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L A V I G E R I E . be
Algérie

Le sens de nos rencontres.

lundi 30 novembre 2015 par Jan Heuft, Webmaster

Il est plus facile de partir tous les jours à n’importe quel travail que d’assurer quotidiennement une permanence dans un lieu d’accueil et d’écoute. Lorsqu’on se rend au travail on produit quelque chose, on se sent utile. Quand on fait l’accueil et l’écoute on reçoit l’autre avec ses réussites et ses échecs. On est là dans le respect de l’autre, sans se mettre à sa place, sans pouvoir résoudre son problème, mais plutôt être l’outil qui permet à cette personne, en face de soi de se remettre debout, de se prendre en charge, de lui donner le courage d’être lui-même !

Etre souriant, être accueillant, à n’importe quel moment de la journée, n’est pas une mince affaire ! C’est pourtant notre première raison d’être là où nous nous trouvons. C’est aussi notre rôle dans nos visites sur le terrain, dans les habitations, dans les hôpitaux et dans les prisons. Lorsque nous visitons un ex- migrant algérien, paralysé à vie, nous rentrons chez lui en chantant, en blaguant. Dernièrement il s’est marié, certaines amis autour de nous, ont désapprouvé ce mariage, Nous nous avons applaudi, parce que les deux nouveaux mariés ont voulu faire sauter tous les obstacles et donner sens à leur vie ensemble. Ce qui rejoint la « phrase pilote » de l’évêque d’Oran : « Je veux vivre et donner envie de vivre aux autres ! »

Lorsque notre amie subsaharienne ne voulait plus se faire soigner, ne voulait plus continuer son séjour à l’hôpital, voulait tout simplement renter chez elle pour mourir, nous allions tous les jours pour la faire rire, pour lui faire sentir qu’elle n’était pas seule dans ce monde, que nous l’aimions. C’est cela qui lui a permis de reprendre goût à la vie. Lorsque nous rentrions pour la première fois dans une classe de jeunes sourds à El Harrach, c’est le regard de ces jeunes handicapés qui nous a bouleversés. Un regard disant : « Fais quelque chose pour nous, fais nous vivre ! »

C’est cela le sens de notre accueil journalier. Etre assis là en attendant que quelqu’un vienne ! Parfois personne, parfois une, deux, mais parfois aussi 18 à 30 personnes. Etre là, utile ou inutile, ce n’est pas important.

Ce qui est important c’est d’être là, ce qui me transforme et qui le transforme.

  Alger, le 28 novembre 2015
Frère Jan Heuft, pb

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