missionarissen van afrika
missionnaires d’afrique

L A V I G E R I E . be
R.D. Congo

Mahagi Décembre 2012

P. Ivo Wellens, M.Afr.
dimanche 17 mars 2013 par W. Trypsteen, M.Afr. , Webmaster
Le 15 décembre 2012, il y avait exactement 100 ans que les premiers missionnaires Pères Blancs, mes confrères, abordèrent la rive occidentale du lac Albert au Congo. Le chef de la caravane était le Père Laurent Coninx de Bree. Il était parti de l’Uganda, où il avait été nommé à la paroisse de Masindi.

Aujourd’hui, cent ans plus tard, on peut dresser un bilan.

 

Actuellement il y a 18 paroisses et dans chaque paroisse il y a une dizaine d’églises. Certaines, comme la paroisse de Laybo, comptent une centaine de lieux de prières. Les prêtres disponibles pour le service de cette paroisse ne sont que trois ou quatre. Dans ce diocèse de Mahagi-Logo, des centaines de milliers de personnes se sont fait baptiser. Parmi ces baptisés plus de cent jeunes gens ont été ordonnés prêtres, dont une dizaine chez les missionnaires d’Afrique, Pères Blancs ; d’autres sont devenus Carmes et un autre est devenu missionnaire des pauvres. Un autre enfin vit au Sud du Congo comme Trappiste. Des dizaines de jeunes filles sont devenues religieuses dans des congrégations diocésaines ou dans des congrégations missionnaires.

Cinq prêtres diocésains ont été sacrés évêque et nommés dans d’autres diocèses du Congo. Il y a aussi des prêtres diocésains qui œuvrent dans d’autres diocèses du Congo et qui enseignent dans différents séminaires du pays.
Figurez-vous que dans ces 100 ans, j’en ai vécu moi-même 40 sur place. Quand je suis arrivé ici en janvier 1972, toutes les paroisses, sauf une, étaient dirigées par les Pères Blancs. Maintenant toutes les paroisses, sauf une, sont confiées au clergé local.

Voilà pourquoi on pose la question : « Est-ce que notre mission est accomplie ? Est-ce que l’église locale peut avancer sans nous ? Est- ce qu’elle peut se suffire ? Quels sont les problèmes majeurs aujourd’hui ? »

Notre mission n’est jamais complètement accomplie. Il reste trois grands défis où nous pouvons encore collaborer dans une certaine mesure.

-  En premier lieu l’église locale devrait autant que possible se suffire à elle-même en ce qui concerne le budget normal.

Il faut apprendre à vivre selon ses moyens. On ne dépense pas ce qu’on n’a pas et on essaie de vivre comme vivent les gens. Ce sont les chrétiens, qui doivent entretenir leurs prêtres et répondre à leurs besoins p. e. pour les déplacements.
C’est la paroisse, qui répond aux plus grands frais de la formation des séminaristes. Beaucoup a déjà été réalisé en ce domaine. Des gens aisés paient des autos et des motos pour leurs prêtres et chaque adulte verse une contribution annuelle pour le fonctionnement de la paroisse.

-  Ensuite l’église n’est pas seulement locale mais est aussi internationale et missionnaire.

Apprendre aux gens, même pauvres, à contribuer à l’église universelle avec de l’argent et de l‘aide en personnel, en permettant à leurs enfants de partir comme missionnaires, ce qui est pour eux une source de fierté. C’est pour le moment une grande part de mon travail. Il y a beaucoup de vocations dans notre région. Les parents permettent facilement que leurs garçons deviennent prêtres ou leur filles religieuses, mais de préférence pour leur propre région ou diocèse. À nous de leur apprendre à regarder par delà les frontières afin de céder leurs enfants pour les œuvres de l’église universelle. Cela semble difficile, mais est quand même possible.

D’abord il y a la contribution financière pour la formation de leurs enfants qui veulent devenir missionnaires. Il faut aussi faire admettre aux jeunes que l’on est enterré là où on meurt. Dieu est omniprésent et partout au travail. Il faut aussi que les parents admettent que leurs fils ou filles missionnaires ne récoltent plus d’argent pour leur propre famille, mais pour l’œuvre de l’église là où ils travaillent.

Le clergé local devrait être prêt à envoyer des jeunes dans des congrégations missionnaires et, quand ils font de l’animation vocationnelle, faire connaître la mission de l’église universelle.

Dans notre petit séminaire diocésain, on n’admet pas de jeunes, qui veulent se préparer à la vie missionnaire. Comment changer cette mentalité ? Le staff du séminaire est divisé sur ce point. Les avis sont partagés : certains sont pour, d’autres contre. Espérons que le temps porte conseil et compréhension. Il y a moyen d’en parler ouvertement et l’esprit s’ouvre petit à petit.

-  Ce qui nous mène au troisième point : avoir l’esprit ouvert au monde.

Le clergé local visite les malades, bénit les mariages, célèbre l’eucharistie et enterre les morts. MAIS que fait-on pour ceux qui ne pratiquent pas ? Et pour ceux qui ont des problèmes ? Celui qui est aux aguets entend et voit beaucoup de choses. C’est là que se situe l’intérêt pour les problèmes quotidiens des gens. Concrètement et actuellement c’est là que le vrai champ d’action de l’église se situe. Aller vers les gens, les écouter et avec eux chercher un chemin vers Dieu à l’exemple de Jésus. Là il y a encore beaucoup de pain sur la planche. Les quelques missionnaires encore présents ensemble avec le clergé local doivent chercher une solution pour à problème. Mettons-nous ensemble en route.

Notre centre pour jeunes à Mahagi prend sa vitesse de croisière. La salle de lecture est souvent bien remplie et la bibliothèque est régulièrement consultée. Nous sommes en train d’installer des panneaux solaires, qui vont procurer du courant électrique et ainsi les étudiants pourront venir aussi le soir.

La province du Limbourg nous a bien aidés en étant notre sponsor principal pour la lutte contre le sida ; mais pour le moment ils se sont retirés. Nous cherchons une autre voie pour œuvrer dans ce domaine sans trop de frais. Pendant la période de Noël et de Pâques, ainsi que pendant les grandes vacances, nous continuerons notre animation de prévention pour la jeunesse et nous organiserons des sessions d’accompagnement matrimonial pour les couples.

On ne peut plus payer du personnel, mais il y en a qui sont prêt à donner des sessions gratuitement et à faire de l’animation pendant les vacances.

Tout notre personnel est retourné dans le corps enseignant, car il n’y avait pas moyen de les payer convenablement. C’est le résultat de la crise économique sur mon travail ici à Mahagi.

Si jamais quelqu’un pouvait nous dépanner, nous pourrions continuer notre animation des jeunes à Aru et à Mahagi.
On peut virer au compte :

Stelimo, Tulpinstraat 75, 3500 Hasselt
IBAN : BE 71 4569 5241 8169
BIC : KREDBEBB
Avec la mention : Pour p. Yvo Wellens- projet Jeunesse et Sida
(Vous pouvez demander un certificat fiscal).

Nous avons commencé une nouvelle année et nous voulons vous remercier pour toute aide reçue pendant les années écoulées. Que Dieu vous bénisse.

P.Yvo Wellens
P.O.B. 218
ARUA /Uganda
 

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