missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°52 Breuklijnen

Octobre - Oktober 2011
mercredi 2 novembre 2011 par J.V.

 MENSENRECHTEN – DROITS DE L’HOMME

- « Faut-il juger George Bush ? », par Reed Broody, éditions GRIP, 123 pages.

Dans sa croisade contre le terrorisme, l’administration Bush a-t-elle sciemment enfreint les lois américaines et internationales en autorisant la totrure : pratique de « simulacres de noyade » dans les interrogatoires de membres présumés d’Al Qaïda, « disparition » de prisonniers ou renvoi vers des pays où ils étaient torturés, prisons secrètes dirigées par la CIA… ? Deux noms symbolisent à eux-seuls ces exactions : Abou Ghraib et Guantanamo.

S’il reste bien des zones d’ombre, Human Rights Watch, organisation de défense des droits de l’homme basée aux Etats-Unis, apporte dans ce livre de nouveaux éclairages sur les pratiques de l’administration Bush et sur ses responsabilités. Des preuves solides qui embarrassent Washington.

Jusqu’à présent, la justice internationale n’a poursuivi que des dictateurs. Quelle attitude adopter face à des chefs d’Etat de pays démocratiques qui violent des droits humains et pratiquent la torture ? A partir du rapport de Human Rights Watch, ce livre invite à un débat nécessaire sur des questions fondamentales en matière de justice internationale : l’impunité et la différence éthique entre les démocraties et les régimes autoritaires, en temps de guerre.

  « Il y a, en effet, une école de pensée dominante à Washington, ancrée aussi bien dans les cercles républicains que démocrates, qui estime que la sécurité nationale des Etats-Unis est mieux protégée par la puissance que par le respect du droit international. A leurs yeux, la sécurité nationale ne peut dépendre de contraintes internationales. »

« Si des pays démocratiques comme les Etats-Unis estiment qu’il est de leur droit de torturer, ils font un tort immense à l’humanité tout entière. »

« Nous ne pouvons pas demander des poursuites contre le colonel Kadhafi ou le président soudanais Omar El-Bachir si nous ne demandons pas que les responsables américains soient poursuivis. Bien sûr, l’ampleur des crimes n’est absolument pas la même, mais l’action des Etats-Unis a porté un tort énorme au système de protection internationale des droits humains. »

Reed Brady, interviewé par Jean-Paul Marthoz. Reed Brody est conseiller juridique de Human Rights Watch. Jean-Paul Marthoz est professeur de journalisme et chroniqueur au Soir.
Les Nouvelles du GRIP 3/11

- Meer dan 200 theologen tegen doodstraf

In de VS hebben meer dan 200 theologen en katholieke activisten een oproep voor de afschaffing van de doodstraf ondertekend. Dat meldt het Romeinse persagentschap Zenit. De theologen wijzen erop dat sinds 1976 in de VS 1.268 veroordeelden werden geëxecuteerd en dat nog 3.200 gedetineerden op de uitvoering van de doodstraf wachten.

(RKnieuws.net 7 oktober 2011)
 

- Les droits des réfugiés en jeux

Les réfugiés rwandais risquent de perdre tous leurs droits de protection, si entre en vigueur la « clause de cessation » annoncée par le Haut Commissariat de l’Onu pour les réfugiés (Unhcr/ Acnur), fortement préconisée par le président rwandais Paul Kagame.

« Ces dernières années, beaucoup de rwandais ont choisi le chemin de l’exil dénonçant des persécutions politiques. Nous sommes au courant de cas en Ouganda, où, cependant, le gouvernement de Kampala ne donne pas une assistance à ces personnes. Il y a aussi parmi eux des survivants du génocide de 1994. Les réfugiés rwandais sont aussi présents ailleurs en Afrique, en Europe et même en Chine. Si entre en vigueur la »clause de cessation« , ces personnes ne seront plus reconnues comme réfugiés », a déclaré à la MISNA Barbara Harrell-Bond, experte de droit des réfugiés et responsable du réseau “Fahamu”, l’une des plates-formes impliquées dans une campagne de sensibilisation pour que les Conventions internationales sur les droits des réfugiés soient préservées et appliquées.

Ce qui motive la campagne du Fahamu et d’autres organisations est le fait que le Rwanda, malgré des progrès significatifs depuis le génocide, est un pays où la liberté et les droits ne sont pas garantis. La stabilité est garantie compte tenu d’une série de lois et de comportements autoritaires du président et de son gouvernement. « Nous trouvons absurde l’initiative de l’Acnur, probablement motivée par des questions budgétaires. La cessation est une mesure radicale qui prive les réfugiés de leurs droits juridiques et les exposent à de possibles rapatriements forcés et éventuelles persécutions », ajoute l’experte.

Dans le cadre d’une campagne d’assistance, l’Acnur a invité tous les réfugiés et tous les citoyens rwandais de l’étranger à rentrer dans leur pays avant le 31 décembre. Après cette date, la clause controversée pourrait entrer en vigueur, d’ici juin prochain. La question touche aussi les pays voisins de la République démocratique du Congo, dont la partie orientale est scène d’instabilité aussi en raison de la forte présence de communautés rwandaises. Selon les estimations de l’Onu, environ 60.000 réfugiés rwandais seraient au Congo, et environ 16.000 en Ouganda.

MISNA (Missionary International Service News Agency)
 

Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 414 / 988664

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Belgique  Suivre la vie du site J.P.I.C.   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.28 + AHUNTSIC

Creative Commons License