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L A V I G E R I E . be

DIALOGUE & RENCONTRE - DECEMBRE 2016.

jeudi 1er décembre 2016 par G.Verbist, mafr.

L’année jubilaire de la Réforme protestante et le pape

Voici un texte de l’évêque de Liège, Mgr. Jean-Pierre Delville, texte travaillé par Jan Lenssen, mafr.

Convient-il que les catholiques s’associent à ce jubilé et convient-il que le pape fasse le déplacement en Suède pour inaugurer ce jubilé ?

Le pape a donné une réponse en disant : qu’on célébrait à la fois une repentance, une action de grâces et un engagement à témoigner.

L’objectif est donc de rendre grâce pour les dons de la réforme et de demander pardon pour la division perpétuée par les chrétiens.

Luther s’est élevé contre certains aspects de l’Eglise de son temps. Chaque chose avait plusieurs sens…. Ainsi chaque passage de la Bible pouvait être interprété traditionnellement de quatre façons différentes. Cela entraînait une grande complexité... A cela s’ajouta la découverte de l’Afrique et de l’Amérique. Cela procura un vertige culturel. Le culte exagéré des reliques et la corruption font un peu partie de ce vertige.

Une rupture était nécessaire. Il fallait quelqu’un qui l’utilise de manière radicale. C’est ce que fit Luther en affirmant que l’Ecriture n’a qu’un seul sens, celui qui relève de l’intention du Christ. Sur cette base l’Eglise romaine fit sa propre réforme lors du Concile de Trente à partir de 1545.

La Réforme de Luther fut un choc salutaire, même s’il occasionna des traumatismes. Aujourd’hui encore, l’ Église a besoin d’une réforme, c’est ce que le pape François promeut, mais en évitant des ruptures : il veut une réforme marquée par la miséricorde et la fraternité.

C’est pourquoi il a décidé d’être le premier pèlerin de l’année jubilaire de la Réforme et de nous interpeller tous sur un engagement pour réformer notre Église et notre monde. ( 31.10.16.)

« Une communion des différences réconciliées »

Le cardinal Kasper a présenté le concert qui a eu lieu le 16 novembre 2016 à Trente, dans le contexte d’une rencontre œcuménique pour les 500 ans de la Réforme. Il s’est tenu dans l’église Sainte-Marie-Majeure qui à l’époque du Concile de Trente a été le siège des discussions théologiques qui ont conduit à la division des Églises.

« Nous avons fait des pas importants pour apprendre à jouer ensemble », a dit le cardinal, en filant la métaphore musicale, même si « la cacophonie du passé ne peut pas aujourd’hui être transformée en une symphonie harmonieuse ».

La recherche théologique et le dialogue œcuménique, a dit le cardinal Kasper, ont marqué un « tournant dans la compréhension de la figure de Luther ». « Diabolisé pendant des siècles, Luther est maintenant considéré comme un homme religieux, un témoin du Christ qui ne voulait pas construire une église réformée, mais voulait commencer une réforme, un renouvellement évangélique de toute l’Église. Aujourd’hui nous parlons d’une nouvelle évangélisation ».

Il a évoqué le document commun sur la doctrine de la justification représentant « une étape importante » dans les relations des deux Églises.

Un autre document est en élaboration sur « Église, Eucharistie et Ministère ».

« Le concert symphonique continue, et comme une symphonie il se joue à plusieurs temps » a-t-il résumé.

(CEI 17/11/16)
 

Le regard bouleversé

- Avant, il existait les catholiques d’un côté et, de l’autre, les non-croyants, les infidèles, les païens : deux mondes différents.

Le Pape Jean XXIII et, avec lui le Concile Vatican II, bouleverse le regard. Il existe aussi des hommes de bonne volonté.
Le Concile Vatican II déclarera cela en deux textes significatifs :

  • 1/ Dignitatis humanae, qui reconnaît la liberté de conscience comme un droit fondamental de l’homme (D.H. n° 2 et n° 7)
  • 2/ Nostra aetate (N.A. N° 3 et 5)

- Après le Concile :

  • Assise (27 octobre 1986) est un événement symbolique de première importance sur le chemin du dialogue.
  • Aussi la visite de Jean-Paul II à la mosquée des Omeyyades à Damas en Syrie.
  • Redemptoris Missio de Jean-Paul II, au n°1O.

Qu’est-ce qui dérange alors ?

L’islam cherche « à imposer son mode de fonctionnement aux autres ! »

Le fond de l’affaire = nous parlons de l’islam comme d’un bloc identitaire fort. Ceci est une véritable erreur.

Au point de vue démographique, avec l’évolution le taux de fécondité baisse régulièrement. En Indonésie (le plus grand pays musulman) il est de 2,05
enfants par personne ; en Iran aujourd’hui 1,7 ; en Turquie 2,18 enfants par femme. La plus grande fécondité est pour le moment le fait de l’Afrique subsaharienne et elle n’est pas le propre des musulmans.

La difficulté est-elle d’ordre communautaire ? La pratique religieuse musulmane est plus importante que la pratique religieuse catholique (23 % contre 5 %). Si nous sommes complexés, le problème est en nous et, au lieu de se plaindre des autres, il convient de se convertir. L’islam nous apparaît vigoureux, parce que nous sommes pessimistes sur notre propre vigueur ; le vrai problème est en nous : que faisons-nous pour étancher la soif spirituelle de notre temps ?

Le problème est celui de la possibilité d’ouvrir un réel dialogue avec des musulmans (qui sont nos voisins, au travail, ...)
Le problème est celui du multiculturalisme.
Le problème est celui de la possibilité ou non de faire societé avec les musulmans.

Nous parlons souvent de musulmans comme d’un bloc identitaire fort. Ceci est une erreur.

« Les musulmans » cela laisse croire que tous les musulmans forment un groupe uni face aux non-musulmans. C’est passer sous silence la diversité des communautés musulmanes.

Le terme « islam moderne » (progressiste) est un vieux réflexe colonial, est sous-entendue l’idée que l’islam serait par nature arriéré, voire barbare.

La référence à « un islam universaliste ». Toute religion est universaliste.

« Islam modéré » modéré par rapport à quoi ? Chacun a droit d’exercer sa religion à sa façon, à condition de respecter les libertés fondamentales d’autrui.

Notre Groupe (Groupe de réflexion de Pax Christi) opte pour le terme d’islam belge, de belgo-musulmans.

Par ce terme n’est porté aucun jugement sur la façon de vivre et pratiquer sa religion. Une référence au territoire est nécessaire. Tout comme nous acceptons la dénomination « chrétiens d’Orient », nous parlons de belgo-musulmans qui renvoie à la dimension migratoire de l’islam. Nous espérons qu’un jour ils seront qualifiés de belges « tout court ».

(Bulletin El kalima n° 107 – 2015)
 

« Le dialogue avec le monde dans lequel nous sommes appelés à être missionnaires aujourd’hui ne sera productif que dans la mesure où nous approchons ce monde avec respect, en posant sur lui un regard positif qui relève.... partir sur « du positif  », même quand on doit gérer « du négatif »...... la vérité sera toujours précédée par la charité et le tout dans le but de mieux construire. »

(Stanley Lubungo, Supérieur général, in P.E. N° 1074.)
 

Les statistiques de l’Église Catholique.

A l’occasion de la Journée missionnaire mondiale (le 23.10.16) l’Agence Fides présentait un certain nombre de statistiques, mis à jour au 31 décembre 2014.

Population mondiale 7.110.739.OOO
Nombre de catholiques 1.272.281.OOO 17,77 % de la population.
Evêques diocésains 3.992
religieux 1.245
Prêtres diocésains 281.297
religieux 134.495
Diacres permanents 44.566
Religieux non-prêtres 54.559
Religieuses 682.729
Catéchistes 3.264.768
  G.Verbist, mafr.

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