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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°107 Breuklijnen

Novembre-Décembre / November-December - 2016
vendredi 24 février 2017 par Jef Vleugels

 R E F U G I E S

DOSSIER

- Sommet de maires de grandes villes européennes au Vatican

  Les maires de grandes villes européennes se sont retrouvés au Vatican pour une rencontre de travail intitulée « les réfugiés sont nos frères », les 9 et 10 décembre 2016. Les maires de Paris et de Bruxelles furent présents. Le Sommet, organisé à l’initiative de l’Académie pontificale des sciences, est la seconde rencontre de ce type après celle de juillet 2015 sur la lutte contre les esclavages modernes et les changements climatiques.
Quelques extraits de la déclaration finale (ZENIT 11-12-2016)

Cette prise de conscience européenne, présente chez les représentants des villes, souligne le besoin de créer un réseau de maires capables de concevoir des villes accueillantes en tant que refuges, capables d’organiser des corridors humanitaires sûrs et réguliers au sein de l’Union européenne, reconnus par la communauté internationale et capables d’exprimer la solidarité.

Ce nouveau réseau doit être centré sur la rencontre humaine et sur la base d’une vision progressive de l’interculturalité, avec la participation active de la société civile – y compris du secteur tertiaire – et des traditions religieuses, où la défense et la promotion de la dignité humaine, de la liberté, de la justice, de l’intégration et de la paix doivent prévaloir sur les débats de nos préjugés. Il doit se tourner vers un avenir commun de construction de ponts plutôt que de se concentrer sur la diversité comme par le passé.

La guerre et la terreur, la pauvreté, l’inégalité croissante, le changement climatique, la dégradation et les catastrophes environnementales sont à l’origine du plus grand déplacement forcé de l’histoire humaine : plus de 65 millions d’êtres humains. Cela met en évidence la nécessité absolue de passer d’une stratégie basée sur la défense et la guerre à une stratégie centrée sur le développement durable et intégral, en particulier dans le cas des pays les plus avancés. Les murs ne supprimeront jamais la recherche de la sécurité, de la dignité, du bien-être et de la paix.

Les villes doivent construire des ponts d’amour, de charité, de solidarité, de bonne foi, de confiance et d’espérance. Des ponts pour guérir nos frères réfugiés, nos sœurs réfugiées, nos enfants réfugiés et ainsi guérir et rétablir notre humanité commune pour l’amélioration de nos semblables.

- Les migrants partenaires pour le développement économique
Déclaration du Saint-Siège à l’Organisation internationale pour les migrations

Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies à Genève, a appelé à reconnaître les migrants comme des « partenaires » dans le développement économique (Session du Conseil de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le 6 décembre 2016)

En 2016 plus de 6000 migrants « ont perdu leur vie en recherche d’une vie meilleure », a déploré Mgr Jurkovic : « Le nombre de personnes fuyant les conflits, la famine, la persécution religieuse, le changement climatique et les catastrophes naturelles, continue sans cesse à augmenter ».

Ces motifs de migration « devraient remettre sérieusement en question nos réalisations comme famille humaine et nous presser à créer (…) une nouvelle ‘économie sociale’ fondée sur l’inclusion et la justice, servant le grand nombre, non pas quelques-uns », a poursuivi l’observateur permanent.

« Les migrants sont souvent traités comme des numéros et des marchandises, et sont trop souvent perçus comme une menace au lieu d’une ressource pour la société d’accueil », a-t-il encore dénoncé. Or la migration n’est pas « un problème à résoudre mais une réalité humaine qui devrait être gérée par une approche multilatérale ».

Pour le Saint-Siège, « le transfert des ressources, compétences, connaissances et idées par la migration est substantiel ». Mais l’intégration est négligée : « de nombreux migrants continuent à vivre et à travailler dans des conditions précaires et ils font face à des stéréotypes et à la discrimination ». « Quand les migrants ne sont pas intégrés dans la société ils deviennent isolés, créant une culture de méfiance mutuelle et de suspicion ».

« Migration, intégration et développement sont interdépendants », a assuré Mgr Jurkovic. Ainsi les migrants doivent être « reconnus comme des partenaires dans le développement économique », leurs « droits humains » doivent être respectés et ils doivent eux-mêmes « apprécier les valeurs de base de la société d’accueil ».

(ZENIT 8-12- 2016 Anne Kurian Rome)
 

- Vluchtelingen in Griekse kampen wachten bang op de winter

Het Europees akkoord met Turkije heeft de vluchtelingenstroom over de Egeïsche Zee grotendeels doen opdrogen, voorlopig althans. Maar er zitten nog altijd zo’n 65.000 mensen vast in Griekenland. Voor hen zit er vaak niets anders op dan hun lot af te wachten. Want op de vraag hoe het nu verder moet heeft niemand een antwoord.

((eMO* 12-12-2016))
 

- Bientôt un couloir humanitaire entre l’Italie et l’Éthiopie

Un nouveau couloir humanitaire sera prochainement ouvert entre l’Italie et l’Éthiopie. Parmi les promoteurs de ce projet : la communauté de Sant’Egidio, coutumière de ce genre d’initiatives, ainsi que Migrantes et Caritas, deux organisations liées à la conférence épiscopale italienne. Un protocole d’accord sera bientôt signé entre ces trois protagonistes et le ministère italien des Affaires étrangères.

Le projet est ambitieux, puisqu’il vise à permettre à au moins 500 réfugiés africains de rejoindre la péninsule italienne, par des voies sûres et légales. L’Éthiopie se trouve être le pays d’Afrique qui accueille, à l’heure actuelle, le plus de réfugiés, avec des milliers de personnes fuyant la guerre, les famines, les persécutions, les catastrophes écologiques et leurs conséquences, toujours plus nombreuses. Le pays compte quatre camps de réfugiés, et le projet en cours prévoit d’accueillir surtout des migrants provenant d’Érythrée, de Somalie, et du Soudan du Sud.

Ces trois pays sont traversés par des situations particulièrement critiques : une dictature militaire répressive pour l’Érythrée, des famines chroniques pour la Somalie, une guerre civile sanglante pour le Soudan du Sud, qui poussent des populations désespérées à fuir, en quête d’un avenir meilleur, mais souvent au prix de leur liberté, ou de leur vie.

(Radio Vatican 13 dec.)
 

- Kenia volgt voorbeeld EU en dwingt Somalische vluchtelingen grens over

‘Onze actie past in een periode waarin een groeiend aantal landen – rijk en arm – de toegang voor vluchtelingen beperken om de nationale veiligheid te beschermen.’
Met ongeveer die woorden beargumenteerde de Keniaanse overheid dit voorjaar haar beslissing om Dabaab, het grootste vluchtelingenkamp ter wereld, te sluiten en de bewoners te repatriëren. In Dabaab wonen meer dan 280 000 vluchtelingen, waarvan het gros Somali’s. Veel te veel, stelt de Keniaanse overheid vandaag. Daarom moet Dabaab tegen eind november dicht en worden inwoners genoopt om hun boeltje te pakken.

Volgens politieke analisten vormt de Europese aanpak van de vluchtelingencrisis een hefboom voor de Keniaanse beslissing. ‘De Europese lidstaten lieten de laatste achttien maanden duidelijk verstaan dat ze in naam van het contra-terrorisme en de eigen veiligheid het internationaal recht naast zich kunnen neerleggen’, klinkt het bij Amnesty International.

Kenia lijkt nu voor dezelfde aanpak te gaan.

Goele Geeraert, MO* 15 november 2016
 

- Het huidige asielbeleid holt de rechtsstaat uit

“Wij redden de banken, maar niet de vluchtelingen. Ziedaar het bankroet van de mensheid.” Migratie-experts Leo Lucassen en Henk van Houtum citeren de woorden van paus Franciscus met instemming. Enkele citaten uit hun lang artikel in KNACK.

“Het grensbeleid van de Europese Unie is uitgemond in een benauwde en dodelijke tunnelvisie, waarbij het arbeidsmarkt- en vluchtelingenbeleid deels uit handen is gegeven aan mensensmokkelaars en dictatoriale regimes. Fort Europa is zowel technisch als moreel failliet.”

In landen zoals Nederland, België en Duitsland lijkt die crisis nu toch stilaan bezworen ?
“Was dat maar waar. Er leven nog veel mensen in erbarmelijke omstandigheden. Ze zijn alleen uit het oog omdat we wegkijken. We laten het de Grieken en de Italianen zo veel mogelijk alleen oplossen. We duwen de vluchtelingen ook steeds verder weg. Er zijn intussen zelfs plannen om met dictatoriale regimes als Eritrea, Niger en Sudan vergelijkbare deals te maken als met Turkije.”

“Je kunt kritiek hebben op de manier waarop de Grieken het probleem aanpakken, maar er zitten in die arme lidstaat nu toch al een jaar zo’n 50.000 mensen in vreselijke omstandigheden bij elkaar en niemand steekt een poot uit. Griekenland is een soort afvoerputje geworden. Zo ondergraaf je de principes waarop de hele Europese Unie is gebouwd.”

“Er zitten in Turkije naar rato vijftien keer meer Syriërs als in de hele Europese Unie. En dat land is een stuk armer. Meer dan de helft van de Syrische kinderen in Turkije zit niet op school, maar werkt in een fabriek. Dat vinden wij dus allemaal prima. Zolang ze maar niet naar ons toekomen. Dat is toch een behoorlijk cynische houding, zeker als je jezelf zoals de Europese Unie voortdurend op de borst slaat als het over mensenrechten gaat.”

Is het aantal vluchtelingen vandaag dan niet groter dan ooit ?
“Dat is een misvatting. Mensen blijven toch het liefst in hun eigen land als dat enigszins kan. Het aantal vluchtelingen bedraagt nog altijd maar 1 procent van de wereldbevolking. Sinds de oorlog in Syrië zijn anderhalf miljoen mensen naar de EU gevlucht. Dat is een behoorlijk aantal, maar tegelijk is het slechts 0,3 procent van de totale bevolking van de Unie.”

Wat is naïever : een muur bouwen of pleiten voor open grenzen ?
“Paus Franciscus zei onlangs : ‘We redden de banken, maar niet de vluchtelingen. Ziedaar het bankroet van de mensheid.’ Sinds de invoering van Schengen zijn dertigduizend mensen gestorven aan de buitengrenzen van de Europese Unie en is de Middellandse Zee een massagraf geworden. Dat gebeurt niet in de middeleeuwen, maar in onze beschaafde tijd. Het huidige grensbeleid is zowel technisch als moreel failliet.”

Maar u kent het tegenargument : als we de grenzen niet bewaken, staat straks de halve wereld bij ons op de stoep. Dat is politiek onverkoopbaar en financieel niet houdbaar.
“Dat is de angst dat ‘de dijken zullen breken’. We leven in Europa in wat de Duitse filosoof Peter Sloterdijk ‘een fobiecratie’ heeft genoemd. En die angst wordt politiek gevoed zonder gedegen wetenschappelijke analyse over het falen van het huidige mondiale systeem en het failliete Fort-Europa-beleid.

Is het draagvlak voor een ander vluchtelingenbeleid niet helemaal onderuitgehaald op de oudejaarsnacht in Keulen ?
De reacties op Keulen waren een schoolvoorbeeld van selectieve verontwaardiging. Het was natuurlijk absoluut verkeerd wat daar gebeurde, maar het werd meteen gemunt als een karakteristiek van vluchtelingen. En de criminaliteit jegens vluchtelingen is vele malen groter dan de criminaliteit door vluchtelingen.”

Dreigt u toch niet het verwijt te krijgen dat u als wetenschapper de vluchtelingencrisis bagatelliseert ?
“Het huidige beleid gaat niet alleen ten koste van de vluchtelingen, die sterven aan onze poorten, maar het holt ook de eigen rechtsstaat uit, het vergroot juist de xenofobie en het scheurt de Europese Unie uiteen. Meer nog dan bij de eurocrisis staat bij de zogenaamde vluchtelingencrisis de existentie van de EU op het spel.”

Knack, 14 december 2016
 

- “Vluchtelingendeal met Erdogan is EU onwaardig”

‘De vluchtelingendeal is de Europese Unie onwaardig’, sneert Europees parlementslid Bart Staes (Groen). ‘En sinds de dreiging van Erdogan om de deal op te blazen, is het voor steeds meer lidstaten duidelijk dat we kwetsbaar zijn voor chantage’, vult Wouter De Vriendt, Groen-kamerlid, aan. ‘De pushbackdeal met Turkije verder uitbreiden naar Noord-Afrikaanse landen zoals de N-VA voorstelt, is niet de oplossing. Er moet een plan B komen.’

Groen stelt zijn eigen plan B voor : een anti-verdrinkingsplan dat de pushbacks inruilt voor een volgens de partij ‘broodnodige humane en realistische aanpak van de vluchtelingenproblematiek.’

Het vertrekpunt ? Wie bescherming nodig heeft, wordt niet langer teruggestuurd, maar moet aan de grenzen van Europa gecontroleerd toegang kunnen krijgen tot de Europese Unie. Om een veilige en legale manier te creëren om de EU over land binnen te komen, moeten er binnen de EU hotspots komen aan de Turks-Bulgaarse en Turks-Griekse grens – die nu gesloten zijn. Een permanent, bindend spreidingsmechanisme moet de vluchtelingen tot slot billijk verdelen over de lidstaten.

De Standaard van 7-12-2016
 

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