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L A V I G E R I E . be
Sahara

SŒURS BLANCHES AU SAHARA

RELAIS P.B. MAGHREB Nr 33 – mei 2019
mercredi 15 mai 2019 par Webmaster
Dans les années 70, nous étions implantées dans 12 lieux du diocèse : Djelfa, Laghouat, Aflou, El Bayyod, Aïn Sefra, Béchar, EL Minia, Ghardaïa, Ouargla, Touggourt, El Oued, Biskra .Ce qui représentait en 1969/70, 105 sœurs en 15 communautés. Dans les années cinquante, nous avions même été jusqu’à 125 sœurs au Sahara ! Adrar a eu une communauté de Sœurs Blanches entre 1944 et 1951 !

A quand remonte notre présence au Sahara ?

En général, notre installation dans un poste suivait celle des Pères blancs !
En 1891, les sœurs arrivent à Biskra et en 1895, elles ouvrent leur hôpital : celui-ci sera remis à l’Etat en 1972.
1892, arrivée des sœurs à Ghardaïa, parties d’Alger le 14 décembre, elles arrivèrent le 27 décembre.
1912 premier séjour à Ouargla, mais à cause de la guerre, elles ne pourront pas rester, elles y reviendront en 1924.
1921 fondation de Laghaouat, et El Goléa ( El Minéaa).
1927 Aïn Sefra
1928 El Bayyod,
1932 Touggourt
1941 Djelfa
1942 les musulmans d’El Oued offrent 125000 francs pour faire venir les sœurs .
1954 Béchar
1970 Aflou
1996 Timimoun

Quelles Activités ?

En général, il y avait les sœurs infirmières qui travaillaient dès leur arrivée dans les infirmeries hôpitaux, dispensaires.
Les sœurs ont ouvert les « ouvroirs » où les filles et les femmes venaient apprendre à tisser et travailler les tapis, et ensuite travailler à domicile. Ce fut une source de revenus pour bien des familles. Il fallait faire aussi tout le travail de préparation de la laine depuis le lavage, cardage, filage, teinture pour ensuite la donner à tisser.

En 1971, tous les ouvroirs de tissage, sont passés à la S.A.P (société agricole de prévoyance, société étatique), mais les sœurs ont continué à travailler dans leur service.

Il y a eu aussi tout un travail de recherche sur les dessins des anciens vieux tapis que les sœurs ont fait reproduire ou ont modernisé, mais toujours en respectant la spécificité traditionnelle de chaque oasis. Une de nos sœurs a sillonné presque tout le pays à la recherche de ces dessins, photographiant les tapis. Le même travail a été fait sur les poteries et la vannerie, et elle en a fait des livres pour le compte de la S.A.P, dans le but de sauvegarder un riche patrimoine.

Il y avait les écoles primaires, pour les filles, parfois un collège (à Laghouat).
Il y avait les écoles ménagères où était donné un enseignement ménager, la coupe, la couture, la broderie, la cuisine, culture générale... et qui conduisait les élèves à un examen de C.A.P.
Partout avec l’instruction, les élèves recevaient une formation humaine.
Toutes les écoles ont été nationalisées en 1976.

Et il y avait aussi tout : la vie de relations des sœurs, leurs visites dans les familles

A Touggourt, nous avions une communauté où les sœurs venaient pour apprendre l’arabe, et chacune ensuite devait continuer dans son quotidien,
« Apprendre la langue d’un peuple, c’est lui appartenir » disait le Cardinal Lavigerie.
A Touggourt aussi, une sœur infirmière avait relevé sur des petits papiers, avec leur permission tous les dessins des tatouages des femmes qu’elle soignait. Et ces dernières années sœur Lucienne Brousse en a fait un livre « Tatouages et dessins féminins » [1]

Ici à Ghardaïa, une sœur s’était intéressée de près à la flore de la région et a constitué un herbier de façon assez scientifique.

En 1978/79 36 sœurs travaillaient dans le secteur public : médical, enseignement collège et lycée, S.A.P. jardin d’enfants, pouponnière…

En 1989/90, il n’en restait plus que 10 dans le secteur public !

ET MAINTENANT ???

Nous restons quatre sœurs blanches à Ghardaïa !!! Mais le diocèse a accueilli les sœurs de l’Immaculée Conception de Ouagadougou, à Ouargla, les sœurs de Notre Dame du lac de Bam, à Timimoun, qui, avec les sœurs de l’Annonciation de Bobo-Dioulasso à Constantine et Alger(Glycines) et les sœurs du Mali à Oran, sont parmi les 22 congrégations dont nous avons aidés à la fondation. Aussi elles sont notre relève !

L’Esprit a aussi inspiré les sœurs de la Salette (El Menea) et les sœurs de l’Immaculée (Hassi Messaoud) à venir. Nous en rendons grâce ! Et comme Jean-Baptiste, je dirai : « Nous, nous diminuons, mais elles, ces communautés, qu’elles grandissent ! » Le Cardinal avait dit : « C’est par les africains eux-mêmes, que s’accomplira l’œuvre durable »

C’est un aperçu rapide et général

 
  Danielle Lorenzoli, Sœur Blanche
à l’occasion de la journée du 150e anniversaire à Ghardaïa le 10 avril 2019 durant l’Assemblée diocésaine

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