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Feuilles vertes - Août 2015

mercredi 12 août 2015 par G.Verbist, mafr.

L’actualité de Nostra aetate

Cette déclaration du concile Vatican II demeure toujours actuelle, malgré la montée des violences religieuses. Cette déclaration sur les religions, promulguée en 1965 (il y a 50 ans), est remise en cause dans certains milieux d’Église face à la montée de l’islamisme radical qui la rendrait dépassée.

Ce texte naît dans la douleur. Jean XXIII voulait un texte sur les juifs, ce qui n’avait pas été prévu dans les documents préparatoires. Il sera donc rattaché au texte sur l’œcuménisme. Une première version suscite des critiques des évêques du monde arabe, mais aussi de l’archevêque de Tokyo qui regrette que les bouddhistes soient oubliés. Les évêques africains parlent aussi des religions africaines traditionnelles. Le texte est finalement retravaillé et séparé de l’œcuménisme.

  • « Ce texte demeure pour nous fondamental, ce qui veut aussi dire qu’il reste encore à bâtir sur ces fondations » (Mgr. Michel Dubost, évêque d’Évry. 2015)
  • Sa rédaction colle à tout le contexte géopolitique, sociologique et philosophique des années 1950-1960. « Le texte situe la mission en lien avec l’unité du genre humain. Il s’agit de porter un regard en espérant que la mondialisation en cours (on n’emploie pas encore à ce moment ce mot) sera positive et bénéfique » (Sœur Comeau, xavière et théologienne)
  • « Aujourd’hui, les relations avec l’islam ont pris un tour moins paisible que du temps de Nostra aetate… Ce qui a marqué ensuite, c’est plutôt la pluralité religieuse, politique, sociétale… Aujourd’hui nous vivons dans un monde de plus en plus fragmenté . Ce n’est plus de la pluralité mais une fragmentation où se développent de nouvelles formes de violence et de rejet de l’autre. La tâche d’unité assignée par Nostra aetate est donc loin d’être terminée… il faut donner chair à l’expression ‘bien vivre ensemble et pas côte à côte’. » (Sœur Comeau)
  • « On nous dit que le dialogue n’est plus possible, qu’il n’y aurait plus le dialogue de la vie. Mais il y a encore toute une part de la théologie qui n’a pas encore été abordée par le dialogue interreligieux, que ce soit en anthropologie, en théologie morale, en théologie de l’histoire... La théologie chrétienne du dialogue avec l’islam doit viser une dimension collaborative du Royaume de Dieu , c’est-à-dire le développement d’une responsabilité commune vis-à-vis de notre planète, de nos peuples. Cette dimension de la solidarité doit se vivre dans une théologie renouvelée. » (Henri de la Hougue, sulpicien, ISTR, Paris)

Vivre ensemble

Il y a des choses que souvent je ne comprends pas chez les musulmans et qui me répugnent... Mais je les aime comme frères et amis. Avec eux, j’ai appris et reçu beaucoup de choses, déjà à commencer par mon père dans ma propre famille en passant par mes amis du quartier où j’ai grandi... (au Burkina Faso).

Sur cette terre d’Algérie, je continue d’être frappé par la bonté et la beauté de la foi de beaucoup de musulmans que j’ai rencontrés soit dans mon apostolat soit dans le courant de la vie ordinaire... Les moments forts de ces relations surviennent lorsque nous nous regardons mutuellement comme des croyants, des chercheurs de Dieu en quête de sa volonté dans notre vie... Nous cherchons une réponse qui dit tout de ce Dieu de compassion et de miséricorde qui nous tient aux tripes !

Je crois de tout coeur que le dialogue islamo-chrétien n’est pas que de l’humanisme, dans le sens de faire de l’humanitaire. Il contient certainement cet aspect. Mais il est un acte de foi, une marche à la suite du Christ qui s’est abaissé pour prendre notre nature, et qui, le long de sa vie terrestre, est allé à la rencontre de chaque personne, sans tenir compte des barrières religieuses et culturelles de son époque. C’est dans cette démarche authentique de foi que se fonde le dialogue interreligieux. C’est dans cet esprit- là également que ceux qui sont impliqués dans le dialogue doivent apprendre à résister aux fanatiques de tout bord, aussi bien chrétiens que musulmans.

  (Anselme Tarpaga, mafr, en Algérie)

  • « Aimer, c’est souhaiter que tous les êtres sensibles jouissent du bonheur. Grâce à la méditation sur l’Amour, le Bouddha vainquit l’armée des démons. Ainsi la méditation sur l’Amour est la plus grande protection face au mal. A travers la méditation , nous nous entraînons à aimer » (le Dalaï Lama)
  • « Traite tous les êtres comme s’ils étaient tes enfants. N’inflige pas de douleur aux autres. Ils sont tes frères et tes soeurs ». (Digha Nikaya. Bouddhisme.)
  • « Ô les croyants ! Observez strictement la justice et soyez des témoins véridiques comme Allah l’ordonne ». (Coran 4,135)
G.Verbist, mafr.
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