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L A V I G E R I E . be

Lignes de fracture N°99 Breuklijnen

Janvier - Januari 2016
dimanche 31 janvier 2016 par Jef Vleugels

 MIGRANTS ET REFUGIES

Les messages de paix du pape et de l’archevêque de Cantorbéry

  Dans son message, le pape François recense des pistes pour lutter contre la « mondialisation de l’indifférence », un des fils rouges de son pontificat. Le Dr Justin Welby, primat de l’Église anglicane, centre son message sur la tradition d’accueil et d’hospitalité du Royaume-Uni, principale destination des candidats à l’exil.

« Dieu ne promet pas de changements magiques, il n’utilise pas de baguette magique », a lancé le pape François lors de l’Angélus de ce 1er janvier 2016 devant 60 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre, rassemblés autour du sapin et de la crèche géante. Mais, a poursuivi le pape, « il aime changer la réalité de l’intérieur, avec patience et amour, il demande à entrer dans notre vie avec délicatesse, comme la pluie dans la terre, afin de porter du fruit ».

« L’ennemie de la paix n’est pas seulement la guerre, mais aussi l’indifférence qui fait penser seulement à soi-même et crée des barrières, des méfiances, des peurs et des fermetures », a encore relevé le pape, renouant là avec un thème qu’il ne cesse de développer depuis le début de son pontificat.

« Gagne sur l’indifférence et remporte la paix ! » C’était d’ailleurs le thème retenu pour cette 49e journée mondiale de la Paix, fêtée chaque 1er janvier. Dans son message qui avait été présenté le 15 décembre dernier en salle de presse du Saint-Siège, le pape François recense ainsi quelques pistes pour lutter contre « la mondialisation de l’indifférence », une « menace pour la famille humaine » qu’il avait dénoncée pour la première fois à l’été 2013 lors sa visite auprès des réfugiés à Lampedusa.

Dans ce texte porteur d’espoir de 23 pages le pape dénonce une indifférence globalisée envers Dieu et les hommes qui menace la stabilité de la planète, et invite à garder des raisons d’espérer en développant la solidarité et la miséricorde.

À cet égard, le pape salue la COP21, la conférence de Paris dont il avait souligné déjà les résultats peu après sa clôture. Les objectifs de développement durable retenus par les Nations unies pour l’horizon 2030 l’aident à « croire en la capacité de l’humanité à agir ensemble, en solidarité ».

La crise des migrants est également au cœur du message délivré par Justin Welby, archevêque de Cantorbéry sur les ondes de la BBC, le 1er janvier. Le primat de l’Église anglicane rapporte sa rencontre, dans une école de son diocèse, avec un garçon de 14 ans qui a dû fuir son pays d’origine en Afrique du Nord, échappant de justesse à un enlèvement. « Cette école représente le meilleur de ce que nous pouvons faire dans ce pays, souligne-t-il. Elle accueille, aime, sert, enseigne, fournit aux gens tout ce dont ils ont besoin et se montre à la hauteur de notre longue tradition de chaleur et d’hospitalité. »

Alors que le Royaume-Uni est l’une des premières destinations pour les dizaines de milliers de candidats à l’exil qui traversent chaque année la Méditerranée, le Dr Welby rappelle à ses auditeurs que Jésus lui-même « était un réfugié ». Avant de souligner : « L’hospitalité et l’amour sont les armes les plus redoutables contre la haine et l’extrémisme. »

Samuel Lieven, avec Sébastien Maillard (à Rome)
 
“La stratégie de Daech, c’est aussi de dresser les gens les uns contre les autres, en faisant notamment en sorte que la population européenne soit de plus en plus hostile aux musulmans.”
François Gemenne, chercheur en sciences politiques
 

“Een vluchteling is niet langer een gelijke” of de sluipmoord op een idee

“Veel, zo niet alles wat de Europese Unie uniek maakte, komt op de helling. Landen worden weer forten, die zich achter ijzeren gordijnen van de wereld afsluiten. De open society van gelijken wordt ondermijnd en ingeruild voor kortzichtig revanchisme van naties. Een vluchteling die achter staaldraad wordt neergepoot, muteert van medemens tot migrant, vreemdeling, indringer, net-geen-crimineel. Hij is niet langer een gelijke en daarmee is hij het meest waardevolle in zijn schamele bagage kwijt. Hij wordt een tweederangsmens. Een kos-tenpost ook, iemand die je zonder veel wroeging geld en juwelen afhandig kunt maken.

Gelijkheid is een fragiel, kwetsbaar bouwwerk. Meer dan tweeduizend jaar hebben we er over gedaan om het in wetteksten, grondrechten en verdragen te verankeren en (een beetje) afdwingbaar te maken. En of we daar onze tijd voor namen. Zelfs in het verlichte Frankrijk kregen de vrouwen pas in 1946 algemeen stemrecht. In België was het wachten tot 1948. Nog een illustratie dat je gelijkheid nooit cadeau krijgt, zelfs niet in deze ‘vrouwvriendelijke’ con-treien. Gelijkheid is een dwarse uitvinding die zich niet neerlegt bij de ongelijke werkelijkheid, ze durft te breken met de evidenties van tradities. Zo wordt een andere orde der dingen denkbaar. Privilegies, standen en hiërarchie hoeven geen fataliteiten te zijn en nog minder een natuurwet, laat staan een beschikking van een bovennatuurlijk elders. De uitvinding van ge-lijkheid was het begin van een odyssee, die nooit haar bestemming zal bereiken, maar die wel – na eindeloos veel kruistochten, koloniale rooftochten en genociden – regimes en mensenle-vens ten goede veranderde en een beetje beschaving bijbracht.

Maar altijd is er het gevaar van de terugval. Steeds opnieuw duikt een nieuwe elite op die op haar beurt privilegies, zelfverklaarde superioriteit en hiërarchisch mensbeeld in wetten en economische dogma’s afschermt voor tegenspraak en indringers.”

Paul Goossens, Eurojournalist, in De Standaard van 23-24 januari 2016 (partim)
 
Qu’il soit chrétien ou musulman, tout réfugié est avant tout un individu cherchant la sécurité.
Anne-Claire Orban, in Signes des Temps, nov-déc. 2015
 

Samenleven met vluchtelingen en migranten, onze broeders en zusters.
Verklaring van de bisschoppen van België
(enkele citaten)

“Onze eerste zorg zal altijd onthaal zijn, ongeacht de persoon die aanklopt. Dat is de opdracht die wij ontvangen vanuit het Evangelie. Onze eerste aandacht zal altijd de waardig-heid van de persoon zijn die voor ons staat en die ons zegt : ‘Wij zijn broeders en zusters van elkaar.’ Op dit punt kunnen wij als Kerk niet wijken. Nooit kunnen onze eerste vragen uit-monden in voorwaarden die andere beangstigen of die uit angst voorkomen. Er kan geen spraak zijn van een ‘muur’ tussen de andere en mij, ook al verschillen we op bepaalde punten.”

Kritische vragen

“In verband met de gesloten centra – detentiecentra – stellen wij de vraag : heeft een samenleving het recht mensen van hun vrijheid te beroven omdat hun asielaanvraag nog han-gende is of omdat ze geen officiële documenten kunnen voorleggen ? Zijn mensen zonder gel-dige documenten, ook na een grondige screening, dan criminelen of een gevaar voor de sa-menleving ?”
/…/
Moeten we de vraag niet stellen of het wel wenselijk is dat een land migranten aantrekt en uitnodigt omdat ze, soms zelfs tijdelijk, economisch interessant en vooral nuttig zijn ? Men kan zich afvragen of het gewettigd is dat in een algemene migratiepolitiek mensen ‘gewogen’ en geselecteerd worden op basis van hun materiële nut voor ons land ? Hoogopgeleide mi-granten uit derdewereldlanden aantrekken betekent vaak een verarming voor het thuisland. Heeft alleen de mens die een economische meerwaarde betekent voor ons land, echt waarde ?

(Pastoralia n° 10, december 2015)
 

“Je kunt de democratie niet beschermen door ze af te schaffen.”

Walter Zinzen, in DS Weekblad nr 223 van 28 november 2015
 

Les Eglises en première ligne de l’intégration

COMECE-CEC-CCME communiqué de presse conjoint


L’accueil des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés est un défi urgent, en particulier pour les États membres ayant une frontière extérieure à l’UE. La crise s’est intensifiée dramatiquement au cours de l’été 2015, faisant remonter la migration au plus haut de l’agenda politique de l’UE.

La disponibilité des pouvoirs publics et l’hospitalité de nombreuses Eglises chrétiennes et communautés religieuses à travers l’Europe sont des signes encourageants. Dans leur travail quotidien, les Églises ont contribué de façon significative à l’intégration des nouveaux arrivants. Leurs actions concernent à la fois les migrants et les réfugiés mais aussi les sociétés d’accueil.

Le plus grand défi, cependant, est l’intégration à long terme des migrants et des réfugiés dans les sociétés d’accueil et sur les marchés du travail. Nous serons tous confrontés à ce défi au sein de l’Union européenne dans les années à venir. Pour le relever, nous aurons besoin d’objectifs politiques clairs, d’une réponse coordonnée mais aussi concertée de la part des migrants et des sociétés européennes. Une coopération étroite entre les autorités publiques à tous les niveaux, la société civile et les Eglises et communautés religieuses permettra de répondre plus efficacement à la crise.

Les participants au séminaire de dialogue ont présenté un certain nombre de modèles d’intégration, souvent basés sur la longue expérience des Eglises dans l’accueil des migrants et des réfugiés en Europe. Ils ont également discuté de cas d’intégration réussie, et ont échangé des idées sur la façon de cultiver une image publique plus positive de tous les migrants et réfugiés en Europe.

Tous les participants ont souligné l’aspect personnel et humain de la crise actuelle : cette crise n’est pas une question de statistiques ou encore d’économie, mais bien une question de dignité humaine et de bien commun. Ils ont également noté que les Eglises en Europe sont souvent le premier et le plus important point de contact pour les migrants et les réfugiés. Grâce aux communautés chrétiennes, les nouveaux arrivants trouvent le soutien dont ils ont besoin pour entamer leur adaptation à leur nouvelle société. Les participants se sont engagés à fournir un espace de rencontre entre les migrants et les réfugiés et les sociétés d’accueil, ainsi qu’un espace pour aborder les craintes des communautés d’accueil

COMECE, the Commission of the Bishops’ Conferences of the European Community, is made up of Bishops delegated by the Catholic Bishops’ Conferences of the 28 Member States of the European Union. In accordance with its Mission as defined in its Statutes, COMECE monitors the political process of the European Union in all areas of interest to the Church.

The Conference of European Churches (CEC) is a fellowship of some 114 Orthodox, Protestant, Anglican and Old Catholic Churches from all countries of Europe, plus 40 national council of churches and organisations in partnership. CEC was founded in 1959. It has offices in Brussels and Strasbourg.

The Churches’ Commission for Migrants in Europe (CCME) is the ecumenical agency on migration and integration, asylum and refugees, and against racism and discrimination in Europe. Members are Anglican, Orthodox and Protestant Churches and Councils of Churches as well as church-related agencies in presently 18 European countries. CCME cooperates with the Conference of European Churches and the World Council of Churches.

COMECE PRESS 2-12-2015
 

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