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Les catholiques et le cléricalisme

CCBF - Communiqué de presse 19 juin 2019
jeudi 27 juin 2019 par Webmaster
Communiqué de presse 19 juin 2019

Les catholiques et le cléricalisme : 1re enquête de terrain depuis la crise



Cette enquête - la première depuis la grave crise de l’été et de l’automne 2018 - est une initiative de la Conférence des baptisé-e-s (CCBF). Elle fait suite à la lettre du pape François au peuple de Dieu, qui a dénoncé les méfaits du cléricalisme dans l’Église et demandé aux catholiques de s’engager.

La CCBF a donc enquêté sur le cléricalisme dans le cadre paroissial. Par un questionnaire envoyé à ses 10 000 sympathisants (et à ceux à qui ils ont voulu le relayer), elle s’est intéressée à la fois aux rapports « objectifs » clercs/laïcs (25 questions fermées) et au vécu subjectif des catholiques dans leurs paroisses (question ouverte, permettant des commentaires libres).

Conçue par un groupe de travail de la CCBF avec l’aide d’un sociologue, l’enquête, réalisée entre le 15 mars et le 15 avril 2019 a reçu 4096 réponses, soit un taux de retour supérieur à 40 %. Ce taux d’un niveau exceptionnel atteste à la fois de l’actualité et de l’importance du sujet, de l’implication des catholiques concernés, et aussi de leur besoin d’écoute et de parole. La taille de l’échantillon permet de le considérer comme significatif, à défaut d’être représentatif de l’ensemble des catholiques francophones.

Quelques résultats :

  • 87% des répondants approuvent la dénonciation du cléricalisme par le pape. Ils considèrent que c’est un problème « très important » ou « assez important ». Dans la moitié des cas les relations entre prêtres et laïcs, quand elles existent, ne sont pas perçues comme équilibrées.
  • Parmi les solutions proposées pour y remédier, 50% privilégient la mise en valeur du sacerdoce des baptisés, 49% la responsabilisation des femmes, et 40% l’ouverture du ministère ordonné à des hommes mariés.
  • La moitié des répondants s’est exprimée sur les plans liturgique ou sacramentel. Mais à 75%, leurs expériences de célébration en l’absence de clercs n’ont pas été encouragées, ce qui montre, en creux, l’ampleur des prises de conscience à opérer sur ce sujet.
  • Dans l’ensemble, on constate des répartitions assez équilibrées entre les satisfaits et les déçus au sujet de la vie en paroisse, de son ouverture sur l’extérieur, de sa vie fraternelle, de la bonne intégration des prêtres étrangers. Mais, dans les paroisses regroupées, cet équilibre est rompu : le nombre de déçus croit significativement par rapport aux paroisses à un seul clocher.
  • Enfin, l’analyse de l’échantillon fait apparaître une surreprésentation des femmes, des diplômés et des personnes âgées. L’équilibre entre les différents types de territoires (urbains, ruraux, …) est respecté.

Les apports de l’enquête qualitative :

  • Les 700 réponses à la question ouverte, souvent très développées, ouvrent sur un constat angoissant et révoltant : la souffrance des catholiques. Profond désarroi, appels au secours, font la trame de la plupart des réponses. Mais la souffrance n’a pas le dernier mot ; elle s’accompagne d’une conviction abondamment reprise : les catholiques trouvent en l’Évangile une ressource inépuisable. Dans un acte de foi et d’espérance, ils réaffirment que la Bonne Nouvelle n’appartient pas au passé : elle a la puissance d’ouvrir un avenir toujours neuf.
  • En conséquence, certains veulent œuvrer au sein des paroisses pour « réformer l’Église » ; d’autres « n’attendent rien de l’Église actuelle » et veulent « inventer aux périphéries ». Des témoignages et des propositions pour faire vivre des communautés ouvertes dans une Église humble et à l’écoute de la société d’aujourd’hui sont proposées. Mais aucun des répondants ne se résout à abandonner l’Évangile. Bonne nouvelle, non ?

Pour mémoire, au sujet du taux des personnes dites pratiquantes, deux chiffres circulent : entre 4 et 5% pour celles qui vont à la messe tous les dimanches, entre 7 et 9 % si on y ajoute celles qui y vont au moins une fois par mois. Comment alors ne pas se demander qui pourrait trouver « normal » que 50% des répondants qui fréquentent encore les paroisses ne se disent pas satisfaits ?

  Le rapport complet est lisible et téléchargeable ci-après

La CCBF
Contact : contact@baptises.fr
ou Christine Tasset 0033 6 83 26 68 69

Le cléricalisme, « cette attitude qui annule non seulement la personnalité des chrétiens, mais tend également à diminuer et à sous-évaluer la grâce baptismale que l’Esprit Saint a placée dans le cœur de notre peuple. Le cléricalisme, favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs, engendre une scission dans le corps ecclésial qui encourage et aide à perpétuer beaucoup des maux que nous dénonçons aujourd’hui. Dire non aux abus, c’est dire non, de façon catégorique, à toute forme de cléricalisme ».

Pape François, Lettre aux catholiques du monde entier, 20 août 2018.
 

Version téléchargeable

Les cathos face au cléricalisme 1re enquête


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