missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be
Annexe à Nuntiuncula N°646

Feuilles Vertes 10-07

Octobre 2007
samedi 6 octobre 2007 par G.Verbist, mafr.

Une publication du GROUPE RENCONTRE

 Al-Ghazali : héraut d’un islam pacifique

(par Maurice Borrmans, mafr)

Ce spirituel est l’un des plus grands philosophes de l’histoire du monde musulman.
Iranien, né en 1058. Professeur, éminent théologien. Il découvre le soufisme qui conduit aux certitudes de la foi et à la sérénité de l’âme, dit-il.
« Les soufis seuls marchent dans la voie de Dieu le Très-Haut, leur manière de vivre est la meilleure manière, leur chemin le plus pur chemin, leurs vertus les plus pures vertus. »
L’interprétation parfaite de la loi est donnée par la vie des prophètes et des saints. C’est pourquoi, il se réfère volontiers aux dires de Jésus qui se transmettent dans la tradition musulmane, comme aux hadîth (sentences sacrées par lesquelles Mahomet rapporte les paroles qu’il a entendues de Dieu).

A la fin de sa vie, il mènera une vie retirée, vouée à la méditation, jusqu’à sa mort en 1111.
Dans ses œuvres qui sont nombreuses, Al-Ghazali propose aux musulmans de redécouvrir que la religion est avant tout « un pèlerinage vers Dieu ».

Aux musulmans de notre temps et à tout homme en quête de vérité, il adresse encore ce message : « Revêtez-vous des mœurs de Dieu. La perfection consiste, pour le croyant, à s’approcher de son Seigneur en Lui empruntant ceux de Ses attributs qui méritent toute louange : science, justice, bonté, bénignité, bienfaisance, miséricorde, bon conseil, encouragement au bien, préservation de tout mal et tant d’autres qualités. »

SITE qui inclut les textes de ses principaux ouvrages : www.ghazali.org
(La vie – n° 3238-20 sept.07)

 Des diplomates musulmans en séminaire de formation à Rome.

Devant une crucifixion accrochée dans une galerie de peinture à Rome, un diplomate d’un pays du Golfe reste un moment pensif. Puis il demande au père jésuite qui se trouve à ses côtés : « Au fait, pourquoi Jésus a-t-il été crucifié ? »

En invitant les diplomates musulmans à un séminaire de formation durant trois semaines
(ils étaient une vingtaine) ils ont pu découvrir les aspects culturels, religieux, institutionnels de la présence internationale du Saint-Siége. Il s’agissait de leur montrer pourquoi l’Eglise s’intéresse au monde, sans pour autant faire de prosélytisme.

L’une des conférences qui a suscité beaucoup de questions fut celle de Caritas International, surtout quand le conférencier a expliqué qu’en République Islamique de Mauritanie, 90 % des volontaires de Caritas sont des musulmans. Cela a provoqué pas mal de réactions !
« Ces rencontres à un haut niveau furent extrêmement enrichissantes » (une diplomate turque). Un diplomate du Maghreb fut frappé « par le degré de connaissance, par le Saint-Siège, des différentes régions du monde. »

Il est nécessaire de se former et de s’informer… Des deux côtés.
(I.D.G. Rome in La Croix – 11/09/07)

 Le Pape a demandé aux évêques du BENIN

(le 20/09/07) en visite à Rome
« d’encourager un dialogue sincère avec les musulmans, fondé sur une connaissance réciproque toujours plus vraie, notamment par des relations humaines respectueuses, par une entente sur les valeurs de la vie et par une coopération mutuelle en tout ce qui promeut le bien-être commun. »

 Le sens du pèlerinage

texte de Louis Massignon,
prêtre de l’Eglise melkite (+ 1962)

Vers quoi va ce pèlerin ? Il va vers un Lieu Saint, préfigure de la Béatitude ; il s’exile de lui-même … Ces pèlerins marchent, ils vont vers un lieu, ils n’en connaissent qu’un depuis douze siècles et, comme la direction de leur prière, c’est La Mecque. Des millions de priants convergent vers ce lieu, unis par la Foi qui leur fait « survoler » la distance …
Ils se reconnaissent parce qu’ils ont un seul axe, un axe de transcendance, qui est rivé sur le monde, cloué au lieu du sacrifice abrahamique …

Il y a un dépouillement dans ce voyage du pèlerinage qui est un dépassement, une spiritualisation … On se costume le moins possible : quand il arrive dans le territoire sacré il quitte ses vêtements et n’a plus que la ceinture de la pudeur et il met une robe blanche, et il dit : « A tes ordres, me voici ». Dieu n’est pas visible, aucune icône ni image qui puisse guider sa prière : c’est l’attente de la Foi … du pardon. Aurions-nous eu cette patience ?

Ils appellent hajj le pèlerinage : on y fait encore le sacrifice du mouton d’Abraham.
Un jour avant d’immoler on offre l’intention, se trouvant dans la plaine (Arafàt), en dehors de La Mecque, comme un peu en dehors de Jérusalem pour la mort du Christ ; c’est là que l’on dédie à Dieu l’offrande, ce qui obtient aux pèlerins le pardon et l’indulgence jubilaire, selon leur Foi …

La Pâque est un pèlerinage et une aumône et les Juifs la mangent debout, le bâton à la main.
De même, quand nous allons à la communion, convenons que c’est un viatique de pèlerins, en route vers le lieu du sacrifice, et que nous pourrons, ce soir, y mourir martyrs de la Foi, comme disait Charles de Foucauld.
(in Christus, n° 214 – avril 2007.)

 L’Aïd el Kébir

la grande fête des musulmans, fête du SACRIFICE (Adha)
sera célébrée le jeudi 20 décembre 2007.

« Quelle joie quand on m’a dit : allons à la maison du Seigneur » Ps 121
Ce psaume de pèlerinage peut nous rappeler une dimension essentielle de notre vie,
à savoir notre condition d’hommes en marche vers la Jérusalem céleste,
vers ce but qu’est la rencontre ultime avec Dieu.
Garder vivante cette « mémoire du futur » suppose de nous engager chaque jour
dans un pèlerinage vers notre cœur profond,
ce lieu de la présence aimante de Dieu en nous.


(Prions en Eglise – sept.2007.)


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