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Biographies

Les 4 Pères Blancs béatifiés en Algérie

vendredi 31 mai 2019 par Webmaster
[vert]Missionnaires d’Afrique (Pères Blancs)
Béatifiés le 8 décembre 2018 à Oran en Algérie
avec 15 autres martyrs de l’Eglise d’Algérie
Ils sont fêté dans l’Eglise le 8 mai
[/vert].


Biographies des 4 confrères béatifiés

[bleu marine]Père Christian Chessel[/bleu marine]

C’est après un parcours professionnel d’ingénieur civil, de deux ans de coopération en Afrique et deux ans au séminaire interdiocésain d’Avignon, que Christian fait sa demande d’admission chez les Pères Blancs en 1985. Envoyé à Tizi-Ouzou pour son stage, il saisit d’emblée l’exigence spirituelle de la mission en terre d’Islam et l’engagement de travail et d’étude qu’il supposait. Il s’y donne alors généreusement. Après 4 ans d’études de théologie en Angleterre, il passe un an au PISAI et prononce son serment missionnaire le 26 novembre 1991 dans la chapelle de la Maison généralice à Rome. Il est ordonné prêtre le 28 juin 1992. Avant de repartir pour l’Algérie, il fait une seconde année au PISAI et ensuite retourne à Tizi-Ouzou.

Quelques mois plus tard, en juin 1994, il devient responsable de la communauté et six mois après, il est tué avec ses trois confrères. Il était sur le point de réaliser un projet qui lui tenait à cœur : construire une bibliothèque destinée à tous les jeunes, filles et garçons, de Tizi-Ouzou.

Brillant intellectuel, Christian est reconnu pour sa gentillesse, son enthousiasme et sa vie de foi. Par souci de mieux comprendre l’Islam, il avait demandé de faire partie du groupe « Lien de la Paix », né dans l’orbite du monastère des trappistes de Notre-Dame de l’Atlas, éprouvant la nécessité d’équilibrer sa recherche intellectuelle par une dimension plus spirituelle, avec quelque chose de plus simple et de vécu. Trois mois avant sa mort il avait écrit un témoignage émouvant suite à une interpellation quant à ses raisons de rester en Algérie : « Finalement, croire au sens de notre présence en Algérie aujourd’hui, ce n’est peut-être rien d’autre que croire à la force de l’amour ». Il avait aussi écrit une méditation sur la « faiblesse » qui, pour lui, marquait nécessairement la mission en monde arabo-musulman. Pour Christian, Jésus, Dieu devenu homme, rejoint notre faiblesse « naturelle » en la partageant. Il prend sur lui toute la faiblesse humaine et la transfigure. Il s’en sert pour révéler à toute personne l’amour et la fidélité de Dieu.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.


[bleu marine]Père Jean Chevillard[/bleu marine]

Né à Angers le 27 août 1925, il entre chez les Pères Blancs en 1941, fait son noviciat à Carthage et, trois ans plus tard, son serment missionnaire à Thibar. Il est ordonné prêtre en 1950.

Homme de caractère, doté d’un autorité naturelle qu’une grande chaleur humaine cependant tempérait, le Père Jean était bon organisateur et très appliqué dans les nombreuses tâches qui lui furent confiées : économe du scolasticat de Thibar, en Tunisie, fondateur du centre El Harrach en Algérie et engagé pendant une quinzaine d’années dans de nombreux autres centres de formation professionnelle où il mettait au premier plan le souci de l’éducation des jeunes.

Il fut aussi responsable, à divers niveaux, de ses confrères Pères Blancs : assistant provincial en France pendant six ans, supérieur régional en Algérie pendant deux mandats de 3 ans. L’âge aidant, il montre plus de souplesse, gardant comme précieux atouts sa grande charité, son savoir-faire et son entregent. En 1986, il est nommé responsable à Tizi-Ouzou, fonction qu’il transmettra au plus jeune de la communauté, le Père Christian Chessel.

Ecrivain public pour les uns, enseignant pour d’autres et à la recherche de quelque document officiel en ville pour les troisièmes, ce fut de son bureau au rez-de-chaussée que, le 27 décembre 1994, alors que des personnes attendaient ses bons services, il fut appelé et tué dans la cour. Il repose dans le cimetière de Tizi-Ouzou.

« Homme droit, d’un seul tonneau, qu’il fallait aimer d’un seul bloc », « homme de prière », dont le témoignage de vie nous a valu ce mot :
« le Père Jean m’a conduit à Dieu sans m’en parler. Il m’a suffi de le regarder vivre et de méditer sur sa conduite. »


[bleu marine]Père Charles Deckers[/bleu marine]

Né à Anvers (Belgique) le 24 décembre 1924, il entre chez les Pères Blancs en 1943, fait son noviciat deux ans plus tard ? Il prononce le Serment missionnaire qui le lie à la Société des Missionnaires d’Afrique le 21 juillet 1949 et est ordonné prêtre le 8 avril de l’année suivante.

Nommé en Algérie, il passe d’abord deux ans à la Manouba, en Tunisie, pour apprendre l’Arabe. En 1955, il est nommé à Tizi-Ouzou, en Kabylie, où il apprend la langue berbère. Il y devient responsable d’un foyer de jeunes, directeur d’un Centre de Formation professionnelle et membre du Secrétariat populaire.

Rappelé en Belgique en 1978, il lance le Centre de documentation « El Kalima » à Bruxelles. De retour en Algérie, il est nommé curé en 1987 à Alger, à la Basilique de Notre-Dame d’Afrique. Homme de relations et de service, il y accueille tous ceux qui, en difficulté, l’approchent. Il donne des cours d’anglais, de français, de latin même ; il garde le contact avec bon nombre d’élèves et d’anciens élèves.

Le 27 décembre 1994, il part d’Alger pour fêter, à Tizi-Ouzou, la St-Jean avec son ami Jean Chevillard et ses confrères. C’est là que, quelques minutes après son arrivée à la communauté, il donne le témoignage suprême de son attachement à ceux et celles dont il avait pris la nationalité. Il repose dans le cimetière de Tizi-Ouzou.

Charles était particulièrement aimé des Kabyles, dont il possédait bien la langue. Il donnait beaucoup d’importance au respect de l’identité culturelle de la Kabylie. Il s’était fait « Berbère avec les Berbères »


[bleu marine]Père Alain Dieulangard[/bleu marine]

Né le 21 mai 1919 à St. Brieuc (Bretagne), il entra chez les Pères Blancs en 1943. Après son noviciat à Maison Carrée en Algérie, il fit ses études de théologie en Tunisie. Il prononça son serment le 29 juin 1949 et fut ordonné prêtre à Carthage le 1er février 1950.

Le Père Alain a passé toute sa missionnaire, 44 ans, en Algérie, principalement en Kabylie. Comme tout Père Blanc il commença par l’étude de la langue. Il étudia l’arabe à la Manouba à Tunis. Puis il se mit au berbère au cours des nominations qui suivirent : à Djemaa Saharidj, aux Ouadhias, à Beni Yenni, à Azazga… Tour à tout, il enseignait, s’occupait de l’aménagement d’un centre professionnel ou suivait un chantier. Il se dépensait beaucoup, faisant trois choses en même temps. La nationalisation de l’enseignement en 1976 lui permit de ralentir. Il en profita pour développer davantage son côté mystique et charismatique.

Plusieurs fois, la vie contemplative l’avait déjà tenté. En 1978, il est nommé à Tizi-Ouzou, son dernier poste. C’est là, dans la cour de la maison des Pères Blancs, qu’en fin de matinée, le 27 décembre 1994, le Père Alain fut tué, ensemble avec ses trois confrères. Il repose au cimetière de Tizi-Ouzou.

Peu expansif, discret, homme d’intériorité et de prière, le Père Alain était estimé pour son dévouement et son souci des contacts. Il mettait beaucoup d’amour dans ce qu’il faisait : enseigner le catéchisme aux enfants chrétiens, accompagner l’une ou l’autre personne, visiter une famille ou une personne âgée.

« C’était un sage et les Kabyles le reconnaissaient comme tel »


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