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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°51 Breuklijnen

Septembre - September 2011
mardi 4 octobre 2011 par J.V.

  REMISES EN QUESTION FONDAMENTALES

- LE MUR DE BERLIN, CE N’EST PAS FINI

Il y a 50 ans, le 13 août 1961, Berlin était coupée en deux par l’érection d’un Mur « de protection antifasciste », destiné à stopper l’exode de sa population. Dimanche 14 août 2011, les Infos de 9 heures ont rendu compte d’une allocution de l’évêque de Berlin réactualisant cet événement ; il a fait allusion à tous les murs érigés actuellement de par le monde, de l’Amérique à la Palestine, pour séparer les riches des pauvres.

Chez nous, il y a également des « murs », administratifs ou idéologiques, destinés à écarter de notre « îlot de prospérité » les mendiants, les requérants d’asile, les sans-papiers, mais aussi les travailleurs sous-payés, les migrants, les chômeurs, jeunes ou vieux… Tous les pauvres qu’il faut cacher et maintenir dans la soumission ! Car ils dérangent en nous rappelant nos propres fragilités. Mais surtout, parce que leur présence révèle l’échec d’une économie qui n’est pas au service de l’humain et qui détruit les solidarités.

Il existe encore d’autres murs : ceux que j’érige chaque jour entre les autres et moi, entre moi et moi-même, afin d’éviter les conflits, les remises en question et tout ce qui menace ma tranquillité d’esprit. Dans mon histoire personnelle, il y a aussi des blocages…

Qui désarmera nos peurs, afin que nous démolissions nos murs pour construire des ponts ?

Edito du bulletin (n° 111, automne 2011)
du groupe francophone du MIR Suisse,
par Jacqueline Rouyet
 

- LES LIMITES DE NOS THÉORIES NÉOLIBÉRALES

La rentrée des universités est l’occasion de se demander si l’enseignement de l’économie intègre une démarche globale de développement durable et d’éducation à la citoyenneté.

  • Manque de pluralisme

Nos cours d’économie souffriraient-ils d’un manque d’ouverture sur la réalité de terrain ? Au regard du peu de place accordée aux acteurs économiques que sont les syndicats, les associations de la société civile ou même les pouvoirs publics, cela ne fait aucun doute. Ces derniers sont aussi créateurs de richesse mais restent très peu présents en tant que tels dans les cursus universitaires. Ce dont on parle surtout, c’est des marchés financiers. Pas étonnant dès lors que l’enseignement de l’économie reste dominé par les théories néolibérales et que la finance responsable et solidaire, bien qu’elle intéresse de plus en plus, soit encore marginalisée sur les bancs d’école et dans les amphithéâtres universitaires.

  • La pression du marché de l’emploi

Les professeurs d’économie sont souvent conscients des limites des théories néolibérales. Ils sont également les premiers informés des théories alternatives existantes ou naissantes et sont, pour la plupart, sensibles à une approche plus critique de l’économie. Le problème vient surtout de la pression du marché du travail qui exige des étudiants sortants qu’ils maîtrisent les théories de la pensée unique. Il existerait également une forte concurrence entre les universités elles-mêmes qui verraient leur nombre d’étudiants augmenter selon qu’elles enseigneraient ou non les ficelles du métier de financier. En 2010, un groupe d’économistes/citoyens français publiait le manifeste des économistes atterrés . Leur message : faire prendre conscience au public français de la menace que représente la financiarisation de l’économie ainsi que la nécessité de défendre le pluralisme en économie. Une prise de conscience qui serait bien utile en Belgique également, tant un niveau politique que financier.

Financité.be Dépêche 172
 

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