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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°35 Breuklijnen

Mai - Mei 2010
samedi 29 mai 2010 par J.V.

 ÉCONOMIE

LE MODELE ÉCONOMIQUE CAPITALISTE REMIS EN QUESTION

Aujourd’hui, pour beaucoup, l’argent est devenu le critère, le guide, la valeur suprême. Au même moment, pauvreté, analphabétisme et violence ne cessent de croître. Dans notre monde, le cinquième le plus riche de la population profite de 80% des ressources tandis que le cinquième ne dispose d’à peine 0,5%. Autre donnée interpellante : le montant des transactions sur les marchés monétaires et financiers représente cinquante fois la valeur des échanges commerciaux internationaux.
D’urgence, il faut remettre l’argent à sa place pour redonner à l’économie sa finalité : l’Homme. La vraie finalité de l’économie est de transformer la nature, le monde, pour satisfaire les besoins humains. Aujourd’hui, avec leur toute-puissance, les marchés financiers imposent des logiques contraires à ce principe fondamental. On ferme des entreprises rentables (mais pas assez) pour satisfaire les exigences des investisseurs. La dernière actualité belge fourmille d’exemples de cette nature… Et en 2010, année européenne de lutte contre la pauvreté, dans notre pays, les chiffres du baromètre mis en place par les organisations faîtières de lutte contre ce fléau explosent littéralement. Pour elles, un million et demi de Belges vivent en-dessous du seuil de pauvreté… Or « l’exclusion est économiquement mauvaise, socialement corrosive et finalement politiquement explosive » comme l’a écrit Ralph Dahrendorf éminent sociologue germano-britannique.

Les finances, le commerce, les médias, avec l’appui des nouvelles technologies, ont connu une véritable explosion et mis en place des empires économiques sans frontières qui ont leurs propres lois, délocalisent à leur gré pour plus de bénéfices, déplacent leurs capitaux d’un bout à l’autre de la planète. Plus que jamais nous devons être des scrutateurs critiques de ces phénomènes…

(Le Journal de L’Arc, n° 106, mars-avril 2010)

‘REGERINGEN STELLEN ZICH TE ZWAK OP INZAKE SPECULATIES OP FINANTIËLE MARKTEN ’

Paus Benedictus XVI

De regeringen stellen zich te zwak op inzake de ‘onverantwoorde’ speculaties op de financiële markten in de context van de economische crisis. Dit zei paus Benedictus XVI zaterdag bij de ontvangst van de deelnemers aan een congres van de Vaticaanse economische stichting Centesimus Annus – Pro Pontifice.

De rooms-katholieke kerkleider vindt dat de regeringen ten aanzien van de zwaktste landen met geen adequate maatregelen komen. De economie mag zich niet beperken tot de productie van goederen die het consumentisme, de verspilling en de armoede bevorderen. Tussen de verschillende landen moet er een creatieve en dynamische solidariteit komen gericht op het algemeen welzijn, aldus de paus, die eraan toevoegde dat de politiek boven de financiën moet staan en dat de ethiek elke activiteit moet oriënteren.

In juli 2009 – in volle economische en financiële crisis - pleitte Benedictus XVI in zijn sociale encycliek Caritas in veritate voor de oprichting van een mondiale politieke autoriteit om de fenomenen verbonden aan de mondialisering beter te reguleren. De paus pleitte in dat verband voor een dringende hervorming van de VN, die volgens hem een dergelijke supervisierol zou kunnen spelen.

Aan de congresdeelnemers zei de paus zaterdag ook dat de verschillende godsdiensten een belangrijke rol te spelen hebben in de hedendaagse samenleving. ‘De verbanning van de godsdiensten uit het publieke domein verhindert net als elk religieus fundamentalisme de ontmoeting en samenwerking tussen personen die de mensheid vooruitgang willen zien boeken’, aldus de paus.

(RKnieuws 23 mei 2010)

L’ACTION DE LULA CONTRE LA FAIM SALUÉE PAR LES N.U.

Les deux grands organismes onusiens de lutte contre la faim, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), ont récompensé lundi le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, pour ses programmes sociaux auprès des plus démunis. Sous ses deux mandats, la malnutrition a reculé de 70 % et la mortalité infantile de 47 %.

« Le Brésil, une histoire de réussite » : voilà ce que l’internaute peut lire sur les sites des Nations unies consacrés à la faim dans le monde. Dans les années 1990, la Thaïlande, le Vietnam, la Chine étaient les références en matière de pays ayant amélioré la sécurité alimentaire de leur population. Aujourd’hui, les regards se braquent du côté du géant d’Amérique du Sud et de son président Luiz Inacio Lula da Silva. L’ancien syndicaliste a été récompensé lundi par les deux grands organismes de l’ONU de lutte contre la malnutrition.

Le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ont décerné au dirigeant sud-américain le prix de « champion de la bataille contre la faim » et la médaille de la Journée mondiale de l’alimentation.

« Le président Lula a montré sa capacité à faire remonter en haut des priorités de l’agenda international la question de la malnutrition, a commenté la directrice du PAM, Josette Sheeran. Ses efforts dans ce domaine en font un exemple dans le monde."

Lors de son élection fin 2002 à la tête de l’État, Lula avait placé le droit à l’alimentation au centre de son argumentaire politique. Au terme de son second et dernier mandat (le scrutin présidentiel est prévu en octobre 2010), la malnutrition au Brésil a reculé de 70 % et le taux de mortalité infantile de47 %. Le tout en sept ans. « Le seul État qui peut se prévaloir de résultats aussi rapide est le Malawi, en Afrique australe », précise la FAO.

Pour faire reculer la malnutrition dans la superpuissance agricole, le gouvernement Lula a impulsé un vaste plan intitulé « Faim Zéro », destiné à garantir un accès immédiat à l’alimentation pour les plus pauvres, ainsi que promouvoir l’intégration socio-économique de ces populations. De ce programme qui comportait 40 mesures, une est devenue célèbre : le système « Bolsa Familia » (Bourse famille), première forme de revenu minimum d’insertion dans un des pays les plus inégalitaires de la planète.
Le principe est simple. Le gouvernement alloue une allocation de 30 € en moyenne aux familles les plus pauvres. Pour certains parents, les travailleurs des plantations de canne à sucre par exemple, cela peut représenter un doublement du revenu mensuel. En échange, ceux-ci s’engagent à scolariser et vacciner leurs enfants, à participer aux examens prénatals, aux cours de formation professionnelle, à des programmes d’alphabétisation...

Aujourd’hui, plus de 12 millions de familles bénéficient de la Bolsa Familia. L’allocation profite à environ 60 millions de Brésiliens, soit près du tiers de la population totale du pays.

« Lula est l’un des rares chefs d’État à avoir mis en place des filets de sécurité pour les pauvres, note Ambroise Mazal, spécialiste de la faim au CCFD-Terre solidaire. Mais il n’a pas réussi à s’attaquer aux causes structurelles de la malnutrition, notamment la redistribution des terres et le soutien aux agricultures familiales qui reçoivent cinq fois moins d’aide des autorités que le secteur de l’agro-business. »

OLIVIER TALLÈS - La Croix du 12-05-2010

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