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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°3 Breuklijnen

mercredi 25 juillet 2007 par J.V.

 CAMPAGNE sur le traitement des minerais et le respect des droits Humains au Katanga

Initiative du MIR (Mouvement International de la Réconciliation) et de GANVE (Groupe d’action non-violence évangélique), respectivement branche et groupe de l’IFOR (International Fellowship of Reconciliation).

Description de la situation à Lubumbashi

En février 2001, une entreprise de transformation des minerais, appelée la SOMIKA, s’implante à Lubumbashi. Elle choisit de fixer son site au-dessus de la nappe aquifère, juste en amont de l’une des stations d’épuration d’eau appartenant à la Regideso, l’entreprise publique qui dessert la population de la ville en eau potable. Or, pour son traitement des métaux, la SOMIKA utilise des quantités importantes d’acides qui, par leur écoulement, menacent la nappe aquifère. En outre, la SOMIKA s’installe sur un site faisant partie de la ’ceinture verte’ de la ville, où la construction d’usine est interdite.

A Lubumbashi, de nombreux citoyens, dont plusieurs membres du GANVE prennent rapidement conscience du danger. En juin 2003, suite à leur intervention, le maire décide la suspension des activités de la SOMIKA. Sa décision n’est pourtant pas suivie d’effet.
En octobre 2003, le GANVE, aux côtés de la Regideso, adresse une lettre à plusieurs ministres ainsi qu’à des représentants de l’Etat au niveau local. En réaction à ces lettres, le gouvernement dépêche une mission d’enquête. Conclusion : bien que la contamination de l’eau ne soit pas encore décelable, le risque en demeure persistant. Afin que cette enquête ne soit pas sans conséquence, le GANVE en appelle à la Présidence de la République par une lettre en février 2004. Elle y dénonce les risques sanitaires mais aussi les pitoyables conditions de travail des ouvriers de la SOMIKA.

En août 2004, à l’occasion d’une enquête parlementaire dépêchée à Lubumbashi, l’un des responsables de laboratoire aurait déclaré avoir décelé une augmentation des teneurs en certains métaux lourds dans les échantillons d’eau prélevés près de la station d’épuration, en aval de la SOMIKA. En dépit de ces résultats, la SOMIKA poursuit ses activités et entame même des travaux en vue de son agrandissement.

Finalement le gouverneur décide de sa délocalisation à un autre endroit de la ville. Mais, une fois encore, la SOMIKA ne respecte pas cette décision. En outre, elle porte plainte contre le GANVE et certains de ses membres pour diffamation. Curieusement le tribunal condamne les membres du GANVE et l’association à de lourdes peines d’amende. En novembre 2004, une délégation ministérielle visite la SOMIKA mais son rapport n’est pas rendu public. En décembre 2004, le ministre des Mines demande la cessation d’activité de la SOMIKA en attendant un audit international. Suite à cela, les membres du GANVE reçoivent des menaces de mort par Internet à plusieurs reprises. Finalement, le 4 mars 2005, le conseil des ministres, dans l’intérêt général de la population, prend la décision de délocaliser la SOMIKA en raison des risques que présente son emplacement par rapport à la nappe aquifère.

Fin juillet 2005, c’est-à-dire à peine 4 mois après cette décision, le gouvernement autorise la remise en activité de l’usine, afin de permettre à l’audit environnemental international de venir faire son travail. C’est au mois de mars 2006 que cet audit a eu lieu mais ses résultats n’ont pas encore été publiés à ce jour.

Pendant ce temps, la SOMIKA continue d’agir et risque de polluer l’eau qui dessert près d’un million de personnes vivant à Lubumbashi...


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