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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°71 Breuklijnen

Mai - Mei 2013
jeudi 30 mai 2013 par J.V.

 LES FEMMES ONT LE DROIT DE DIRE NON À L’EXCISION

Le mercredi 22 mai 2013, la militante éthiopienne Gebre Bogaletch - ’Boge’ pour ses proches -, fondatrice de l’association Kembatti Mentti Gezzima (KMG), recevait le Prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique.

Gebre Bogaletch naît dans le courant des années 50 dans la région éthiopienne du Kembatta où les mutilations génitales féminines sont endémiques, l’enlèvement des futures mariées monnaie courante et la condition des femmes inexistante. Pas d’accès à l’éducation, au processus de décision, ni même à une propre sexualité. Une condamnation à la soumission et l’illettrisme à laquelle ne peut se résoudre la jeune fille elle-même excisée, qui prétexte une mission au puits pour se rendre à l’école. Gebre Bogaletch apprend à lire, à écrire, décroche une bourse du gouvernement pour fréquenter la seule école pour filles de la capitale Addis Abeba, avant de poursuivre ses études en Israël et aux États-Unis.

De retour au pays, elle crée une association pour lutter contre la discrimination et les violences faites aux femmes, le Kembatti Mentti Gezzima (KMG). C’est cet engagement qui est récompensé par la Fondation Roi Baudouin. Une reconnaissance importante, alors que trois millions de femmes et de filles subissent encore chaque année des mutilations génitales dans plus de 29 pays d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, et que l’Unicef estime à 130 millions le nombre de femmes qui souffrent des conséquences de mutilations passées.

Encore quelques extraits de l’interview de Gebre Bogaletch :

  • « Certaines familles pensent qu’il faut exciser pour des raisons de santé ou de propreté et que le bébé va mourir s’il touche le clitoris. Quelle que soit la culture, aucun parent au monde ne veut blesser ses enfants. Ceux qui ont pratiqué l’excision l’ont fait par soumission à la société en pensant qu’il s’agissait d’une obligation. Beaucoup de familles arrêtent d’exciser dès qu’on leur montre qu’il ne s’agit pas d’une pratique obligatoire et qu’elle est dommageable pour l’enfant. »
  • « KMG est active dans plus de 700 villages où nous n’avons jamais forcé qui que ce soit à renoncer à l’excision. Chaque cas est décidé au consensus. Tout le monde se rassemble, on lance une discussion et on partage le plus de situation possibles. C’est la mise en place d’un raisonnement mutuel qui engendre la prise de conscience. »
  • « Ce ne sont pas les hommes qui résistent le plus, mais les femmes. En supprimant l’excision, on enlève aux femmes le peu de responsabilité qu’on voulait bien leur accorder, la seule activité qui leur apportait une certaine reconnaissance au sein de la communauté : préparer leur fille au mariage. Les femmes ont été les premières à perpétuer cette tradition, poussées par les hommes. Si les futurs maris ne faisaient pas de l’excision une condition fondamentale pour se marier, cette pratique n’aurait jamais persisté. Ils ont réussi à convaincre les femmes d’exciser ’dans leur intérêt’. »
  • « Maintenant, ne pas ’être coupée’ n’est plus une honte, c’est une fierté. Beaucoup de garçons préfèrent une fille qui n’a pas été excisée. Ces filles réussissent mieux à l’école, elles ont pris conscience de leurs capacités, de leurs compétences. La diminution de l’excision a créé une nouvelle conscience de la féminité et une identification très forte. »
    Interview réalisé par Valentin Dauchot, in La Libre Belgique du 22 mai 2013
     

 LESSEN UIT ZWEDEN ?

Professor Bo Malmberg, van het departement Menselijke Aardrijkskunde aan de universiteit van Stockholm, heeft de laatste jaren de gewelddadige revoltes in verschillende gevoelige Zweedse voorsteden met een concentratie van inwijkelingen, van dichtbij gevolgd. Zijn diagnose is helder : hij aarzelt niet te spreken van ’apartheid’. « Ja, apartheid, want alle ingrediënten zijn aanwezig : een hoge graad van segregatie in het onderwijs en op socio-economisch gebied en een ware toestand van afzondering in het geheel van de samenleving. »« Een segregatie die al vroeg begint op school, waar de ouders van Zweedse oorsprong, meer bepaald de middenstand, hun kinderen naar scholen sturen waar geen inwijkelingen aanwezig zijn. » Daar groeit de kloof tussen « wij en zij » en die wordt alsmaar dieper. De kinderen van die achtergestelde voorsteden mislukken vaak op school en haken dan af. Zij vinden dan ook geen plaats op de arbeidsmarkt en vormen zo « een ontgoochelde en gefrustreerde massa die zich terugplooit in een getto. » En daar komen de herrieschoppers vandaan…

Als voornaamste maatregelen stelt hij voor meer te investeren in die achtergestelde wijken, waar de armoede groot is (en de laatste jaren is toegenomen) en er voor te zorgen dat de kinderen en jongeren meer kansen krijgen op school en langs die weg aan werk kunnen geraken.

Ik moest aan Brussel denken…, maar vergeet Amsterdam niet waar de segregatie in de scholen nog erger is. Daar spreekt men van ’zwarte scholen’ als er meer dan 70 % immigrantenkinderen zijn…


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