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L A V I G E R I E . be
DOSSIER œcuménique

La REFORME 2017

vendredi 17 février 2017 par G.Verbist, mafr.

La commémoration de 2017 : le succès de la Réforme

par le cardinal Koch.

Pour le Vatican, la commémoration de la Réforme est une heureuse invitation à dialoguer sur ce que les catholiques peuvent apprendre de la Réforme et sur ce que les protestants peuvent tirer de l’Église catholique comme enrichissement à sa propre foi.

Cette commémoration renvoie à l’année 1517, époque où il n’y avait pas encore eu rupture entre Martin Luther et l’Église catholique. L’unité de l’Église ne s’était pas encore brisée. Luther ne voulait absolument pas rompre avec l’Église catholique et fonder une nouvelle Église. Il avait à l’esprit un renouvellement de toute la chrétienté dans l’esprit de l’évangile.

La commémoration de 2017 , qui rappelle les débuts de la Réforme, doit être vue comme une invitation à revenir à la préoccupation originelle de Luther et nous demander ce que cela signifie aujourd’hui, pour les catholiques et les protestants, et pour l’œcuménisme en général, après 5OO ans de division.

L’événement de la présence du pape à Lund, en Suède, le 31 octobre 2016, n’a pas reçu que de la gratitude, mais des critiques aussi et des oppositions. Alors que du côté catholique on craint une dérive protestante du catholicisme, côté protestant on parle de trahison de la Réforme.

31 octobre 1517, Martin Luther fit placarder les thèses sur l’indulgence sur la porte de la Schlosskirche de Wittenberg. En 1962, le théologien catholique Erwin Iserloh, expert en histoire de l’Église, disait déjà que cet affichage était une légende ; depuis, un grand nombre d’historiens estiment qu’il n’y a, en réalité, jamais eu d’affichage effectué de cette manière-là, contrairement à ce qui nous a été transmis.

Historiquement parlant, nous devons partir du fait que Luther envoya ses thèses à l’évêque local, Hiéronyme Schulz et à l’archevêque Albrecht.

A la lumière de tel contexte historique, la commémoration de la Réforme en cette année 2017, rappelle donc l’époque où il n’y avait pas encore eu rupture, où l’unité de l’Église ne s’était pas encore brisée. Luther étant alors encore en communion avec l’Église catholique. Raison pour laquelle cette commémoration en 2017 ne peut avoir lieu que dans une communion œcuménique.

Martin Luther ne voulait absolument pas rompre avec l’Église catholique et fonder une nouvelle Église. Il avait à l’esprit un renouvellement de toute la chrétienté dans l’esprit de l’évangile. Il voulait une réforme substantielle de l’Église.

Le Concile Vatican II a eu une contribution essentielle pour favoriser un renouvellement de l’Église. Martin Luther aurait trouvé ici ’son concile’ auquel il aurait fait appel à l’époque.

Le pape Benoît XVI a dit que cette année 2017 était une occasion pour les luthériens et les catholiques de « célébrer dans le monde entier une commémoration œcuménique commune, de progresser au niveau mondial sur les questions fondamentales », non pas « sous la forme d’une célébration triomphaliste, mais comme une profession commune de notre foi dans le Dieu Un et Trine, dans l’obéissance commune à notre Seigneur et à sa Parole ».

Les trois éléments-clés pour commémorer la Réforme

par le cardinal Koch.

Ces trois éléments sont la gratitude, la reconnaissance de ses propres fautes et l’espérance.

La gratitude.
Nous ne faisons pas que rappeler les 500 ans de la Réforme, mais aussi les cinquante ans d’un intense dialogue, durant lesquels catholiques et luthériens ont pu découvrir ce qu’ils ont en commun.
Un pas important : la déclaration commune sur la justification signée le 31 octobre 1999 à Augsbourg.

La reconnaissance des propres fautes et le repentir.
La guerre de 30 ans a transformé l’Europe en une mer de sang... Affreuses violences les uns contre les autres à cause de la religion...
Les papes, après le Concile Vatican II, ont demandé maintes fois pardon. Les mots ’miséricorde’ et ’réconciliation’ doivent guider notre mouvement œcuménique.

L’espérance.
Cette commémoration en 2017 marquera, non pas la fin mais le début de nouveaux efforts vers une pleine communion ecclésiale, dans une ambiance harmonieuse, emprunts de gratitude, repentance et espérance. (ZENIT)

« Reconnaissez l’unité dans la diversité conciliante »

« Que le pape François remercie pour les fruits de la Réforme, pour moi c’est phénoménal », dit Theodor Dieter, pasteur, directeur de l’Institut d’études œcuméniques à Strasbourg.

Il a reçu un doctorat honorifique de la KUL le 15 Février 2017.

Interview dans TERTIO n° 887 du 8 Février 2017.

  16.02.17.
G.Verbist, mafr.

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