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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°25 Breuklijnen

Juillet - Juli 2009
jeudi 16 juillet 2009 par J.V.

"CARITAS IN VERITATE", TROISIÈME ENCYCLIQUE DE BENOÎT XVI

La crise financière est venue donner une forte actualité à la troisième encyclique de ce pontificat qui, actualisant la doctrine sociale de 1’Eglise dans un contexte de mondialisation, critique les fondements mêmes du système économique international actuel.

"Aujourd’hui, nous le voyons bien avec la faillite des grandes banques : l’argent disparaît ; il n’est rien." En octobre dernier, ce commentaire abrupt de Benoît XVI sur la crise financière, devant le Synode des évêques, avait surpris. /…/ Derrière la critique d’un système bâti sur "le succès, sur la carrière, sur l’argent", il explicitait clairement la nécessité de revenir "à la réalité des valeurs", à un changement radical de notre attitude non seulement d’homo oeconomicus, mais d’homme tout court.

Le ton de la troisième encyclique, Caritas in veritate (L’amour dans la vérité), trois ans après Deus caritas est et un an après Spe salvi , est ainsi donné. Il s’agit, expliquait Benoît XVI le 13 juin dernier, "de mettre en évidence quels sont pour nous, chrétiens, les objectifs à poursuivre et les valeurs à défendre inlassablement, afin de parvenir à une société humaine vraiment libre et solidaire".

Cette encyclique - 140 pages dans le petit format des documents romains - n’a cependant guère à voir avec les deux précédentes. Non seulement parce qu’elle touche au social, quand les autres abordaient les vertus théologales. Mais aussi parce qu’elle constitue moins une oeuvre personnelle de Benoît XVI que les deux précédentes et davantage, comme c’est souvent le cas pour les encycliques, le résultat d’un travail auquel diverses instances de l’Église ont collaboré.

Extrêmement exigeant sur le fond

Il serait cependant faux d’en déduire que le pape ne s’y est pas fortement impliqué. Au contraire, il a relu et annoté chaque passage de sa petite écriture fine de professeur. Il s’est montré extrêmement exigeant sur le fond. Voilà deux ans, en effet, que l’on annonce régulièrement cette encyclique qui devait sortir pour les 40 ans de Populorum progressio (Paul VI, 1967) et aborder, pour la première fois de la part du Magistère de l’Eglise, le thème de la mondialisation. Mais Benoît XVI a renvoyé par quatre fois le manuscrit, jugé peu précis.

Surtout, le pape a vite compris que la crise économique était venue bouleverser la donne, donnant à ce texte une importance toute particulière et appelant un soin redoublé. Ce qui devait être une réflexion sur la mondialisation devait désormais prendre en compte un contexte financier en désagrégation et des économies nationales asphyxiées.

Une note, signée de la Secrétairerie d’État pour la conférence de Doha en 2008, pose la toile de fond : crise des souverainetés nationales, nécessité de repenser les mécanismes de régulation au niveau international (un nouveau "Bretton Woods"), injustice profonde d’un système où les pays pauvres financent la croissance des pays riches et en fournissent la main-d’oeuvre, inanité d’institutions bancaires confondant les moyens et les fins.

La crise, une opportunité pour rappeler la doctrine sociale

La crise a profondément remis en cause les mécanismes mêmes du libéralisme mondial. Elle constitue ainsi, pour l’Église, une belle opportunité pour rappeler les fondements de la doctrine sociale et les appliquer à la globalisation. /…/

Toutes les grandes encycliques de doctrine sociale sont ainsi intervenues à des étapes décisives du développement économique : Rerum novarum (Léon XIII, 1891) en plein essor du capitalisme industriel, Quadragesimo anno (Pie XI, 1931) avec la Grande Dépression, Populorum progressio (Paul VI, 1967), la décolonisation et la problématique du tiers monde, Centesimus annus (Jean-Paul II, 1991), la fin du communisme.

Soucieux de crédibilité, le pape a beaucoup consulté : le Conseil pontifical Justice et Paix pour le matériel de base, des économistes italiens, comme Stefano Zaragni, spécialiste d’économie sociale, ou le banquier Ettore Gotti Tedeschi, gouverneur de la Banque d’Italie. Surtout, Benoît XVI a travaillé avec des experts allemands de la doctrine sociale, comme Mgr Reinhard Marx, archevêque de Munich, ou son ancien collègue d’université le philosophe Ernst Wolfgang Böckenförde, l’un des critiques actuels les plus pertinents du libéralisme.

La pensée économique du pape est d’ailleurs profondément influencée par cette méfiance de la philosophie allemande hégélienne à l’encontre du libéralisme et du capitalisme. En 1985, dans une conférence intitulée "Eglise et économie, responsabilité pour le futur de l’économie mondiale" , le cardinal Joseph Ratzinger s’en prenait à la vision d’Adam Smith (confiance en la liberté totale des acteurs du marché) et affirmait la nécessité de s’attaquer aux fondements mêmes du système économique, citant Peter Koslowski "L’économie n’est pas seulement un réseau de lois économiques, mais doit être au service de l’homme."

Plus proche de Paul VI que de Jean-Paul II

Enfin, le pape se veut aussi fidèle à l’"humanisme intégral" inspiré par Jacques Maritain à Paul VI, notamment quand celui-ci mit en avant l’idée de "développement intégral", consistant à "promouvoir tout homme et tout l’homme" (Populorum progressio, n° 14). Benoît XVI a placé explicitement l’encyclique Caritas in veritate dans cet héritage, se sentant sans doute plus proche, de ce point de vue, de Paul VI que de Jean-Paul Il.

De même, Benoît XVI en appelle à une conversion radicale de l’homme : il part des fondements de l’agir humain, à savoir l’Amour éclairé par la Vérité, selon les termes de la Première Lettre de saint Paul aux Corinthiens (chap. 13).

Sans amour dans la vérité, sans réhabilitation du don, le don gratuit de l’amour, il n’y a pas de vraie responsabilité sociale, et le monde court le risque d’une désagrégation. A partir de là, l’encyclique peut décliner les conséquences pour les différents acteurs, responsables politiques, les syndicalistes, et aussi pour la gouvernance mondiale.

Isabelle DE GAULMYN dans La Croix du 8 juillet 2009

"LIEFDE IN WAARHEID" ONVOLLEDIG ZONDER "LIEFDE IN GEWELDLOOSHEID"

Ik heb met belangstelling de nieuwe encycliek "Caritas in veritate" gelezen. Daarbij had ik voor ogen wat deze encycliek kan betekenen voor Pax Christi en het Netwerk Rechtvaardigheid en Vrede waarin ik werkzaam ben. Bijzonder kostbaar is de nadruk die wordt gelegd op de band tussen geloof en rede en het begrip “integrale menselijke ontwikkeling”. Terecht zegt de paus dat er geen echte ontwikkeling mogelijk is zonder aandacht voor heel de mens en voor alle mensen.

Deze nieuwe encycliek is duidelijk een vervolg op de eerste encycliek “Deus caritas est - God is liefde” . Liefde noemt de paus de grootste gave van God aan de mens. Waarheid is dan de mogelijkheid om God te kennen als oorsprong van het leven en om alle mensen in liefde nabij te zijn. Deze gelovige visie wordt doorheen de ganse encycliek consequent toegepast op tal van domeinen van het menselijk samenleven. Paus Benedictus verwijst in hoofdstuk 1 naar de encycliek “Populorum Progressio” die aansloot op het Tweede Vaticaans Concilie. De paus stelt vast dat de wereldrijkdom sindsdien aanzienlijk is gegroeid, maar de ongelijkheden tussen de mensen tegelijk onrustwekkend zijn toegenomen. Over het principe van de markt, het huidig economisch en financieel systeem, en de steeds groeiende technologische mogelijkheden wordt eerst kritisch zakelijk gesproken, gevolgd door een duidelijke oproep tot correctie vanuit de roeping van de mens en de eisen van een universele broederlijke liefde.

Behartigenswaardig zijn de paragrafen over de zorg voor het leefmilieu en de uitdagingen die hiermee samengaan (48 tot en met 52). Ook het hoofdstuk 5 over “de samenwerking van de menselijke familie” en het hoofdstuk 6 over “de ontwikkeling van de volkeren en de techniek” zijn nuttig en oriënterend om te verstaan wat bedoeld wordt met “de actieve kracht van de liefde in waarheid”.

Rond de strikte vredesproblematiek wordt spijtig genoeg weinig of niets gezegd. Een politiek wereldgezag - met een summiere verwijzing naar het statuut van de Verenigde Naties - is volgens de encycliek nodig, maar wordt ook niet uitgewerkt. De problematiek van geweld en het geweldloos leren omgaan met conflicten worden helemaal niet genoemd. “Liefde in waarheid” is nog niet zover. “Liefde in geweldloosheid” zal hopelijk het thema zijn van de volgende encycliek. Vooral geweldloze liefde vanuit het geloof in Christus kan in de wereld van vandaag geloofwaardig zijn.

Jo Hanssens, voorzitter Pax Christi Vlaanderen
Où trouver le texte de l’encyclique ?



 

En français, anglais, espagnol… sur le website du Vatican : www.vatican.va
L’édition en français est attendue en librairie (UOPC, par exemple) d’un jour à l’autre…

 

In het Nederlands zal men moeten wachten tot half augustus…


AU GRAND JOUR, LES SECRETS BANCAIRES

Crise ou pas crise, les banques continuent de financer des entreprises blacklistées qui soutiennent des dictateurs, provoquent des dégâts environnementaux irréparables ou produisent des armes totalement aveugles, telles que les bombes à sous-munitions.

Quelles banques ? Quels investissements ? C’est ce que vous découvrirez sur www.banksecrets.eu, une plate-forme créée dans la foulée des secrets bancaires mis au jour par Netwerk Vlaanderen en 2007.

Après les principales banques actives en Belgique (ndlr. Voir Lignes de fracture n° 23 d’avril dernier), voici donc 13 banques européennes sur la sellette pour leur financement de projets controversés, dans le manque de transparence le plus total. Ces projets cartographiés représentent au total 40 milliards d’euros investis par les banques Santander, Barclays, BBVA, BNP Paribas, Citibank, Crédit Agricole, Deutsche Bank, ING, Intesa Sanpaulo, HSBC, RBS, Société Générale et UniCredit. L’argent investi émane de leurs fonds propres ou de leurs clients.

6 organisations membres du réseau Banktrack sont à l’initiative de www.banksecrets.eu. Elles veulent que les institutions financières visées prennent mieux en considération les normes internationales environnementales et sociales dans toutes leurs décisions de financement et d’investissement. Les banques constituent un levier énorme et ne doivent pas attendre d’être forcées pour contribuer à des changements positifs et nécessaires. Vous pouvez leur rappeler ce message en envoyant une e-carte aux PDG des banques ciblées.

FINANcité, dépêche n° 128

Houding van Kerken tegenover vreemdelingen kan niet vrijblijvend zijn (RKnieuws.net)

De resultaten van de recente Europese verkiezingen doen opnieuw de vraag rijzen naar de houding van onze kerken tov de vreemdelingen in onze poorten. Die houding kan niet vrijblijvend zijn. Dat stelt socioloog Bernard Sjollema . Hij was eerste directeur van het Programma ter Bestrijding van het Racisme van de Wereldraad van Kerken, 1970-81. Enkele uittreksels.

"Het toenemende nationalisme en de uitsluiting van mensen die toegang zoeken tot onze welvaart stelt ons als christenen voor de vraag hoe wij onze relatieve welvaart met anderen delen".

"Wat betekent gastvrijheid oefenen in de praktijk ? Thuis zijn bij de ander. De notie van gastvrijheid is diep geworteld in de geschiedenis van Israël en in de christelijke kerk. Israëlieten worden er herhaaldelijk aan herinnerd dat hun voorvader een Arameeër was "die een zwervend bestaan leidde" (Deut.26:5). En in de evangeliën zegt Jezus duidelijk dat "al wat U gedaan hebt voor één van mijn broeders (en zusters !) hier, al was het de onbelangrijkste, hebt U voor mij gedaan" ( Matth,25:40). En in de Openbaringen vinden we de visie van het nieuwe Jeruzalem : "de poorten van de stad zullen de hele dag openstaan en niet meer worden gesloten, omdat er geen nacht meer heerst" (Openb. 21 : 25)".

"We moeten ons beroepen op de stad, niet op de staat (Hannah Arendt : The Origins of Totalitarianism). Het nieuwe Jeruzalem is een inclusieve stad, anders dan Schengen (Fort Europa)" !

"En belangrijk voor al degenen die dialoog zoeken met andere godsdiensten, is dat we de gedachte - maar vooral ook de dagelijkse praktijk ! - van de gastvrijheid sterk terugvinden in de Joodse godsdienst (de gastvrijheid van aartsvader Abraham) én in de Islam. De vraag die wij zullen moeten beantwoorden is daarom hoe wij als christenen die gastvrijheid terugvinden ? Daarbij staat de vraag naar onze gastvrijheid bij het vieren van Avondmaal en Eucharistie centraal. Die zijn vaak afgeschermd tegen buitenstaanders (Theo Witvliet : Het Geheim van het Lege Midden). Hoe breed zullen wij "de poorten" van onze gemeenschap openstellen voor anderen ? Hoe inclusief denken en doen wij ?"

"Bijbels gezien is gastvrijheid niet iets vrijblijvends, het gaat niet om filantropie, maar om een recht, een mensenrecht. En dat recht staat ook haaks op bestaande nationale wetgevingen die voornamelijk onze eigen burgers beschermen".

"De tijd is rijp om daar vraagtekens bij te zetten en de discussie aan te gaan".

"Gastvrijheid is niet alleen maar vriendelijk zijn voor de ander. Het heeft verregaande consequenties voor ons geloof. Het moet opnieuw vertaald worden, niet alleen voor onze christelijke gemeenschap, maar ook politiek en economisch. Dat zal ons misschien niet in dank worden afgenomen. Wij zullen daar waarschijnlijk een prijs voor moeten betalen. Dat zou kunnen betekenen dat wij niet langer gerespecteerd worden in onze eigen kerk, zomin als burgers van ons land. Daar zijn voorbeelden van te noemen".

"Van ons kan gevraagd worden dat wij bestaande grenzen overtreden en duidelijke tekenen stellen als wegwijzers naar de toekomst."

"Dat is utopie, onpraktisch en gecompliceerd ! Zeker, maar zeker is ook dat wij stappen in die richting moeten zetten als we waar willen maken wat we geloven".

www.rorate.com (2/07/2009)

L’URGENCE DE CONTRÔLE DE LA CIRCULATION DES ARMES LÉGÈRES EN AFRIQUE CENTRALE

Les conflits armés en Afrique centrale sont alimentés principalement par les armes légères qui sont relativement aisées à obtenir et qui font l’objet de nombreux trafics, facilités par l’absence de contrôle des frontières. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) estime que, chaque année, 10 millions de personnes sont victimes des armes légères sur le continent africain (tués ou blessés). Le centre de recherche Small Arms Survey de Genève a calculé que l’Afrique représente 18% des homicides et des suicides commis par armes à feu dans le monde, alors qu’elle constitue 14% de la population mondiale. Sur les onze Etats d’Afrique centrale, huit ont connu des conflits armés au cours de ces vingt dernières années.

Sécurité et développement

L’abondance d’armes légères facilite le déclenchement de conflits armés et augmente l’insécurité. Les conséquences sur le développement sont également désastreuses. On estime que depuis vingt ans, à cause des conflits armés, environ 300 milliards de dollars ont été perdus dans une vingtaine de pays africains, dont la moitié sont situés en Afrique centrale. Or, cette somme est équivalente à l’aide internationale durant la même période. Il n’est dès lors pas étonnent de constater que dans le dernier classement du développement humain établi par le PNUD en 2008 les trois pays de la région des Grands Lacs sont très bas dans la liste des 179 pays classés : le Rwanda est 165e, le Burundi 172e et la République démocratique du Congo 177e.

Les Nouvelles du GRIP, 2/9, page 1
<centerVLAAMSE VREDESWEEK
 

25 september – 4 oktober 2009

 

Thema : Werken aan het klimaat, voor vrede

 

Zie : www.vredesweek.be

AGGRAVATION DRAMATIQUE DE LA FAIM DANS LE MONDE

Le dernier rapport de la FAO, publié le 19 juin 2009, indique que 1,02 milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde. C’est le nombre le plus élevé de l’histoire, environ 100 millions de plus que l’année dernière et un sixième de la population mondiale.

Le secrétaire général de FIAN, Flavio Valente, constate :

« Nous vivons un moment crucial. Il faut des changements en profondeur dans la politique internationale liée à l’alimentation et à la gouvernance du système alimentaire. Nous appuyons un Sommet mondial de l’alimentation qui donne la priorité au combat contre les causes structurelles de la faim et qui intègre le droit à l’alimentation à tous les niveaux.
 
Nous partageons l’appel de la FAO à un système de gouvernance plus cohérent et effectif en ce qui concerne la sécurité alimentaire mondiale. Il faut que les gouvernements et les agences intergouvernementales répondent davantage de leurs actes. La participation de la société civile est essentielle, surtout celle des mouvements paysans, des peuples indigènes, des pêcheurs artisans, des femmes rurales et des travailleurs agricoles. S’il s’agit de s’attaquer à la crise alimentaire chronique, leurs voix doivent être entendues »
, affirme Valente.
Les Nouvelles d’AEFJN, n° 24 – juin 2009
  • REPONSE DU G8 de L’Aquila (9-11 juillet 2009)
    20 milliards de dollars à investir dans l’agriculture du Sud pour lutter contre la faim. "Nous estimons que le but de l’aide est de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire et pour que les gens deviennent autosuffisants." a commenté le président américain Barack Obama.
    - Il s’agit d’une promesse d’aide. "Le G8 de Green Eagles en 2005 avait promis 50 milliards d’ici 2010 et moins d’un quart a été réellement versé jusqu’ici" commente Lucile Grosjean, porte-parole de l’ONG Action contre la Faim
    (La Libre Belgique du 10-07-2009).

EXISTE-T-IL DÉJÀ DES GUERRES DU CLIMAT ?

Harald Welzer : "La guerre au Darfour est le premier conflit climatique sur notre planète. Ce n’est pas moi qui l’ai pensé le premier, c’est l’UNEP (le Bureau des Nations Unies pour le Climat) qui appelle cette guerre une guerre climatique. La plupart du temps le Darfour est vu comme une guerre ethnique - Africains contre Arabes - mais en réalité cette guerre a des causes écologiques. En l’espace de dix ans les pluies dans cette région ont diminué des deux tiers. C’est ce qui a intensifié l’érosion du sol et causé la perte de terres cultivables auparavant fertiles. Les éleveurs arabes du nord furent donc obligés de descendre vers le sud, où habitaient les cultivateurs africains. Ces derniers défendirent leurs terres agricoles contre les éleveurs nomades du nord. Les tensions dans la région montèrent tellement qu’elles provoquèrent une vraie guerre. L’UNEP conclut dans un rapport de 2007 que la paix n’a aucune chance si les conditions écologiques et les conditions de vie ne changent pas au Darfur. La guerre risque de devenir permanente. Auparavant la guerre civile entre Hutu et Tutsi au Rwanda avait comporté aussi des aspects démografico-écologiques. De plus en plus de personnes devaient survivre sur des terres agricoles de plus en plus rares, causant des mouvements migratoires qui conduisirent en fin du compte aux massacres.”

Uit de voorstelling van de nieuwe Vredesweek,
bijlage van Koerier 2009/4 van Pax Christi Vlaanderen

WERELDWIJDE CONFLICTEN OM WATER

De komende jaren zullen conflicten om water in toenemende mate tussen landen optreden. Maar ook nu spelen er al conflicten over water.

- Tsjechië en Slowakije procederen voor het Internationale Gerechtshof over het water van de Donau. Nederland en België hebben meningsverschillen over de kwaliteit van het Maaswater.

- De relatie tussen Botswana en Namibië verslechterde door plannen van Namibië om een pijplijn aan te leggen dat het water van de gezamenlijke Okavango-rivier naar Oost-Namibië leidde.

- Het meest explosieve is de situatie in het Midden-Oosten. Israël gebruikt het grootste deel van het Jordaanwater, waarvan Jordanië afhankelijk is voor zijn watervoorziening.

- Met de Palestijnen heeft Israël onlangs een omstreden akkoord gesloten over de verdeling van water in de bezette gebieden.

- Egypte heeft gedreigd met oorlog tegen Soedan, dat aan de bovenstroom van de Nijl water dreigt af te tappen dat voor Egypte van levensbelang is.

- Syrië, Irak en Turkije hebben geschillen naar aanleiding van de bouw door Turkije van dammen in de Eufraat.

- Ook India en Bangladesh liggen met elkaar in de clinch omwille van de gevolgen van de Farraka-dam. In 1976 begon India aan de bouw van de dam op de Ganges om water af te leiden naar de haven van Calcutta en zo een permanente bevaarbaarheid te garanderen. Hierdoor vermindert echter de inkomende waterhoeveelheid in Bangladesh hetgeen negatieve gevolgen heeft voor het leven van de mensen. Bangladesh heeft te kampen met ernstige watertekorten tijdens het droog seizoen. In het noordwesten van het land steekt woestijnvorming de kop op, het grondwater is vervuild met arseen, verzilting treedt op zodat de rivier het water tijdens het regenseizoen niet kan slikken en er overstromingen ontstaan. Het ecosysteem van de rivier is kapot. De Ganges moet mensen van drinkwater voorzien, van water voor de landbouw, voor industrie, bosbouw... en zoveel meer. Het leven van zovele mensen in Bangladesh is afhankelijk van de Ganges. Dit soort conflicten zal in de toekomst nog vaker voorkomen.


Un film à voir : LET’S MAKE MONEY

Du Burkina Faso (où la production de coton ne peut s’écouler en raison des primes que les Occidentaux allouent à leurs propres producteurs), à l’Inde (où un industriel autrichien demande à ses ouvriers sous-payés de faire des heures supplémentaires gratuitement), en passant par les paradis fiscaux, la city londonienne ou les banques suisses, Erwin Wagenhofer fait un tour du monde des scandales économiques qui n’ont pour but que d’enrichir
quelques-uns au détriment de la collectivité.

Le réalisateur de We feed the world tourne un documentaire militant, véritable procès du néo-libéralisme. En donnant tour à tour la parole à un “assassin financier” dont la mission était d’endetter des nations au profit des USA, un expert dans le rachat d’entreprises qui se moque du coût social, un investisseur (avec l’argent de nos fonds de pension…) qui estime n’être “pas responsable de l’éthique, de la pollution ou de quoi que ce soit que produise la compagnie dans laquelle il investit, ce n’est pas son boulot”,
ou encore un député allemand qui trace le parallèle entre notre situation et celle qui a mené à la Seconde Guerre mondiale…

Comment, en moins de deux heures, faire comprendre les enjeux du capitalisme financier ? Dans "Let’s Make Money" (Faisons du fric !), le propos d’Erwin Wagenhofer est bien de démonter les rouages complexes d’un système qui s’est emballé ces dernières années. Très documenté, le film offre une porte d’entrée dans le monde de ceux qui dirigent la planète avec ou par-delà les gouvernements

Pour mettre en images son sujet, Wagenhofer a choisi de filmer la mondialisation à l’œuvre, tournant sa caméra en Asie, en Afrique, aux Etats-Unis, en Europe, il enregistre ainsi le réel pour, par un effet de montage, produire des contrastes saisissants. Contrastes entre des images d’ouvriers s’éreintant pour une croûte de pain et le discours posé des décideurs occidentaux, tous plus cyniques les uns que les autres. La grande force du cinéaste autrichien, c’est en effet la préparation de ses interviews, le casting de ses intervenants - notamment cet "assassin financier" américain, dont le témoignage est accablant pour la politique étrangère US - et surtout une grande capacité d’écoute. La critique radicale du capitalisme financier mise en place n’en est souvent que plus forte, car elle semble venir du système lui-même.

Ces quelques exemples, piochés ici ou là sur le globe, finissent par construire un tout aussi cohérent qu’effrayant. Et en donnant la parole au président de la Société du Mont Pèlerin, organisation d’économistes et de penseurs, Wagenhofer explique clairement comment se sont mises en place les structures du néolibéralisme à la fin des années 70 : dérégulation,
libéralisation, affaiblissement de l’Etat et privatisations. Car ces principes avec lesquels ont vit aujourd’hui ne se sont pas imposés tout seuls. Il a fallu peser sur les gouvernements Reagan aux Etats-Unis et Thatcher en Grande-Bretagne. Dans la foulée, FMI et la Banque mondiale achevaient d’officialiser le pillage des ressources du Sud.

"Let’s Make Money" brosse un portrait le plus précis possible du système financier international pour tenter d’expliquer les circuits de l’argent, via les paradis financiers, à travers les "produits" financiers. Et l’on mesure pleinement le sens des mots mondialisation et globalisation, et les conséquences désastreuses qui les accompagnent, sociales ou
environnementales. Wagenhofer promène, notamment, sa caméra dans les rues vides de ces complexes immobiliers qui poussent comme des petits pains sur la Costa del Sol (800 000 logements par an) et dont les appartements de luxe ne sont pas destinés à être habités, mais à servir d’investissements pour les banques. Résultat de cette bulle immobilière : 800 terrains de golf ont ainsi vu le jour en plein désert. Pour une consommation en eau équivalente à
une ville de 16 millions d’habitants...

(texte composé à partir des commentaires de La Libre Belgique et de la
Dernière Heure sur http://www.cinebel.be/fr/film/critique/1004191-Let-s-make-money/ )

Le film passe actuellement au cinéma ACTOR’S STUDIO,
Petite rue des Bouchers – Korte Beenhouwersstraat 16, à 16h35
Voir : www.cinenews.be/Movies.Detail.cfm?MoviesID=7135&lang=fr
Tél. 02-512.16.96

Compilateur/compositeur responsable : Jef Vleugels, rue Charles Degroux 118 – B-1040 Bruxelles


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