins ? Si vous voulez, je vous invite chez moi ». Nous mettons les sacs dans la voiture et Alain part avec elle. Je me méfiais quand même un peu. Les trois autres, nous allons à pied, selon les indications qu’elle nous avait données. J’avais aussi pris le numéro de plaque ! Elle nous a reçu gratis, j’ai préparé la salade, Alain a cuit la viande au barbecue et nous avons passé la nuit là. Je crois qu’elle était seule et voulait avoir un peu de compagnie. Ca ne m’étonnerait pas qu’elle le fasse à nouveau avec d’autres pèlerins.

Un soir, nous sommes invités à partager quelques bouteilles de vin avec un groupe qui faisait la fête ce soir-là. Sympathique !

Jusqu’à présent, l’expérience est exigeante mais belle. J’étais parti seul et voulais faire le pèlerinage seul mais les compagnons sont venus. C’est quand même plus sympathique de pourvoir parler à quelqu’un le soir car autrement on serait souvent seul dans les gîtes. Durant la journée, il arrive souvent que nous ne parlons pas ou peu et il y a alors tout le temps pour la prière.

Je dis la Messe le soir dans les églises lorsqu’elles sont ouvertes, ou parfois dans le gîte lorsque les autres sont couchés ou avant qu’ils ne se lèvent. Dans un gîte où il y avait un couple d’hospitaliers (des volontaires qui accueillent les pèlerins dans les gîtes, préparent le repas du soir si on le désire et entretiennent), j’ai célébré avec eux le soir, lorsque les autres étaient couchés.

Si des confrères sont tentés par l’expérience, je la recommande ! C’est vraiment un compagnonnage avec Dieu et avec les hommes !

Jean-Michel

Suite de la route vers Compostelle


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